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#951 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Tomber dans le ravin ou pas ? » 28-05-2016 11:06:58

Bonjour Yoshi,
Oui, je pense que c'est incorrect. Je vais revoir le truc.

@+

#952 Re : Café mathématique » Curiosité à propos de la limite d'une suite d'ensembles » 28-05-2016 10:57:46

Plus généralement, le cadre mathématique qui englobe les questions que tu te poses est la théorie des ensemble, initiée par Cantor et axiomatisée par Zermelo et Fraenkel. On la désigne par Axiomatique ZF ou ZFC (C pour Choix : avec ou sans l'Axiome du Choix). C'est de la belle Mathématique. David Hilbert a dit : "Personne ne nous expulsera du paradis que Cantor a construit pour nous".

Je sais aussi qu'il y a quelques mathématiciens qui souhaiterait justement expulser les gens de ce paradis ! Il y a notamment un mathématiciens australien, Norman Wildberger, qui souhaiterait qu'on enseigne les mathématiques autrement. Sa chaîne Youtube est très riche et je trouve ses cours très intéressants. Il appelle les gens qui utilisent les infinis de Cantor "les croyants" !!
Il revisite tout en s'interdisant d'utiliser le matériel issu des infinis de Cantor : pas de nombres réels, uniquement les rationnels, pas de notion de distance (la distance requiert de la racine carrée, donc une série infinie, il utilise la notion de "quadrant" : [tex](x-y)^2[/tex]), pas de notion de continuité, de dérivabilité, ...
Ce qui est impressionnant, c'est la quantité de résultats qu'on peut montrer avec ces contraintes.

#953 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Tomber dans le ravin ou pas ? » 28-05-2016 08:46:46

Une réponse

Si je note [tex]X_n \in {1,-1}[/tex] le choix fait à l'instant [tex]2n[/tex] (1 pour droite et -1 pour gauche), alors, forcément le choix à l'instant [tex]2n+1[/tex] sera [tex]-X_n[/tex]. La solution serait alors forcément de la forme [tex]X_0,-X_0,X_1,-X_1,\cdots[/tex].
Il y a quatre choix possibles pour [tex]X_0[/tex] et [tex]X_1[/tex], par symétrie, je peux n'en regarder que deux, soit [tex]X_0=X_1=1[/tex], soit [tex]-X_0=X_1=-1[/tex]. Dans la premier cas, la sous-suite construite en prenant un sur deux commence par [tex]X_0,X_1[/tex] et mène dans le ravin.
Dans le deuxième cas, la sous-suite construite en prenant un sur trois commence par [tex]X_0,-X_1[/tex] et mène dans le ravin

#954 Re : Café mathématique » Curiosité à propos de la limite d'une suite d'ensembles » 28-05-2016 08:06:28

Bonjour,
J'ai plusieurs remarques

1) Dans ta définition de la limite, on peut simplifier en demandant que pour tout [tex]\epsilon[/tex], il existe un [tex]n[/tex] tel que [tex]\epsilon \subset x_n[/tex]. Comme la suite est croissante, l'inclusion dans les autres [tex]x_N[/tex] pour [tex]N > n[/tex] est déjà garantie.

2) Ta bijection [tex]\pi[/tex] ne me semble pas bien définie. Dans le monde de la programmation, tu as utilisé ce qu'on appelle un effet de bord (les variables MIN et CHOISIS sont modifiées après chaque invocation). Si j'utilise la séquence [tex]\pi(20)[/tex] puis [tex]\pi(4)[/tex], je n'ai aucune garantie d'obtenir les mêmes valeurs que si j'avais d'abord commencé dans l'ordre [tex]\pi(4)[/tex] puis [tex]\pi(20)[/tex]. Dans un pur langage fonctionnel (type Haskel), on ne pourrait pas coder cette "fonction" (sans effet de bords je veux dire). Mathématiquement, la notion de "nombre aléatoire" est en réalité, comme son nom ne l'indique pas, une fonction [tex]X: \Omega \to \mathbb{N}[/tex] où [tex]\Omega[/tex] représente l'ensemble de tous "les états du monde" (plus de détail ici sur Bibm@ath). Ta fonction [tex]\pi[/tex] est donc un peu plus compliquée qu'une simple permutation de [tex]\mathbb{N}[/tex]

3) Je pense qu'une approche alternative est de considérer une bijection quelconque de [tex]\mathbb{N}[/tex], et de montrer que la suite telle que construite "tend" vers [tex]\mathbb{N}[/tex] (au sens de ta définition). La démonstration n'est pas très compliquée : il suffit de considérer l'ensemble [tex]\pi^{-1}(\epsilon')[/tex] où [tex]\epsilon' = \{1,2,\cdots,\max(\epsilon)\}[/tex] et de prendre sa borne supérieur (qui existe car [tex]\epsilon[/tex]  est fini, donc [tex]\epsilon'[/tex] est fini, et donc [tex]\pi^{-1}(\epsilon')[/tex] aussi). Le fait que [tex]\pi[/tex] soit quelconque englobe en réalité ta tentative avec les nombres aléatoires.

4) tu peux maintenant essayer de généraliser en considérant non plus l'inclusion (on se fiche pas mal des éléments de chacun des [tex]x_n[/tex]) mais l'existence d'une injection [tex]x_n \hookrightarrow x_{n+1}[/tex]. En généralisant encore plus (tu "réduis" chacun des [tex]x_n[/tex] à son cardinal), tu arrives au fait qu'une suite croissante d'entiers non bornée tend vers l'infini.

#956 Re : Entraide (supérieur) » forme différentielle » 24-05-2016 11:42:41

Bonjour,
Je tenterai un explication qui est peut être trop vague. Je resterai dans le cadre de [tex]\mathbb{R}^n[/tex]. Sachant que la définition rigoureuse concerne des variétés différentielles quelconques, qui localement "ressemblent" à [tex]\mathbb{R}^n[/tex]
Si je commence par le cas unidimensionnel. La différentielle d'une fonction [tex]f[/tex] en un point [tex]a[/tex], notée [tex]d_a f[/tex] est l'application affine (de la forme [tex]\alpha + \beta h[/tex]) qui "approxime" le mieux la fonction au voisinage de ce point, c'est à dire en [tex]f(a+h)[/tex] pour [tex]h[/tex] petit. Quand [tex]f[/tex] est dérivable en [tex]a[/tex], c'est la fonction [tex]d_a f(h) = f(a) + f'(a)h[/tex]. On écrit alors que [tex]f(a+h) = d_a f(h) + o(h)[/tex].

Lorsque [tex]a[/tex] varie, la différentielle [tex]d_a f[/tex] varie également. La 1-forme différentielle est donc cette application qui à chaque [tex]a[/tex] fait correspondre [tex]d_a f[/tex], on la note alors [tex]df[/tex].

Lorsqu'on passe en dimension supérieure, le concept reste inchangé. Au lieu d'approximer une courbe par la tangente, on approxime une surface par le plan tangent, etc.

#957 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » L'adultère tue : suite » 24-05-2016 07:57:23

Pour appuyer mon propos initial concernant mon incompréhension de l'explication sur le savoir mutuel récursif, je donne une interprétation différente du problème :

Je considère une zone contaminée et je suppose qu'on a des robots qui nettoient la zone. Chacun des robot dispose de plusieurs capteurs. Un premier capteur lui permettant de connaitre le nombre total de robots, et les autres lui permettent de savoir si les autres robots fonctionnent correctement. Pour des raisons de fiabilité, on ne dote pas le robot d'un capteur lui permettant un auto-diagnostic (la panne pourrait toucher le capteur lui même). On dote également le robot d'une commande lui donnant l'ordre de quitter la zone (cette opération prend un certain temps, qu'on appellera par la suite 'jour'). Le robot peut héberger un programme Python avec les verbes suivants : NombreTotalRobots(t), MarcheAutreRobot(numRobot), SeRetirer(t).
La question est : Peut-on concevoir un programme qui fera se retirer les robots défectueux, et uniquement eux ?

Pour moi, la réponse est 'non' en toute généralité et 'oui' si on sait qu'il y a au moins un robot défectueux. Dans ce cas, c'est le programme qui exécute l'axiome que j'ai appelé 'Canard boiteux' : "Si au bout de n jours, je vois toujours tous les robots et que je n'en compte que n défectueux, je me retire".

Avec cette interprétation, on se débarrasse de l’ambiguïté qui plaçait les villageois à la fois dans la position de robots et dans la position du concepteur du programme.

Pour revenir à ma tentative d'explication, la théorie, ce sont l'ensemble des programme que je peux écrire pour les robots, et le modèle est une zone contaminée particulière.

#958 Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » L'adultère tue : suite » 23-05-2016 21:27:25

Yassine
Réponses : 2

Bonjour à tous,
Je repost après une longue période d'absence.

J'ai eu une une discussion récente avec un collègue sur une vielle énigme postée dans la rubrique "Enigmes" par Barbichu (lien). La discussion portait sur une variante de ce problème : on suppose maintenant que le chef n'annonce pas qu'il existe au moins un cocu. Alors, même après 22 jours, il ne se passera rien (la récurrence ne peut pas démarrer). Après 100 jours (ou 103 si on veut ;-) ), le tyran dit à tous "ah au fait, on m'a rapporté qu'il y a au moins un cocu parmi vous". 22 jours plus tard, les premiers assassinats sont publiés.
Le "paradoxe" est que le deuxième discours ne semble apporter aucune information (chacun des villageois savait qu'il y  avait au moins 21 cocus) !
Mon collègue m'a expliqué que le prof qui a écrit le livre où ce sujet était traité, donnait comme explication que le deuxième discours apportait, un savoir "mutuellement récursif" : je sais, je sais que tu sais, tu sais que je sais, je sais que tu sais que je sais, ...

Je ne suis pas entièrement convaincu par cette explication. Mais comme le gars qui l'a donné est prof de math à l'X, je pense que je me trompe. Mon argument est le suivant : Ce truc du savoir "mutuellement récursif" était déjà présent avant le deuxième discours. Chacun savait qu'il y avait soit 21, soit 22 cocus. Il savait également que les autres devaient connaitre soit 21 soit 22 cocus et que donc il savaient qu'il y en avait au moins 1, et ainsi de suite.
J'ai essayé sans succès d'adopter une approche avec la théorie des modèles (je suis débutant sur ce sujet). Mon idée est la suivante : formaliser le problème avec des prédicats du premier ordre. Montrer qu'avec ce langage et un set d'axiomes bien choisis, on peut construire une théorie qui puisse montrer : "s'il existe au moins un cocu et que la première publication a lieu le jour j, alors il y a j cocus". La "connaissance commune" des villageois seraient donc matérialisée par les théorèmes démontrables dans cette théorie. Le deuxième discours permet donc juste de dire que les villageois sont dans un modèle (au sens de la théorie des modèles) dans lequel il peuvent utiliser le théorème dont j'ai parlé.
Pour les spécialiste, ça peut paraître confus, je m'en excuse d'avance.

Voila ce que j'ai tenté :

Dans mon langage, je définis les prédicats suivants :
[tex]C(x)[/tex] : [tex]x[/tex] est cocu
[tex]S(x,y)[/tex] : [tex]x[/tex] voit que [tex]y[/tex] est cocu
[tex]D(t,x)[/tex] : à l'instant [tex]t[/tex], [tex]x[/tex] "découvre" qu'il est cocu
[tex]P(t,x)[/tex] : à l'instant [tex]t[/tex], il est publié dans le journal que [tex]x[/tex] a tué sa femme.

Je définie également les expressions suivantes :
    [tex]|e|[/tex] cardinal de l'ensemble [tex]e[/tex]
    [tex]\alpha:=|{\{z | C(z)\}}|[/tex] cardinal de l'ensemble des cocus
    [tex]v(x) := \{z | S(x,z)\}[/tex] ensemble des cocus que voit [tex]x[/tex]
    [tex]\tau := \inf\{n\ |\ \exists x \ P(n,x)\}[/tex]  instant de la première publication

Par convention, [tex]\tau = +\infty[/tex] s'il n'y a aucune publication.


Je définis ensuite les axiomes de ma théorie :
[tex]\begin{align}
& \exists x\ \neg C(x) & \textrm{ Il y en a au moins un non cocu} \\
& \forall x\ \neg S(x,x) & \textrm{ Aucun cocu ne voit qu'il l'est} \\
& \forall x\ C(x) \implies \left(\forall y \ S(y,x) \vee x=y\right) & \textrm{ ça se voit} \\
& \forall x\ \forall y\ \ S(x,y) \implies C(y) & \textrm{ pas cocu, pas vu}  \\
& \forall x\ \forall n D(n,x) \implies C(x) & \textrm{ on ne découvre pas le faux}  \\
& \forall x\ \forall n  D(n,x) \Leftrightarrow P(n+1,x) & \textrm{ la découverte entraîne le meurtre et la publication}  \\
& \forall x\ \neg P(0,x) & \textrm{ Rien n'est publié le premier jour}  \\
& \forall x\ \forall n \left(\exists y\ C(y) \wedge \tau > n \wedge |v(x)|=n\right) \implies D(n,x) & \textrm{Canard boiteux}
\end{align}[/tex]

Mon dernier axiome est un peu boiteux. J'ai essayé de le limiter au seul cas zéro (si je ne voit aucun cocu et que je sais qu'il y en a au moins un, alors c'est moi), mais ça ne m'a pas permis de montrer la récurrence. Du coup, il est trop fort est ne fait pas vraiment partie des données du problème. Je ne fais que cacher le problème sous le tapis.

Est-ce que quelqu'un a un avis éclairé sur mes tentatives ?
Est-ce voué à l'échec  (nécessite les prédicats du deuxième ordre) ?

En tout cas, tout conseil est le bienvenu. A vous lire.

Cordialement

#959 Re : Entraide (collège-lycée) » limite et définition » 20-12-2013 18:49:37

freddy a écrit :

Re,

@Yassine : perso, ça aurait tendance à m'embrouiller un peu plus. Toutefois, comme apoi ne revient jamais nous dire s'il a compris ou pas, difficile de déterminer la bonne méthode pour lui.

Re,
Disons que comme on était dans une section "collège-lycée", je me suis dit que l'utilisation de l'équivalence de l'arctangente avec x au voisinage de zéro pouvait sembler mystérieuse, ou du moins aucune explication n'en était donnée (aussi bien dans ton poste que dans celui de totom).
Maintenant, comme dit l'adage, le mieux est l'énnemie du bien, j'aurais peut être dû m'abstenir.

#960 Re : Entraide (collège-lycée) » limite et définition » 19-12-2013 22:41:11

apoi,

Pour rendre les choses un peu plus claire, il faut d'abord revenir à la définition de la dérivée d'une fonction [tex]f(x)[/tex] en [tex]x_0[/tex] : [tex] f^{'}(x_0) = \lim_{x\to x_0} \frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} [/tex].

Donc, si on note [tex]\psi(x) = \frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0}-f^{'}(x_0)[/tex], alors [tex] \lim_{x\to x_0}\psi(x)=0[/tex].
En réécrivant différemment, on obtient [tex]f(x) = f(x_0) + f^{'}(x_0)(x-x_0) + \psi(x)(x-x_0)[/tex] avec [tex] \lim_{x\to x_0}\psi(x)=0[/tex].

On peut donc appliquer ce développement à la fonction [tex]arctan(u)[/tex] en [tex]0[/tex] ([tex]arctan(0)=0[/tex] et [tex]arctan^{'}(0)=1[/tex]) et cela donne [tex]arctan(u)=u + \psi(u)u, \lim_{u\to 0}\psi(u)=0[/tex], on peut donc en déduire que [tex]\lim_{u\to 0} \frac{1}{u}(arctan(u)-\frac{\pi u}{2}) = 1-\frac{\pi}{2}[/tex].

En suivant le conseil donné par totom et freddy (utilisation de l'identité [tex]arctan(x) + arctan(\frac{1}{x})=\frac{\pi}{2}[/tex] et du changement de variable [tex]u=\frac{1}{x}[/tex]) tu pourras arriver au résultat demandé.

#961 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 19-12-2013 21:52:32

totomm a écrit :

Bonjour,

Comme G est l'isobarycentre fixe des n sommets [tex]A_i[/tex] à la kième itération, et que [tex]\sum{\vec{GA_i}}=0[/tex],
je prends le demi-périmètre comme majorant du plus grand des [tex]\vec{GA_i}[/tex], et sans formaliser plus,
je conjecture que tous les [tex]A_i[/tex] tendent vers le point G, qui ne peut être qu'intérieur au contour convexe des [tex]A_i[/tex],
puisque le périmètre sera rendu aussi petit que l'on veut (il diminue sans pouvoir rester stable).

Et je n'ai pas honte de cette conjecture...

Il ne s'agit pas d'une conjecture mais d'un fait démontré (vu que les points convergent vers l'isobarycentre, alors le périmètre converge vers zéro). J'avais pris un approche similaire dans ma (mauvaise) solution. Je reprends le début si jamais ça inspirait quelqu'un (je ne met pas mon erreur, je n'en suis pas fier):
[tex][/tex]
Je note [tex]a_i,b_i[/tex] les longueurs du polygone de départ et d'arrivé après une étape, avec la convention [tex]a_{n+1}=a_1, b_{n+1}=b_1[/tex]. Je note également [tex]\theta_i[/tex] l'angle entre les côtés [tex]i[/tex] et [tex]i+1[/tex]. On a alors [tex](2b_i)^2 = a_i^2 + a_{i+1}^2 - 2a_i a_{i+1}cos\theta_i[/tex]. En sommant, ça donne [tex]\Sigma b_i^2 = \frac{1}{2}\Sigma a_i^2 - \frac{1}{2}\Sigma a_i a_{i+1}cos\theta_i[/tex], ou encore, en réarrangeant les termes [tex]\Sigma b_i^2 = \Sigma a_i^2 - \frac{1}{2}\Sigma (a_i^2 - a_i a_{i+1}cos\theta_i)[/tex]. On voit donc apparaître la somme quadratique des longueurs, qui décroit d'un terme [tex]X=\frac{1}{2}\Sigma (a_i^2 - a_i a_{i+1}cos\theta_i)[/tex]. J'ai cherché en vain à trouver un bon minorant pour ce terme. Les [tex]\theta_i[/tex] sont reliés entre eux par une relation du type [tex]\Sigma \theta_i = (n-2)\pi[/tex] (où on aura pris, dans le cas d'un angle supérieur à [tex]\pi[/tex] le complémentaire [tex]2\pi-\theta_i[/tex]). Le cas défavorable est celui des points alignés, dans ce cas, les angles valent [tex]\pi[/tex] à l'exception de deux angles qui seront nuls. c'est cette contrainte/propriété que je n'arrive pas à concrétiser pour trouver un minorant.

#962 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 17-12-2013 22:05:23

Bonsoir,
En essayant de formaliser ma solution, je me suis rendu compte qu'elle était incorrecte (je partais avec la même idée que jdec sur le périmètre, et je pensais à tort avoir trouvé un bon majorant pour le périmètre)
Je n'ai donc malheureusement pas de solution plus simple que ce qui est proposé dans le lien donné par jdec (réponse ici également, en français).
Je pense que je n'aurais pas posé cet exo si j'avais repéré mon erreur avant (la solution utilisant les matrices circulantes et la diagonalisation me parait trop complexe pour cette rubrique).

Désolé.

#963 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 16-12-2013 08:53:30

Bonjour,

@jdec : c'est en effet la démonstration qu'il y a sur le net. J'ai néanmoins trouvé une "solution" un peu moins compliquée que celle-ci (et moins bien formalisée !). Je ne suis néanmoins pas sûr de mon résultat. Je la posterai ici plus tard pour avoir vos points de vue avisés.

#964 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 15-12-2013 18:59:59

jpp a écrit :

salut.
131215060043445408.png

chaque point milieu d'un segment se voit affecté des coefficients de ces 2 points . Donc les sommets du second polygone ont pour coefficient 2 , le suivant a des sommets de coefficient 4 ,  et le nième a des sommets de coefficient 2n-1

ça se densifie donc .   On dirait que les points finissent sur une ellipse parce que j'ai tracé un cercle passant par les 2 points les plus éloignés , et les 4 derniers points sont à l'intérieur de ce cercle.

Salut,
Ci-après un exemple intéressant :
13121507004917035611820480.gif
On voit que le polygone obtenu, à une homothétie près, est exactement le même que le polygone de départ. ça permet d'illustrer la diversité des cas.

#965 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 15-12-2013 18:28:32

jdec a écrit :

Bonjour,

Il suffit de constater que le périmètre décroît...(un nouveau côté est plus petit que la somme des deux moitiés du polygone précédent)

Certes, le périmètre décroit. C'est une suite positive et décroissante, elle converge donc. On ne peut par contre rien dire de sa limite (à part qu'elle positive ou nulle).

#966 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 15-12-2013 14:47:05

Re

@Tibo

Il est en effet facile de montrer que l'isobarycentre est stable.
Il n'est cependant pas évident, du moins ça ne l'a pas été pour moi, de montrer que l'aire converge vers 0. Il ne faut pas oublier que le polygone est quelconque, et donc pas forcément convexe.
Donc, a ce stade, je considère que ta réponse n'est pas encore complète.

#967 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 15-12-2013 12:50:55

Salut,

@tibo

En effet, c'est bien vers l'isobarycentre que ça converge.
Deuxième étape : montrer que c'est bien le point de convergence.

#968 Re : Entraide (supérieur) » Notion de Topologie » 14-12-2013 20:07:35

Il me semble que c'est la même chose.
Voir la définition de "Base de voisinage" sur Bibm@th ici.
La définition de "Système fondamental de voisage", que je ne connaissais pas avant, est la même. Voir par exemple sur Wikipedia.

#969 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Un train pas comme les autres. » 14-12-2013 13:28:46

jpp a écrit :

salut.

@yassine

pas d'accord sur le temps total. ton train est un peu rapide sur le second tronçon.

En effet. J'ai utilisé le log base 10 au lieu du log népérien

#970 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Un train pas comme les autres. » 14-12-2013 12:11:36

Je me lance

Sur chaque tronçon, je noterai [tex]x(t),v(t),\gamma[/tex] la distance par rapport au point de départ, la vitesse et l'accélération, [tex]t=0[/tex] à l'origine du tronçon. Je note également [tex]D[/tex] la distance commune AB, BC et CD.

Sur le tronçon AB, mouvement accéléré : [tex]v(t)=\gamma t , x(t)=\frac{1}{2}\gamma t^2[/tex] pour atteindre [tex]v_{max}=v(100s)[/tex] et avoir parcouru [tex]x(100)=\frac{D}{60}[/tex]. On en déduit [tex]v_{max}=0.5 \times 100 = 50 m.s^{-1}[/tex] et [tex]D=60 \times x(100)=60 \times 0.5 \times 0.5 \times 10^4=150 km[/tex] et un temps [tex]T=100+\frac{59D}{60} \frac{1}{v_{max}}=3050 s[/tex].

Sur le tronçon BC, la vitesse dépend de la position : [tex]x^{'}(t)=D-x(t)+30[/tex] (où le temps est en heures et les distances en km) avec la condition initiale[tex]x(0)=0[/tex]. Ce qui se résout en [tex]x(t)=(D+30)(1-e^{-t})[/tex] Le temps recherché vérifie alors [tex]x(T)=D[/tex], soit [tex]T=log(1+\frac{D}{30})=6540,33s[/tex], sa vitesse sera alors [tex]v_c=30 km/h[/tex]

Sur le tronçon CD
Il accélère pour atteindre sa vitesse max qu'il atteint au moment [tex]T_1[/tex] vérifiant [tex]v(T_1)=\gamma T_1 + v_c = v_{max}[/tex], soit [tex]T_1=\frac{50-8,33}{0,5}=83.34s[/tex]. Il aura alors parcouru [tex]x(T_1)=\frac{1}{2}\gamma T_1^2 + v_cT_1 = 2,43 km[/tex]
A un instant donné, le panneau lui indique de décélérer. Par symétrie par rapport à la première partie du tronçon AB, il mettra [tex]100s[/tex] pour décélérer depuis [tex]v_{max}[/tex] à zéro et aura parcouru [tex]\frac{D}{60}[/tex]. Il reste alors à calculer en combien de temps il parcours [tex]\frac{59D}{60}-2,43 km[/tex] à une vitesse constante égale à [tex]v_{max}[/tex], soit, selon mes calculs [tex]2901,4s[/tex].
Je trouve donc au total environ [tex]12503s[/tex], soit 3h28min environ.

#971 Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Polygone des milieux » 13-12-2013 22:05:01

Yassine
Réponses : 13

Bonjour à tous,
Un petit problème (qui m'a été posé par un collègue).
On part d'un polygone quelconque et on construit le polygone dont les sommets sont les milieux des côtés du polygone de départ, et on répète l'opération à l'infini.
Est-ce que ce processus converge, et si oui, vers quoi ?

La solution se trouve bien sûr sur le net (je suis toujours émerveillé par le changement radical dans le partage du savoir qu'apporte Internet),  essayez donc un remue méninges avant [tex]10^{100}[/tex] (aka Gogol)

#972 Re : Entraide (collège-lycée) » inéquation » 08-12-2013 09:16:36

Bonjour,
As-tu essayé de regarder le comportement de la fonction réciproque, à savoir la fonction tangente, entre -1 et 1 ?
Est-elle croissante ? décroissante ?
Comment se comporte une inéquation quand on applique une fonction croissante (décroissante) aux membres de l'inéquation ?

#973 Re : Entraide (supérieur) » Matrices » 07-12-2013 19:47:38

Bonjour,
Avez-vous essayé de prendre une matrice quelconque [tex]X=\left( \begin{array}{cc}
x & z \\
y & t \end{array} \right)[/tex] et d'écrire le fait que la matrice [tex]A[/tex] commute avec [tex]X[/tex], à savoir [tex]A \times X = X \times A[/tex] et de développer les calculs ?

#974 Re : Café mathématique » Argument diagonal de Cantor » 06-12-2013 17:26:41

Bonsoir Fred,
Merci pour le retour.
Cela dit, il semblerait que ce qui est réfuté, ce n'est pas que R ne soit pas dénombrable (il existe d'autres preuve, celle-ci par exemple page 10), mais plutôt dans la démarche même. Cf ce lien what-if-cantors-proof-is-wrong, qui lui même donne 4 liens vers des réfutations. Je ne suis pas suffisamment calé pour juger ces arguments.

#975 Café mathématique » Argument diagonal de Cantor » 04-12-2013 22:42:14

Yassine
Réponses : 2

Bonjour à tous,
Suite à la lecture d'un post intitulé "Cantor numbering" dans cette rubrique, j'ai un peu fureté sur le Net et suis tombé sur un sujet indiquant qu'il y avait encore pas mal de personnes qui mettaient en doute la preuve de Cantor montrant que R n'est pas dénombrable. Très belle preuve au demeurant.
Est-ce que quelqu'un connais suffisamment ce sujet pour m'éclairer sur les arguments avancés pour réfuter cette preuve ?

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