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#1 Re : Entraide (supérieur) » Espace stable » 03-01-2024 10:54:12
Merci pour votre réponse ! Cependant, je n'arrive pas bien à discerner la réciproque...
#2 Re : Entraide (supérieur) » Espace stable » 02-01-2024 22:20:33
Ok, donc tout d'abord on a [tex] F [/tex] stable [tex] \Rightarrow F = F_1 \oplus F_2 [/tex] avec [tex] F_1 = F \cap Ker( u - Id_E ) [/tex] et [tex] F_2 = F \cap Ker( u^2 + u + Id_E ) [/tex].
Supposons que [tex] dim Ker( u^2 + u + Id_E ) = 2 [/tex]
Nous savons que pour tout [tex]x[/tex] non nul de [tex] F_2 [/tex], [tex] Vect( x ; u(x) ) [/tex] est une famille libre de [tex]F_2[/tex].
En effet, on a [tex]u(x)[/tex] qui appartient à [tex] F_2 [/tex] car c'est un espace stable, [tex] x [/tex] et [tex] u(x) [/tex] sont indépendant car [tex]F_2[/tex] n'admet pas de valeur propre réelle ( car [tex] P(X) = X^2 + X + 1[/tex] est un polynôme annulateur de cette espace ) [/tex]
On déduit alors que [tex]Ker( u^2 + u + Id_E ) = Vect( x ; u(x) ) [/tex]
Maintenant, suppsons que [tex] dim Ker( u^2 + u + Id_E ) = 4 [/tex].
Alors il existe forcément un vecteur [tex] y [/tex] de [tex] F_2 [/tex] où la famille [tex]( x ; u(x) ; y )[/tex] est libre.
Par calcul, on montre que [tex]Vect( x ; u(x) ; y ; u(y) )[/tex] est libre
Nous savons alors que [tex] F_2 = Vect( x ; u(x) ; y ; u(y) ) = Vect( x ; u(x) ) \oplus Vect( y ; u(y) )[/tex]
J'en déduis donc que [tex] F_2 [/tex] est une somme directe d'espace stable de la frome [tex]Vect( x ; u(x) )[/tex], c'est ça ?
#3 Re : Entraide (supérieur) » Espace stable » 31-12-2023 10:27:46
Merci Mr Coste pour votre contre-exemple. Si on considère que [tex] u [/tex] admet une telle matrice dans la base canonique de [tex]\mathbb{R}^4 [/tex], on remarque que [tex] Ker( u^2 + u + Id_E ) = \mathbb{R}^4[/tex]. Il suffit de prendre l'espace [tex] Vect( e_2 , e_4 ) [/tex].
On établit facilement l'égalité [tex] Vect( e_2 , e_4 ) = Vect( e_2 , e_4 ) \cap Ker( u - Id_E ) \oplus Vect( e_2 , e_4 ) \cap Ker( u^2 + u + Id_E )[/tex] avec [tex]dim Vect( e_2 , e_4 ) \cap Ker( u^2 + u + Id_E ) = dim Vect( e_2 , e_4 ) = 2[/tex], donc paire.
Sauf que [tex]Vect( e_2 , e_4 )[/tex] n'est pas stable par [tex] u [/tex], l'implication est alors fausse.
Pour être honnête, je ne sais plus trop quoi faire...
#4 Re : Entraide (supérieur) » Espace stable » 30-12-2023 15:36:26
Je pense avoir réussi à démontrer que [tex] F [/tex] stable par [tex] u [/tex] implique [tex] F = F_1 \oplus F_2 [/tex] avec [tex]dim( F_2 )[/tex] paire.
En effet, j'ai déjà réussi à démontrer que [tex] F [/tex] stable par [tex] u \Rightarrow F = F_1 \oplus F_2 [/tex].
On sait que [tex] F _2 = F \cap Ker( u^2 + u + Id_E ) [/tex] est stable par [tex] u [/tex] car cet espace est l'intersection de deux sous-espaces stables par [tex] u [/tex].
On pose l'endomorphisme induit par [tex] u [/tex] sur [tex] F_2 [/tex] : [tex] u_R : F_2 \rightarrow F_2, x \mapsto u(x) [/tex].
On sait que [tex] F_2 [/tex] est un sous-espace de [tex] Ker( u^2 + u + Id_E ) [/tex], alors [tex] P(X) = X^2 + X + 1 [/tex] est un polynome annulateur de [tex] u_R [/tex]. Puisque [tex] P(X) [/tex] n'admet pas de racine réelle, on déduit que [tex] Sp(u_R) = \emptyset [/tex].
Alors forcément le polynôme caractéristique de [tex] u_R [/tex] est de degré pair ( car n'admet pas de racine réelle ), donc [tex] F_2 [/tex] de dimension paire.
Pour répondre à Eust_4che, j'ai montré que [tex] F_1 = F \cap Ker( u - Id_E ) [/tex] est stable par [tex] u [/tex] en prenant [tex] x \in F_1 [/tex] quelconque. On sait que [tex] u(x) = x [/tex] car [tex] x \in F_1 \subset Ker( u - Id_E ) [/tex], on déduit alors que [tex] u(x) = x \in F_1 [/tex] . On conclut alors que [tex] F_1 [/tex] est stable par u.
N'hésitez pas à me corriger si jamais, il me reste encore à montrer l'implication réciproque : [tex] F = F_1 \oplus F_2 [/tex] avec [tex] dim F_2 [/tex] paire [tex] \Rightarrow F [/tex] stable par [tex] u [/tex]. Je reviendrais vers vous si je coince à nouveau ou bien pour montrer ma résolution. Je vous remercie de vos réponses.
#5 Entraide (supérieur) » Espace stable » 29-12-2023 15:53:36
- Bivalve
- Réponses : 10
Bonjour, je coince sur l'exercice suivant :
" Soit [tex]E[/tex] un R-espace vectoriel de dimension finie et [tex]u[/tex] un endomorphisme de [tex]E[/tex] tel que [tex] u^3 = Id_E[/tex].
Décrire les sous-espaces stables de u. "
D'après le lemme des noyaux, on montre facilement que [tex]E = Ker( u - Id_E ) \oplus Ker( u^2 + u + Id_E ) [/tex]
J'ai réussi tout d'abord à montrer que [tex]F [/tex] sous-espace stable par [tex] u [/tex] implique que [tex]F = F_1 \oplus F_2 [/tex] avec [tex]F_1 = F \cap Ker( u - Id_E )[/tex] et [tex]F_2 = F \cap Ker( u^2 + u + Id_E ) [/tex].
Cependant, j'ai du mal avec l'implication réciproque. On montre aisément que [tex]F_1[/tex] est stable par [tex]u[/tex] et j'essaie de faire de même avec [tex] F_2 [/tex] mais je n'y arrive pas...
Je ne sais même pas si la réciproque est vraie, il faut peut-être arrêter le raisonnement ici.
Je vous remercie d'avance de vos réponses !
#6 Re : Entraide (supérieur) » Endomorphisme de dérivation » 23-12-2023 12:06:47
Merci Michel, votre résolution est bien plus courte que la mienne !
#7 Re : Entraide (supérieur) » Endomorphisme de dérivation » 20-12-2023 20:41:23
Vous avez raison de mon erreur, je le corrige tout de suite. Merci pour retour instructif !
#8 Entraide (supérieur) » Endomorphisme de dérivation » 20-12-2023 20:09:19
- Bivalve
- Réponses : 4
Bonjour à tous, voici le sujet de l'exercice :
" Soit E l'espace des fonctions de classe C-infini de [tex] \mathbb{R} [/tex] dans [tex] \mathbb{R} [/tex]. On note [tex] D[/tex] l'endomorphisme de E qui à une fonction associe sa dérivée. Montrer qu'il n'existe aucun endomorphisme [tex] \Phi[/tex] tel que [tex]\Phi \circ \Phi = D [/tex] "
J'ai réussi à poser une démonstration qui a l'air un peu bancal et je voudrais avoir votre avis.
Je vous remercie par avance du temps que vous allez m'accorder, merci !
Voici ma démarche :
Supposons l'existence d'un tel endomorphisme [tex]\Phi[/tex].
On vérifie facilement que [tex]Ker(\Phi) \subset Ker(\Phi \circ \Phi ) = Ker(D) [/tex].
Nous savons que [tex] Ker(D) = \mathbb{R} [/tex], donc [tex]dim Ker(D) = 1 [/tex].
Alors forcément, [tex] Ker(\Phi) = \{ 0 \} [/tex] ou [tex] Ker(\Phi) = Ker(D) = \mathbb{R} [/tex]
Puisque [tex] D = \Phi \circ \Phi [/tex] n'est pas injective, on déduit alors que [tex] \Phi [/tex] non plus, alors forcément [tex] Ker(\Phi) = \mathbb{R} [/tex].
Montrons à présent que [tex] \mathbb{R}_n[X] [/tex] est stable par [tex]\Phi [/tex] ( pour [tex]n[/tex] entier naturel quelconque ).
On sait que pour tout [tex]P[/tex] de [tex]\mathbb{R}_n[X][/tex], [tex]D^{n+1}(P) = 0[/tex]
[tex] \iff (\Phi \circ \Phi)^{n+1}(P) = 0 \iff \Phi( \Phi^{2n+1}(P) ) = 0 [/tex]
Puisque [tex] Ker(\Phi) = \mathbb{R}[/tex], alors il existe une constante [tex] \alpha[/tex] tel que [tex] \Phi^{2n+1}(P) = \alpha [/tex]
Donc [tex] D^n( \Phi(P) ) = \alpha [/tex]
On intègre alors [tex] n [/tex]-fois [tex] D^n( \Phi(P) ) [/tex] et on trouve que [tex] \Phi(P) [/tex] est égal à un polynome de degré maximale [tex] n [/tex]. On déduit alors que [tex] \mathbb{R}_n[X] [/tex] est un espace stable par [tex] \Phi [/tex].
Posons alors [tex] \Phi_R [/tex] l'endomorphisme induit par [tex] \Phi [/tex] sur [tex] \mathbb{R}_n[X] [/tex] avec [tex] n = 2q+1[/tex] impair.
Nous savons que [tex] \Phi_R^{2n+2} = D_R^{n+1} = 0 [/tex] ( avec [tex]D_R[/tex] endomorphisme induit par [tex]D[/tex] sur [tex] \mathbb{R}_n[X] [/tex] ).
On sait alors que [tex] \Phi_R[/tex] est nilpotent. On sait que tout endomorphisme nilpotent d'un espace de dimension fini [tex] n[/tex] a un ordre de nilpotence inférieur ou égal à [tex] n [/tex].
On déduit alors que [tex] \Phi_R^{n+1} = 0 \iff \Phi_R^{2q+2} = 0 \iff D_R^{q+1} = 0 [/tex] avec [tex] q < n [/tex].
C'est absurde puisque la dérivée [tex]q+1[/tex]-ième d'un polynome ( fonction polynomiale ) de degré [tex]n[/tex] n'est pas nul pour [tex] q < n [/tex].
On conclut alors qu'il n'existe aucun endomorphisme [tex]\Phi[/tex] tel que [tex]\Phi \circ \Phi = D [/tex].
#9 Re : Entraide (collège-lycée) » Suite arithmético-géométrique » 01-11-2023 11:40:17
Merci pour toutes vos réponses, je vais essayer de me pencher sur le raisonnement de Rescassol même s'il me parait un peu difficile
#10 Re : Entraide (collège-lycée) » Suite arithmético-géométrique » 31-10-2023 11:34:21
J'ai mis [tex] \alpha \ne 0 [/tex] car si [tex] \alpha = 0 [/tex], on aurait une forme indéterminée pour [tex] u_0 [/tex] de type [tex] 0^0 [/tex]. Je n'ai pas mis la condition [tex] \beta \ne 0 [/tex] car le résultat du cas 3 se généralise pour n'importe quel [tex] \beta [/tex] réel.
Après si cela semble impertinent, je peux la mettre.
Concernant [tex] (v_n) [/tex], j'arrive à prouver qu'elle est géométrique, mais je voulais savoir s'il existe une explication sans calcul du résultat car l'apparition d'une telle suite semble assez surprenant.
#11 Entraide (collège-lycée) » Suite arithmético-géométrique » 31-10-2023 10:20:59
- Bivalve
- Réponses : 8
Bonjour à tous,
Je dois réaliser un petit oral de maths comme devoir de vacances.
J'ai alors choisi le sujet suivant : " Généralisation de la résolution des suites arithmético-géométriques définies par récurrence "
En effet, considérons [tex] (u_n)_{n\in \mathbb{N} } [/tex] une suite arithmético-géométrique quelconque.
Elle est alors définie de la manière suivante : [tex] u_{n+1} = \alpha u_n + \beta [/tex] où [tex] u_0 = \gamma [/tex] où [tex] \alpha, \beta, \gamma \in \mathbb{R} [/tex]
Dans notre résolution, on va distinguer 3 cas :
1 er cas : [tex] \alpha = 1 [/tex]
On sait alors que [tex] (u_n)_{n\in \mathbb{N} } [/tex] est une suite arithmétique, donc [tex] \forall n \in \mathbb{N}, u_n = \gamma + \beta n [/tex].
2 ème cas : [tex] \alpha = 0 [/tex]
[tex] (u_n) [/tex] est donc une suite stationnaire car [tex] u_0 = \gamma [/tex] et [tex] \forall n \ge 1, u_n = β[/tex]
3 ème cas : On suppose [tex] \alpha \ne 1 [/tex] et [tex] \alpha \ne 0 [/tex]
On trouve que [tex] \forall n \in \mathbb{N}, u_n = ( \gamma - l ) * \alpha^n + l [/tex] où [tex] l [/tex] est le point de convergence "possible" de [tex] (u_n) [/tex] : [tex] l = \frac{\beta}{ 1 - \alpha } [/tex] .
Pour obtenir cela, on a du poser la suite [tex] (v_n) [/tex] telle que [tex] \forall n \in \mathbb{N} [/tex] : [tex] v_n = u_n - l [/tex]
On montre sans difficulté qu'elle est géométrique de raison [tex] \alpha [/tex]
On arrive enfin à ma question. Prouver que [tex] (v_n) [/tex] est géométrique n'est pas difficile, mais expliquer pourquoi me coince un peu plus. Est-ce que quelqu'un saurait m'expliquer pourquoi la suite [tex] (v_n) [/tex] définie de la manière précédente est toujours géométrique et de raison [tex] \alpha [/tex] ?
N'hésiter pas à me corriger s'il y a des erreurs et aussi à apporter d'autres précisions ou résultats intéressants avec ce thème, merci !
#12 Re : Entraide (supérieur) » Critère de diagonalisation » 26-10-2023 18:28:21
Merci pour votre retour
#13 Re : Entraide (supérieur) » Critère de diagonalisation » 26-10-2023 15:57:40
Merci pour votre aide Michel.
Si j'ai bien compris,
On sait que [tex] \forall x \in Ker( M - \lambda I_n)^2 [/tex], [tex] x [/tex] se décompose de manière suivante :
[tex] x = x_1 + x_2 + ... + x_r [/tex] avec [tex] x_1 [/tex] un vecteur de [tex] Ker( M - \lambda I_n) [/tex] et [tex] x_2, ..., x_r [/tex] appartiennent aux sous-espaces propres associés aux autres valeurs propres [tex] \mu_2, ..., \mu_r [/tex] (puisque M est diagonalisable)
On sait alors qu'on a [tex] ( M - \lambda I_n)^2 x = 0 [/tex] et [tex] ( M - \lambda I_n)^2 x = ( M - \lambda I_n)^2 ( x_1 + x_2 + ... + x_r ) = ( M - \lambda I_n)^2 x_1+ ( M - \lambda I_n)^2 x_2 + ... + ( M - \lambda I_n)^2 x_r [/tex]
On sait que [tex] ( M - \lambda I_n)^2 x_1 = 0 [/tex] car [tex] x_1 \in Ker( M - \lambda I_n) [/tex].
Et [tex] \forall i \in [[ 2 ; ... ; r ]] [/tex],
[tex] ( M - \lambda I_n) x_i = ( Mx_i - \lambda x_i ) = ( \mu_i x_i - \lambda x_i ) = ( \mu_i - \lambda )x_i [/tex]
Donc [tex] ( M - \lambda I_n)^2 x_i = ( \mu_i - \lambda )^2 x_i [/tex]
On déduit alors que [tex] ( M - \lambda I_n)^2 x = ( \mu_2 - \lambda )^2 x_2 + ... + ( \mu_r - \lambda )^2 x_r [/tex]
[tex] \Leftrightarrow 0 = ( \mu_2 - \lambda )^2 x_2 + ... + ( \mu_r - \lambda )^2 x_r [/tex]
Comme les sous-espaces propres sont en somme directe et que [tex] ( \mu_i - \lambda )^2 \neq 0 [/tex] ( car valeurs propres distinctes ),
on déduit alors que forcément [tex] x_2 = ... = x_r = 0 [/tex].
On sait donc que [tex] x = x_1 \in Ker( M - \lambda I_n) [/tex], ce qui prouve l'inclusion [tex] Ker( M - \lambda I_n)^2 \subset Ker( M - \lambda I_n) [/tex].
Est-ce bien juste ?
#14 Re : Entraide (supérieur) » Critère de diagonalisation » 25-10-2023 07:45:27
Merci pour votre réponse. Je vais essayer d'avancer le mieux que je peux de mon côté, je reviens vers vous si jamais je coince ou autre
#15 Entraide (supérieur) » Critère de diagonalisation » 24-10-2023 16:03:25
- Bivalve
- Réponses : 6
Bonjour, je rencontre quelques doutes concernant la solution proposée dans cette vidéo pour le dernier exercice, la (d) :
https://www.youtube.com/watch?v=7QZzIyXG-Ws
En effet, pour montrer que [tex] M \in M_n(\mathbb{C}) [/tex] diagonalisable implique que pour toute valeur propre λ de M, [tex] Ker( M - λI_n ) = Ker( M - λI_n)^2 [/tex],
on procède par double inclusion.
L'inclusion [tex] Ker( M - λI_n ) \subset Ker( M - λI_n)^2 [/tex] est triviale.
On souhaite donc montrer que [tex] Ker( M - λI_n)^2 \subset Ker( M - λI_n)[/tex].
Comme M diagonalisable, alors [tex] \mathbb{C}^n = \oplus_λ Ker( M - λI_n ) [/tex]
Nous savons donc que [tex] Ker( M - λI_n)^2 \subset \oplus_λ Ker( M - λI_n ) [/tex]
Dans la correction, on prouve par la suite que pour toute valeur propre [tex] λ' \ne λ[/tex], nous avons [tex] Ker( M - λI_n)^2 \cap Ker( M - λ'I_n) [/tex] = {0}
La correction conclut alors que comme [tex] Ker( M - λI_n)^2 \subset \oplus_λ Ker( M - λI_n ) [/tex] et [tex] Ker( M - λI_n)^2 \cap Ker( M - λ'I_n) [/tex] = {0} pour toute valeur propre [tex] λ' \ne λ[/tex], cela implique que [tex] Ker( M - λI_n)^2 \subset Ker( M - λI_n)[/tex].
C'est sur cette dernière étape que j'ai du mal à comprendre, même si cela semble juste, j'éprouve cependant des doutes.
Je vous remercie d'avance de vos réponses !
#16 Re : Entraide (supérieur) » Problème de sommes » 25-09-2023 21:30:03
Merci Glozi ! Cette méthode m'est beaucoup plus abordable ( bien que très astucieuse ! ).
En effet, nous savons que :
- [tex] P(a_i) = 0 [/tex] si [tex] a_i = 0 [/tex] ( car X divise P )
- [tex] P(a_i) [/tex] != 0 pour [tex] a_i [/tex] != 0 ( car tous les [tex] a_j [/tex] sont distincts )
- [tex] P(a_j) [/tex] = 0 pour tout j != i ( par définition de P )
On déduit que [tex] \sum_{i=1}^n n_iP(a_i) = 0 \Longleftrightarrow n_iP(a_i) = 0 [/tex]
Alors forcément, comme [tex] n_i [/tex] != 0, donc nous avons [tex] P(a_i) = 0 [/tex], c'est-à-dire [tex] a_i = 0 [/tex].
( Bien évidemment, pour i de 1 à n )
#17 Re : Entraide (supérieur) » Problème de sommes » 25-09-2023 20:03:52
Re-bonjour,
C'est en fait un résultat dont j'ai besoin afin de prouver une propriété en algèbre linéaire :
" A matrice complexe est nilpotente <=> pour tout p > 0, [tex] Tr(A^p) [/tex] "
( Donc l'exercice n'a pas de rapport direct avec ce résultat )
Je te remercie pour ta réponse Fred. Ca me parait pas encore tout clair mais au moins j'ai une preuve à ma disposition que je pourrai étudié en détails plus tard.
Sinon, je pense qu'un raisonnement plus "algébrique" pourrait m'aider davantage !
#18 Re : Entraide (supérieur) » Problème de sommes » 24-09-2023 11:09:18
Mince, je n'ai pas encore travaillé le chapitre sur les polynômes interpolateurs de Lagrange. Je vais essayer de me renseigner là dessus, j'espère que ca va pas être trop difficile. Merci pour votre réponse.
#19 Entraide (supérieur) » Problème de sommes » 23-09-2023 16:28:31
- Bivalve
- Réponses : 8
Bonjour, je voudrais savoir si le résultat suivant est juste, et avoir éventuellement une preuve ( parce que je galère un peu ) :
" Considérons [tex]a_1, ..., a_n [/tex] des nombres complexes, alors [tex]\sum_{k=1}^n (a_k) ^p = 0 [/tex] pour tout p > 0
[tex]\Rightarrow \forall [/tex] k dans { 1 ; ... ; n }, [tex] a_k = 0 [/tex]
Je vous remercie d'avance de vos retours !
#20 Re : Entraide (supérieur) » Reduction endo. - Classes de similitude » 23-08-2023 16:20:42
Ah d'accord, merci pour votre retour, j'aurai du m'en douter.
#21 Entraide (supérieur) » Reduction endo. - Classes de similitude » 23-08-2023 08:27:45
- Bivalve
- Réponses : 2
Bonjour, j'étais en train de réaliser l'exercice 20 du lien suivant :
https://www.bibmath.net/ressources/inde … &type=fexo
Cependant, il me manque on va dire quelques connaissances.
A la question 3, on évoque les classe de similitudes des endomorphismes involutifs de E. Si j'ai bien compris, une classe de similitudes (des endomorphismes involutifs de E) est l'ensemble des endomorphismes involutifs qui sont semblables deux à deux.
Si je ne me suis pas trompé sur la définition, alors ces classes de similitudes sont déterminées par la trace des différents endomorphismes involutifs (puisque 2 endomorphismes sont semblables si et seulement si ils ont la même trace, d'après la question ).
Mais alors, je ne comprends pas pourquoi il y a ''au plus'' n+1 classes de similitudes (d'après la correction) et non pas simplement n+1.
En effet, la trace peut prend n+1 valeurs différentes : Tr(u) = 2dim(Fu) - n avec dim(Fu) dans l'intervalle [[ 0 ; n ]], pour tout endomorphisme involutif u.
Et nous savons aussi que chacune de ses classes sont non vides ( preuve dans la correction ).
Alors, il doit y avoir n+1 classes, non ? Je vous remercie de tous vos retours !
#22 Re : Entraide (supérieur) » Exercice : diagonalisation d'une matrice de rang 2. » 19-08-2023 13:27:50
A oui, c'est vrai, merci ! La question m'a porté à confusion, puisqu'elle indique " ... associé à deux autres valeurs propres " ( cela dit, elle n'a pas affirmé que ces valeurs propres sont forcément distinctes, donc my bad )
#23 Entraide (supérieur) » Exercice : diagonalisation d'une matrice de rang 2. » 19-08-2023 13:11:43
- Bivalve
- Réponses : 2
Bonjour,
je rencontre un petit soucis concernant la correction de la question 2 de l'exercice 16, du lien suivant :
https://www.bibmath.net/ressources/inde … &type=fexo
En effet, on affirme que n(a+b) et n(a-b) sont des vecteurs non colinéaires.
Mais cela n'est vrai uniquement si b est différent de 0, non ?
Puisque aucune hypothèse ( du moins à ma connaissance ) ne contredit le cas où b = 0, on ne peut donc pas affirmer que n(a+b) et n(a-b) sont des vecteurs non colinéaires.
Je vous remercie d'avance de vos retours, j'ai sûrement dû louper un détail
#24 Re : Entraide (supérieur) » Exercices - Espace stable » 09-08-2023 14:28:48
Merci pour votre aide !
On déduit donc que pour tout x dans R^n, φ ∘ f(x) = φ ∘ f(x0 + λe) = φ ∘ f(x0) + φ ∘ f(λe) = 0 + φ ∘ f(λe) car le noyau est stable par f
= λ φ ∘ f(e)
Il suffit de poser la décomposition de f(e) dans E : f(e) = y + λ'e
Et on a, φ ∘ f(x) = λ φ ∘ f(e) = λ φ( y + λ'e ) = λλ' φ(e) = λ' φ(λe) = λ' φ(x0 + λe) = λ' φ(x)
Donc φ ∘ f = λ' φ
#25 Entraide (supérieur) » Exercices - Espace stable » 09-08-2023 11:23:14
- Bivalve
- Réponses : 2
Boujour, voici l'énoncé de l'exercice
"
Soient φ une forme linéaire non nulle sur R^n et f un endomorphisme de R^n.
(i) Montrer que le noyau de φ est stable par f <=> (ii) il existe un réel λtel que φ ∘ f = λφ
"
J'ai réussi l'implication de (ii) vers (i) qui était plutôt simple. Cependant, je patauge un peu pour ca réciproque...
Je vous remercie d'avance pour tous vos retours !







