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#51 Re : Entraide (collège-lycée) » Les nombres décimaux » 21-11-2011 18:18:31
Au temps pour moi ! J'avais cru me souvenir que c'était la définition qu'on m'avait donné au collège, mais je crois que je me suis trompé.
#52 Re : Entraide (collège-lycée) » Les nombres décimaux » 18-11-2011 00:50:02
Salut,
Je vais être mordant sur ce coup : la définition officielle est la définition citée par Yoshi, a savoir que la partie décimale d'un nombre c'est "le nombre a droite de la virgule", mais la définition officielle a tort.
Certes, elle est vraie, comme toute définition. Mais elle a tout de même tort.
D'une part, car elle est floue. Le terme nombre peut en effet induire en erreur de nombreux élèves. Comment expliquer à des élèves de sixième que 325,5 et 325,05 n'ont pas la même partie décimale, mais que 05 et 5 représentent le même nombre ? De manière formelle, ce qu'il y a à gauche et à droite de la virgule ne sont pas des nombres mais des suites de chiffres.
De plus, les opérations mathématiques sont avec cette définition sont assez "sportives"... Quid de 325,05 + 100,5 ? J'imagine bien un élève de sixième muni de cette définition mauvaise faire comme calcul pour la partie décimale 05 + 5 = 10... au lieu de faire 0,05 + 0,5.
Enfin, cerise sur le gâteau : quelle est la partie décimale de pi ? C'est soit le nombre 0,1415... soit la suite de chiffres 1415... mais en aucun cas le nombre 1415... puisqu'un tel nombre n'existe pas. Je me demande quelle réponse aurait un élève qui poserait la question "Monsieur, la partie décimale de pi, c'est quoi comme nombre ?". Deux heures de colle ? L'obligation d'apprendre par cœur toutes les décimales de pi pour les réciter le lendemain à l'envers devant toute la classe ? "Vous êtes trop petits pour comprendre" ? "Ce n'est pas au programme" ?
Ou alors, LA réponse d'anthologie, digne de figurer dans un palmarès des pires réponses aux élèves : "le NOMBRE 1415...".
Certes, pi n'est pas un nombre décimal, mais ce n'est pas pour cela qu'il n'admet pas de partie décimale : sa partie décimale est simplement infinie. D'ailleurs, pi est au programme des écoles, lorsque l'on voit les formules de calcul des aires.
Le problème peut être résolu complètement en parlant de suites de chiffres au lieu de nombre. Par exemple, la partie décimale de 325,45 ne serait pas "quarante-cinq" mais "zéro suivi de cinq", de même que 325,05 n'aurait pas pour partie décimale "cinq" mais "zéro cinq". Les élèves de sixième manipulant tous les jours des numéros de téléphones qui ne sont rien d'autre que des suites de chiffres, cette définition ne poserait aucun problème pour eux. Et ils comprendraient que 05 et 5 ne sont pas la même partie décimale, de même qu'ils comprennent que 0476131313 et 476131313 ne sont pas le même numéro de téléphone.
Mais bon, changer la définition n'est qu'une solution temporaire, qui ne résoudra pas les problèmes de fond. Après tout, ce n'est qu'une définition, c'est à dire la suite de mots écrite à droite des ":" - "partie décimale" étant écrite à gauche - qu'il faut encadrer en rouge sur le cahier de mathématiques, sous peine de recevoir 4 heures de colle, mais surtout par comprendre car "ça sert à rien, c'est pas noté".
La vraie solution consisterait plutôt à déboulonner ceux qui font de telles définitions stupides.
Signé : le cancre de sixième qui s'est pris une retenue car il n'a pas encadré en rouge une définition dans son cahier de maths, sur la mauvaise pente d'après sa prof de français...
#53 Re : Entraide (supérieur) » Equations Différentielles Ordinaires » 17-11-2011 23:43:13
[tex]\frac{y'}{y²}[/tex] = [tex]\frac{1}{x}[/tex].
Salut,
C'est une équation à variables séparées. L'étape suivante consiste à réécrire cette équation comme suit :
[tex]\frac{dy}{y²}[/tex] = [tex]\frac{dx}{x}[/tex]
Ensuite, il n'y a plus qu'à intégrer de chaque côté.
Voir ici pour plus d'informations : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9par … ordinaires
#54 Re : Entraide (supérieur) » Règle de calcul des sommes » 16-11-2011 18:47:20
Salut,
Ce sujet est déjà, sous diverses formes, revenu des centaines, voire des milliers de fois. Et comme le serpent se mord la queue, chaque fois que le sujet revient, une bonne âme donne un lien vers le sujet précédent où ce sujet a déjà été abordé. En l’occurrence, ici : http://www.bibmath.net/forums/viewtopic.php?pid=33170
Seulement, le problème, c'est que comme pour les sommes infinies, qui ont des termes jusqu'au bout, ici, il y a des sujets jusqu'au bout.....
#55 Re : Entraide (supérieur) » Question existencielle : DSE/DL » 14-11-2011 15:56:14
(Effectivement, je n'ai jamais entendu parler d'analyse complexe!)
C'est franchement dommage. Car en faisant un développement en série de Laurent de la fonction dont je t'ai parlée, on voit immédiatement pourquoi elle n'admet pas de développement en série entière centré en 0.
Je te laisse ceci en exercice : faire un développement en série de Laurent de la fonction dont je t'ai parlé. Deux indications pour t'aider : on obtient de développement en composant le développement en série entière de la fonction exponentielle et la fonction [tex]f(x) = - \frac{1}{x^2}[/tex].
Au passage, même si la fonction de R dans R [tex]f(x) = e^{- \frac{1}{x^2}}[/tex] est [tex]C^{\infty}[/tex] en 0, la fonction de C dans C [tex]f(x) = e^{- \frac{1}{x^2}}[/tex] n'est même pas continue en 0. En effet, la limite de cette fonction en 0 n'est pas la même lorsque l'on tend vers 0 en passant par l'axe des réels et lorsque l'on tend par l'axe des imaginaires purs.-
Je poste tel quel pour l'instant. Si tu as du mal à voir ce que j'essaie de dire, je donnerai plus de détails.
#56 Re : Entraide (supérieur) » Question existencielle : DSE/DL » 11-11-2011 18:26:45
Mais cependant, parfois on demande des développements en série entière en 0 par exemple, cela revient donc à un DL!
Non.
Un développement en série entière est certes "centré" en un point particulier, mais n'en reste pas moins un développement global valable en tout point situé à l'intérieur du rayon de convergence. Par contre, un DL en 0 ne sera, lui, valable qu'aux alentours de 0.
La confusion que tu fais entre les deux est classique et s'explique aisément par les raisons suivantes :
1/ Toute fonction admettant un développement en série entière est de classe [tex]C^{\infty}[/tex] à l'intérieur de son rayon de convergence, et donc admet en tout point de son rayon de convergence un développement limité.
2/ Dans ce cas, le développement en série entière et le développement limités sont identiques.
Par contre, il ne faut pas confondre les deux car, même si toutes les fonctions de classe [tex]C^{\infty}[/tex] admettent un développement limité, elle n'admettent pas nécessairement un développement en série entière. Un contre-exemple célèbre est la fonction [tex]f(x) = e^{- \frac{1}{x^2}}[/tex], prolongée par continuité en 0, qui est de classe [tex]C^{\infty}[/tex] sur R tout entier, et qui admet donc un développement limité en tout point de R. Le développement limité de cette fonction en 0 a tous ses termes nuls, et d'ailleurs le tracé de la fonction est particulièrement "plat" en 0. Par contre, elle n'admet pas de développement en série entière car un tel développement en série entière aurait tous ses termes nuls, et la fonction n'est pas nulle. Y compris par ailleurs si l'on centre le développement en série entière en un autre point que 0.
On pourrait en dire beaucoup plus sur le sujet, mais il faudrait parler d'analyse complexe, et je ne suis pas sûr qu'elle soit à ton programme.
EDIT : Grillé par Fred.
#57 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Encore des prisonniers » 03-11-2011 16:08:54
C'est le garde qui choisit quel chapeau va du groupe A au groupe B.
Est-ce que tu pourrais détailler ta solution, je n'ai pas compris ce que codait Vrai la première fois (tu parles de parité, et de 0,1,2,3...).
A bon avis, c'est une sorte de code binaire qui est employé.
#58 Re : Entraide (collège-lycée) » tangente à une courbe sans les dérivée » 03-11-2011 15:34:20
Bonjour,
de cette façon on élimine la possibilité que la droite soit une sécante de la parabole
Trois choses me gênent dans ce que tu dis :
1/ Existe t-il forcément une tangente en 0 ? Exemple : f(x) = abs(x) n'a pas de tangente en 0.
2/ Pourquoi l'un exclurait-il l'autre ? Prends par exemple la tangente en 0 de la fonction f définie par f(x) = x^3.
3/ Imagine une fonction en forme de "bosses de chameau" et une droite qui est tangente aux deux bosses. Il y a dans ce cas deux points d'intersection.
Notons que je n'ai pas pris là de fonctions particulièrement tordues et que l'on trouve fréquemment des exemples de ces cas dans le monde réel.
Cependant, ton raisonnement est malgré tout presque juste, il manque juste quelques résultats mathématiques, hélas pas à ton programme (mais que je vais quand même détailler ici).
Un des problèmes, c'est que la dérivée et le contact (c'est le nom de la relation mathématique qui lie la tangente et la courbe à laquelle elle est tangente) sont des propriétés locales : ce qui se passe aux alentours d'un point est indépendant de ce qui se passe ailleurs. On voit bien ce problème dans le point 4 : un découpage habile de la courbe autour des bosses nous ramène à une fonction "sympa".
Le point important ici, c'est que la fonction traitée ici est convexe ou concave et dérivable partout.
D'un côté, je n'arrive pas à trouver de contre-exemple probant, de l'autre, je n'arrive pas à montrer rigoureusement que cela fonctionne. Je reviens plus tard : cette question est vraiment beaucoup plus difficile qu'il n'y parait... en tout cas, ce n'est absolument pas une question stupide, bien au contraire !
#59 Re : Cryptographie » Les codes commerciaux et le télégramme Panizzardi » 15-10-2011 18:57:30
Salut,
Bravo pour cet article historique ! J'adore vraiment l'histoire du chiffrement.
#60 Re : Entraide (collège-lycée) » Limite d'une fonction. » 11-09-2011 11:09:18
Bonjour Thadrien.
J'entendais par'ça ne veut rien dire" qu'un bon résultat ne garantit surtout pas un bon raisonnement.Je suis soulagé!
Je te remercie infiniment.
On est entièrement d'accord sur ce dernier point !
A bientôt.
#61 Re : Entraide (collège-lycée) » Continuité. » 10-09-2011 09:03:11
Salut,
Il n'y a pas vraiment besoin de microscope électronique pour voir le problème, car le tracé de cette fonction comporte deux droites, une d'équation y = 0 et l'autre d'équation y = x, ayant chacun des trous de telle sorte que f(x) n'ait qu'une seule valeur pour chaque x. Sans microscope, on ne voit certes pas les trous, mais on voit immédiatement qu'il y a un problème.
Le point essentiel, c'est qu'il ne faut pas confondre :
- Le tracé au sens mathématique du terme : l'ensemble des points (x,f(y)).
- La chose qui sort de l'imprimante, qui n'est qu'une approximation du premier.
En l’occurrence, si un ordinateur traçait la courbe de la fonction en question, il montrerait seulement la droite d'équation y = x, vu qu'un ordinateur ne sait manipuler que des nombres rationnels. Sauf en calcul symbolique, mais là, c'est encore un autre problème.
#62 Re : Entraide (collège-lycée) » Limite d'une fonction. » 10-09-2011 08:51:32
Salut,
1/ Il n'y a pas un seul réel A qui vérifie cette condition, il y en a une infinité. Ce n'est donc pas le réel A mais un réel A, n'importe lequel. C'est d'ailleurs ce qui importe pour l'usage de la définition.
2/ [tex]A = \sqrt[4]{B}[/tex] convient, vu que [tex]2 x^3 + 1 > 0[/tex]. Cependant la valeur que tu proposes convient aussi.
3/ Avec [tex]B = 10^6[/tex], [tex]A = 10^{\frac{3}{2}}[/tex] convient.
4/ Que veux-tu dire par "ça ne veut rien dire" ? Car, à part quelques détails, cela m'a l'air plutôt bon.
#63 Re : Cryptographie » Evaluation programme de codage » 02-09-2011 12:20:32
@thadrien.
Tu vois, qu'il veuille tester la méthode de cryptographie de son cru, n'est pas notre problème...
Pourquoi a-t-il inventer une méthode ?
Pour lui servir personnellement ? Pour la commercialiser ?
Moi je répondrais simplement pour son plaisir personnel, pourquoi non ? L'art pour l'art est une conception des mathématiques que je partage...
[...]
Toujours cet aspect utilitaire, matérialiste : et ça va me servir à quoi ?
A quoi m'a servi d'écrire ce logiciel ? A rien ! Pourtant, je suis content d'avoir relevé le défi... Et ce serait à refaire que je le referais encore... C'est tout dire !Donc notre ami a inventé un système de cryptographie et il compte sur nous pour tester sa validité.
Pourquoi pas ?
Salut,
Désolé de répondre aussi tardivement, j'ai eu beaucoup de choses à faire en ce moment.
Je précise mon propos : autant, si il s'agit d'un pur défi, pour la connaissance, pour l'esprit humain, etc..., alors, j'adhère totalement à la démarche. Je suis en ce sens totalement d'accord avec toi.
Autant, et c'est visiblement le cas de notre ami, si c'est pour une application concrète, alors, c'est vraiment risqué si l'on n'est pas un spécialiste des domaines concernés.
Cependant, l'un n'exclut pas l'autre : on peut très bien coder un logiciel de chiffrement, pour le fun, et utiliser PGP pour ses données sensibles. L'erreur à mon sens consiste à vouloir faire les deux à la fois : le fun risque de devenir un peu moins fun une fois les ennuis arrivés.
Ce qui me fait le plus peur dans tout ça, ce ne sont non pas les problèmes de confidentialité, mais que le logiciel comporte un bug qui empêche d'accéder aux données de départ. Imagine que tu perdes les bulletins de notes de tes élèves. Tu fais comment ? Tu leur demande de ramener tous leurs contrôles et tu mets 0 à ceux qui ne le rapportent pas ? Belle bagarre en vue, et si tu dois ensuite en faire redoubler, les commissions d'appel vont être vraiment sportives.
Mon conseil : utilises GPG. En plus, tu n'auras pas le problème épineux de la distribution des clefs.
En plus, les macros Excel ont un deux tares que n'a pas GPG :
1/ Elles ne fonctionnent que sous Excel. Donc, pas sous Linux.
2/ Activer les macros Excel est le meilleur moyen de se prendre un virus de gamin. Les désactiver est meilleur pour la sécurité.
#64 Re : Cryptographie » Evaluation programme de codage » 25-08-2011 21:28:00
Il s’agit d’un outil informatique de cryptage, utilisable sous un tableur connu.
Bonjour,
Cette indication, sans plus de précisions, ne nous donne AUCUNE indication sur la nature du chiffrement employé, vu que :
1/ Tous les tableurs connus ont un langage de macros.
2/ Tous les langages informatiques sont équivalents entre eux. On peut même le démontrer mathématiquement.
Maintenant, pour juger de la solidité de ton machin, il me faudrait beaucoup plus d'indications et surtout beaucoup plus de temps. Pourquoi ne pas tout simplement utiliser AES ou un autre algorithme connu, ce qui a l'avantage de ne pas avoir à refaire la recherche des failles potentielles, vu qu'elle a déjà été faite. Je ne me permets pas de douter de tes capacités mais, franchement, un individu face à TOUTE la communauté des cryptanalystes, dont lui-même, ne peut pas faire le poids. D'autant plus que l'individu (je parle de manière générale) à souvent un métier à côté, alors que les cryptanalystes professionnels, eux, font cela toute la journée et sont payés pour car, justement, c'est leur métier ?
Et puis, chiffrer est une chose, le faire intelligemment en est une autre. En effet, la CIA et autre ont d'autres moyens, y compris la torture, pour faire cracher aux gens les clefs. Cette page résume bien le problème : http://xkcd.com/538/ Et lorsque tu envoies par le web un message chiffré, tu envoies à tous ceux qui voient le message une indication souvent encore plus précieuse que le message lui-même : "il y a quelque chose de caché dans ce message". Alors que le même message non chiffré passera dans la masse. Extra bonus si tu chiffre seulement les messages "importants".
Enfin, il y a les faiblesses d'implémentation des algorithmes de chiffrement. Un exemple classique (mais il y en a hélas des tas d'autres !) et le swapping utilisé par les systèmes d'exploitations. Le simple fait de stocker la clef dans une variable t'expose au risque qu'elle finisse stockée dans la mémoire swap, pour un temps indéterminé. Et tester toutes les positions possibles du disque dur pour trouver la clef, ça ne prend pas beaucoup de temps...
Je ne cherche absolument pas à te décourager, bien au contraire, mais il faut que tu te poses les bonnes questions. J'en vois 4 :
1/ Quel algorithme de chiffrement utiliser ?
2/ Comment l'implanter ? En logiciel ou en matériel ?
3/ Contre quoi, qui je cherche à me protéger ? De quels moyens dispose ce quelqu'un ?
4/ L'indication comme quoi je cache quelque chose est-elle moins importance que le quelque chose à cacher ?
Perso, actuellement, mon seul usage du chiffrement, c'est sur mon ordi portable, pour me prévenir d'ennuis si on le vole. Mais en aucun cas pour me protéger du CIA/FBI et tout et tout.
A bientôt,
Hadrien
#65 Re : Café mathématique » La sensibilité est-elle d'une quelconque aide en maths? » 24-08-2011 21:13:27
Par accident, une expérience avait été menée sur un homme, un charbonnier je crois. Un jour de travail, lors d'une explosion, et s'y trouvant sans doute un peu trop prêt, cet homme fut transpercé par une barre de fer projetée très violemment, transperçant ainsi une parti du cerveau , vraisemblablement inutile à la survit puisque il resta vivant pendant encore de nombreuse années. Cependant, au fil du temps, on s’aperçût qu'il était devenu incapable de faire des choix et devenait privé de tout forme d’émotion (car le projectile avait détruit la parti du cerveau responsable de ces émotions).
Salut,
L'expérience est juste mais les conclusions sont fausses.
Ce que l'on peut conclure de cette expérience, c'est que le morceau de cerveau détruit s'occupait de la possibilité de faire des choix et des émotions. Mais, comme le dit nerosson, cela ne prouve pas que le morceau en question ne soit pas lui-même scindé en deux zones.
Ajoutons à l'aspect purement logique le fait que l'expérience n'a pas été reproduite pour des raisons évidentes. Il se peut donc très bien que le sujet en question ne soit pas représentatif.
Voilà pour l'aspect logique. Par contre, pour l'aspect philosophique, c'est là une autre paires de manches.
#66 Re : Entraide (supérieur) » Résolution particulière d'un System d'équations à cinq inconnus » 18-08-2011 20:35:00
Salut,
@yoshi : oui, c'est moi le gaffeur. Désolé. Pourtant, j'ai soigneusement vérifié en faisant "prévisualiser" avant de poster.
Maintenant, quelle est la cause exacte du bug ? Aucune idée.
#67 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Sujet pour totomn ! ... » 18-08-2011 20:32:16
Ce que je lis me semble ressembler à de la force brute. La solution n'est pas là.
Tu as entièrement raison !
Cependant, tu noteras que l'on a quand même avancé car, maintenant, on est sur et certain qu'il existe au moins une solution, tandis qu'avant, on cherchait dans le vide. Et on a une idée d'une approche permettant de la calculer.
Maintenant, comment faire le calcul de tête ? Aucune idée ! C'est pour cela que j'ai promis de réfléchir encore, mais après les révisions de partiels.
#68 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Sujet pour totomn ! ... » 17-08-2011 21:10:55
Salut,
Le raisonnement est un classique du genre :
* Il y a \(2^{10}-1=1023\) sous-ensembles non vides possibles.
* La somme des 10 nombres est comprise entre 1 et \(10*100=1000\). Il y a donc 1000 sommes possibles.
1024>1000, donc, d'après le principe des tiroirs, il y a obligatoirement deux sous-ensembles dont la somme des éléments est identique. Ils ne sont pas nécessairement disjoints, mais ce n'est pas grave, car il suffit d'enlever les éléments communs aux deux ensembles pour résoudre le problème.
Maintenant que l'on a prouvé l'existence de la solution, comment la déterminer ?
On peut procéder, par ordinateur, ainsi : on construit un tableau de 1000 cases, autant que de sommes possibles. Ensuite, on énumère les 1024 sous-ensembles possibles. Pour chaque sous-ensemble, on stocke le sous-ensemble dans la case du tableau correspondant à la somme des éléments de l'ensemble si cette dernière est vide. Si elle est déjà pleine, on retourne les deux ensembles, dont on aura au préalable retiré les éléments disjoints.
A noter que la démonstration est nécessaire à la construction de l'algorithme, ne serais-ce que pour déterminer les structures de données optimales à sa résolution.
Maintenant, comment résoudre ce problème à la main ?
On peut toujours trouver des bornes plus fines pour la somme, mais cela ne réduit qu'assez peu la taille du problème.
Je réfléchis encore à ce problème, mais plus tard.
#69 Re : Entraide (supérieur) » Résolution particulière d'un System d'équations à cinq inconnus » 15-08-2011 20:45:33
Salut,
Désolé, mais ce n'est toujours pas clair. Pourtant je fais aussi de l'électronique.
A mon avis, le problème est au niveau de la condition "tend vers [tex]+\infty[/tex]". Physiquement parlant, il est assez rare que quelque chose tende vers [tex]+\infty[/tex]. Es-tu sûr de cette condition ?
D'ailleurs :
C'est ce que j'ai remarqué aussi avec mon prof,sauf que cela à été justifié par l'auteur par le tracé de la fonction qui tend vers ysat que j'ai trouvé logique.
Ta feuille n'étant pas infinie, tu ne peux pas voir ce qu'il se passe en [tex]+\infty[/tex]. Donc, il y a vraisemblablement un problème.
Ah oui, vérifié sur Wolfram Alpha : le polynôme que tu donnes n'est pas le développement limité de la fonction que tu donnes : http://www.wolframalpha.com/input/?_=13 … cTime=true
Par contre, ça a l'air d'être le polynôme qui l'approche le mieux sur l'intervalle [-0,5 ; 0,5].
Qu'en penses-tu ?
#70 Re : Entraide (supérieur) » Résolution particulière d'un System d'équations à cinq inconnus » 14-08-2011 12:29:55
Salut,
1) La limite d'un polynôme en [tex]+\infty[/tex] ou en [tex]-\infty[/tex] est celle de son terme de plus haut degré. Une fonction polynome a donc en [tex]+\infty[/tex] ou en [tex]-\infty[/tex] seulement [tex]-\infty[/tex], 0 ou [tex]+\infty[/tex] comme limites possible. La condition [tex]\lim_{x \to -\infty} f_P(x) = -y_{sat}[/tex] est donc impossible, sauf si [tex]y_{sat} = -\infty[/tex], [tex]y_{sat} = 0[/tex] ou [tex]y_{sat} = +\infty[/tex]. Même chose pour [tex]\lim_{x \to +\infty} f_P(x) = +y_{sat}[/tex].
2) Comme arctan est une fonction impaire, tu peux supposer sans perte de généralité que [tex]\beta[/tex] est strictement positif.
3) [tex]\lim_{x \to -\infty} arctan(x) = - \frac{\pi}{2}[/tex] et [tex]\lim_{x \to +\infty} arctan(x) = \frac{\pi}{2}[/tex]. De là, tu peux déduire aisément la valeur de [tex]\alpha[/tex].
4) [tex]f_P(0) = 0[/tex] quel que soit la valeur de [tex]a_1[/tex], [tex]a_3[/tex] et [tex]a_5[/tex].
5) Les développements limités ne fonctionnent qu'en 0. Si tu veux travailler en [tex]-\infty[/tex] ou en [tex]+\infty[/tex], il te faut faire un développement asymptotique, en faisant le changement de variable [tex]h = \frac{1}{x}[/tex] et en faisant ensuite un développement limité en h.
6) Que vient faire la méthode de Newton la-dedans ?
Ce sujet est-il le sujet donné par ton prof, tel quel, ou l'as-tu formulé toi-même ? Et puis, ces équations, c'est pour quoi faire ? On te demande explicitement de les résoudre ou est-ce une étape intermédiaire dans la résolution d'un problème d'autre chose ?
A bientôt,
Hadrien
#71 Re : Entraide (supérieur) » petit probleme à résoudre » 02-08-2011 20:56:57
Salut,
@yoshi : python supporte t-il la manipulation directe de fractions ? C'est en effet le mieux pour faire des programmes qui cherchent automatiquement ce genre de solutions. Avec les vraies fractions, il n'y a pas d'arrondi.
#72 Re : Entraide (supérieur) » matrices carrées à coefficients dans (Z/(p1×p2)Z) » 24-07-2011 22:14:47
Est-ce que cela voudrait dire que toute matrice de [tex]GLr(\mathbb{Z}/p_1p_2\mathbb{Z})[/tex] se décompose de façon unique en un produit d'une matrice de [tex]GLr(\mathbb{Z}/p_1\mathbb{Z})[/tex] par une matrice de [tex]GLr(\mathbb{Z}/p_2\mathbb{Z})[/tex] ?
Non. Tu es tombé en plein dans l'erreur classique !
D'ailleurs, le produit dont tu parles n'a pas vraiment de sens. (Du moins, formulé tel quel.)
Le produit cartésien de deux ensembles A et B n'est ABSOLUMENT pas l'ensemble des produits ! C'est simplement l'ensemble des couples d'éléments (a,b) avec a dans A et b dans B. On l'appelle produit non pas parce que ses éléments sont des produits mais car [tex]card(A \times B) = card(A) \times card(B)[/tex].
Je t'invite à relire les définitions d'un produit cartésien d'ensemble et l'isomorphisme chinois.
#73 Re : Entraide (supérieur) » matrices carrées à coefficients dans (Z/(p1×p2)Z) » 24-07-2011 11:53:14
Salut,
Plus précisément, c'est l'isomorphisme des restes chinois qu'il faut utiliser.
#74 Re : Entraide (collège-lycée) » LCoefficients binomiaux. » 13-07-2011 12:13:41
Salut,
Je vais la poster dans un sujet à part, car c'est vraiment un classique, dès que j'aurai le temps.
#75 Re : Entraide (collège-lycée) » LCoefficients binomiaux. » 13-07-2011 09:34:20
Salut,
Il y a une méthode plus générale pour trouver la somme de P(n) pour n allant de 1 à N avec P un polynôme quelconque.
On cherche un polynôme Q de degré deg(Q) = deg(P) + 1 tel que P(n) = Q(n+1) - Q(n). Pour cela, on développe les membres de l'égalité précédente et on identifie les coefficients. On obtient ensuite un système linéaire qu'il suffit ensuite de résoudre.
Ensuite, la somme de P(n) pour n allant de 1 à N se simplifie en Q(N+1)-Q(1). Le résultat en découle immédiatement.
@yoshi : ta méthode est bonne aussi, mais je le trouve plus dure à retenir. Et puis, elle s'applique moins bien dans le cas plus général de la somme de polynômes.







