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#1 23-11-2012 16:23:14
- yoshi
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- Messages : 17 385
Qui saura déchiffrer ?
Bonjour,
Tout est dans l'objet.
http://www.leparisien.fr/societe/70-ans … 348683.php
http://www.leprogres.fr/france-monde/20 … -la-guerre
Il me semble lire :
AoAKN HYPKD FNFJU YIDDC
RQXSR DJRFP FoVFN MIAPX
PABUZ WIYYP CMPNW HJRoH
NLXKG MoMKK ONoIB ARELQ
UAOTA RBQRH DJOFM TPZEH
LKXEH REEHT JRZCQ FNKTQ
KLDTS FQIRU AoAKN 27 1525/6
NURP 40 TW 194
NURP 37 DK 76
lib. 1625.
Ils espèrent qu'un expert de l'époque va se manifester...Nerosson, c'est pas dans tes cordes ?
@+
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#2 23-11-2012 19:40:48
- nerosson
- Membre actif
- Inscription : 21-03-2009
- Messages : 1 658
Re : Qui saura déchiffrer ?
Salut à tous,
"Qui saura déchiffrer ?"
Sûrement pas moi, avec mon petit cerveau et mon crayon.
J'avais d'ailleurs vu ça dans une édition informatique d'un journal.
Les Britishs de la dernière guerre utilisaient sûrement de procédés capables de résister à des services de décryptement ennemis.
Les gros services de décryptement actuels vont peut-être s'y attaquer, avec leurs monstrueux ordinateurs. Vont-ils réussir ? Je me le demande. Il n'y a qu'un message et il est court, donc l'analyse qu'on peut en faire est certainement limitée. Alors je me demande si, dans ces conditions, un gros ordinateur a un réel avantage sur un petit. Par contre, les Britanniques ont peut être dans leurs archives des messages chiffrés avec le même procédé, et peut-être même qu'ils ont encore le procédé lui-même. Ca ne serait plus un décryptement, mais un déchiffrement. Mais on trouve dans certains services un tel goût des cachoteries inutiles que, même dans cette éventualité, le public ne sera pas nécessairement informé.
Tu n'as sûrement pas manqué de remarquer que le premier et le dernier groupes sont identiques. On peut en conclure avec une quasi certitude que ces groupes donnent l'indication de la clé à utiliser, et donc que le procédé en comportait plusieurs, peut-être une nouvelle pour chaque message.
Par ailleurs, on ne sait pas qui étaient les deux correspondants et à quel niveau stratégique se situait cet échange d'informations. Au pif, je pencherais pour un bas niveau. Il peut arriver que la sécurité de certains messages ne soit nécessaire que pour quelques heures et que, dans des cas semblables, on privilégie la simplicité et la rapidité du chiffrement.
Bref ! Les paris sont ouverts, mais moi, je m'abstiens.
Dernière modification par nerosson (23-11-2012 19:57:26)
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#3 09-01-2013 22:17:52
- micouleau
- Invité
Re : Qui saura déchiffrer ?
Bonjour
A priori il pourrait s'agir d'un message issu d'une machine Hagelin M209 (6 roues) avec quelques similitudes de réglage des décalages
comme sur les Hagelin C36 (1 2 3 7 32) à 5 roues de l'armée française, mais les spécialistes de cryptanalyse de ses machines doivent être très âgés et de plus en général ils leur fallaient plusieurs messages émis le même jour avec le même paramétrage pour s'y
retrouver en cherchant les chevauchements pour trouver les bonnes colonnes aboutissant à la ligne de la lettre décodée d'un
tableau de beaufort ... très difficile quand on sait que l'algorithme de décryptage systématique pour 75 lettres minimun à ce sujet de Jim Reeds et d'autres du laboratoire Bell n'a jamais eu l'aval d'une parution publique de la part de la NSA .
#4 10-01-2013 15:42:57
- nerosson
- Membre actif
- Inscription : 21-03-2009
- Messages : 1 658
Re : Qui saura déchiffrer ?
Salut à tous,
Je me souviens avoir travaillé, dans mon jeune âge, sur la C36. Vers 1946. Mais mes souvenirs sont très vagues. je me rappelle la mise à la clé quotidienne par positionnement des ergots, le chiffrement par positionnement de la lettre claire (ou de la lettre crypto au déchiffrement) sur une roue, suivie de la manoeuvre d'un levier et du texte clair (ou de la bande crypto) qui sortait imprimée sur bande, ce qui était le bon côté du procédé, comparé aux systèmes de transposition ou il fallait recopier le crypto à la main. Mais j'ai complètement oublié comment on indiquait la clé de message.
D'autre part, lorsque j'ai suivi des cours de crypto (sensiblement plus tard), j'ai très probablement fait connaissance avec la technique de décryptement de cette machine, mais c'est une branche du programme qui m'est totalement sorti de l'esprit ("fait bon venir vieux, mais fait pas bon s'y trouver", comme disait ma tante).
Il est certain qu'une mise à la clé donnée engendre une chaine clé d'une longueur exceptionnelle et que chaque clé de message entraîne l'utilisation d'un segment particulier de cette chaîne. Je doute que le décryptement d'un message isolé soit possible sans renseignements complémentaires.
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#5 11-01-2013 21:13:51
- micouleau
- Invité
Re : Qui saura déchiffrer ?
Bonjour
C36 ou CSP1500=C38 27 barres =M209 c'est pas vraiment certain tant que l'on a pas les décalages de lettres correspondant
exactement aux réglages des pins et des lugs (2 mobiles sur la M209 provoquant des chevauchements de colonnes modifiant
l'addition classique = x1*1+x2*2+x3*3+x4*7+x5*12 du décalage du caractère non crypté en C36) xn=0 ou bien =1 étant la position de la pin sur la roue considérée (1 2 3 4 et 5 ) validant ou non ce décalage de caractère à chaque avancement de toutes les roues.
En plus la C36 a été utilisée par la résistance en 1940 et
par la Gestapo de Hans Kieffer pour berner le SOE (special executive service) des Anglais et donc ce serait plutôt vers 1942.
En fait si le pigeon était à bord d'un navire, l'observateur ayant envoyé le message décrivant la scène d'avancement des troupes aéroportés et la position d'un bâteau par exemple le jour du débarquement ... aurait plutôt utilisé une machine SIGABA CSP 889 et alors on est plutôt en 1944 le jour du 6 juin ... le problème c'est que pigeon service ne mentionne rien à ce sujet ...
et là en plus, il manque la moitié de la clef AOAKN ne suffit pas , mais il y a des spécialistes au CERN et à l'université de San José en
Californie pour résoudre le problème sans la clef en essayant toutes les possibilités ...ça semble ressembler à l'Enigma en beaucoup plus compliquée. Mais dans ce cas les Anglais auraient dû découvrir le code puisque Mr Churchill à l'époque communiquait avec les USA et Roosevelt avec des SIGABA ... le mystère reste entier !
#6 08-03-2013 21:41:43
- micouleau
- Invité
Re : Qui saura déchiffrer ?
Correctif pas SIGABA avant le 4 octobre 1943
Sur le net on finit par trouver des informations sur l'émetteur du message William Stott Radio mitrailleur de la Royal Australian Air Force
à bord d'un bombardier B24 de la 120 ème RAF. Son message était peut-être un moyen de relayer avec des pigeons des messages issus de sous marindes forces britanniques ou d'espion se trouvant à bord d'Uboot (peu probable) . Le message serait en Anglais et probablement avec un surcodage où AOAKN permettrait d'obtenir la bonne clef sur une machine type enigma ou plutôt RAF Enigma attachements Type X si le sous marin était un X numéro des forces britanniques . En septembre 43 une tentative d'attaque du Tirpitz
fut réalisée avec de tels sous marin anglais. Il se peut que se soit à ce moment là où la 120 ème RAF était basée en Islande que ce
message fut relayé vers les bureaux du renseignement chargés des relations avec le commandement des bombardiers d'Harris.
Toujours est-il que le 4 octobre 1943 le LIBERATOR de William Stott fut abattu par la flak de l'Uboot U539 de Hans Jürgen Lauterbach
Emden. Le B24 escortait ce jour là le convoi ONS 20 et tout l'équipage du bombardier fut à jamais porté disparu.
Encore une histoire de guerre très triste.
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