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#201 Re : Entraide (collège-lycée) » Représentation paramétrique d'une parabole » 09-11-2024 18:42:56
J'avais, dans la discussion que tu avais citée, répondu à Ernst, qui a si justement évoqué l'élégance du passage en paramétrique ou en polaire :
Ernst a écrit :Le passage en paramétrique ou en polaire est d’une telle élégance que rétrospectivement, je ne comprends toujours pas pourquoi on en reste essentiellement au x et au y tellement cela complique les choses.
Hello,
Oui, j’ai toujours pensé qu’une courbe sur un plan devait pouvoir prendre n’importe quelle position et n’importe quelle orientation. L’algèbre telle qu’on l’enseigne en math aujourd’hui induit souvent des limitations qui n’ont pas lieu d’être, je pense à la « simple » équation d’une « simple » droite...
Ceci dit et pour nuancer un peu, je me demande si le repère cartésien est vraiment en cause. En image de synthèse la modélisation se fait sans problème dans ce type de repère et les formes mathématiques les plus biscornues peuvent être obtenues sans aucun problème, on les crée à partir d’équations, on les déplace, on les pivote, on les étire et on peut même leur appliquer des opérations booléennes.
L’adage « gardons-nous de courir avant de savoir marcher » garde donc une certaine pertinence puisque l’ensemble de ces opérations met en œuvre des équations à plusieurs variables, du calcul vectoriel, des formules trigonométriques, du calcul matriciel, que sais-je encore, c’est-à-dire les outils enseignés dans notre système scolaire et universitaire à des niveaux de plus en plus complexes, et qui permettent ces résultats bluffants de simplicité.
Tout cela pour dire que la projection d’une surface 3D sur un écran 2D n’est pas à la portée d’un lycéen lambda, même s’il a l’impression en regardant une vidéo d’un cercle parcourant un cercle sur une surface semi-transparente qu’il n’y a finalement rien de plus simple qu’un tore…
(on a toujours l’impression que tout serait tellement plus simple si on nous l’avait dit avant, et surtout autrement)
#202 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 28-10-2024 12:57:53
Ernst, je n'ai pas bien compris ce que tu mentionnes
L’autre aspect fascinant ici, c’est celui de l’infini. Au départ je remarque une concentration des solutions autour de zéro et donc une raréfaction avec l’éloignement. [...]
Bonjour Borassus, bonjour tout le monde,
Ce que je voulais dire, c’est que si on demande le nombre de solutions entières de 1 à 50, on en trouve 1855, si on demande de 26 à 75 il n’en reste que 346 et de 51 à 100 il n’en reste plus du tout. D’où mon impression de raréfaction au fur et à mesure qu’un intervalle fixe glisse vers les grands nombres.
Au moment où je découvre cette histoire de facteur, je comprends qu’il est alors possible de trouver des solutions entières aussi loin qu'on aille non plus en explorant, mais en multipliant. L’infini à la portée de tous.
Et quand je m’aperçois plus tard qu’il est également possible d’énumérer sans fin les solutions entières quand $b$ et $d$ égalent zéro, je ressens la même chose, il n’y a plus de limites aux solutions, le vertige de l'infini, tout simplement.
#203 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 26-10-2024 10:22:26
Bonjour tout le monde,
Le problème de la curiosité, c’est qu’une conviction n’est pas une certitude. Ici par exemple j’ai pensé, pour aller deux fois plus vite, n’explorer que les $b$ pairs puisqu’il n’y a pas de solutions avec $b$ impair. Sauf que sans l’avoir prouvé, c’était risqué, au delà de certaines valeurs il pouvait peut-être en apparaître un, donc je n’ai pas fait.
La puissance de la théorie, c’est cette capacité de montrer ce qu’on peut faire sans risque.
L’autre aspect fascinant ici, c’est celui de l’infini. Au départ je remarque une concentration des solutions autour de zéro et donc une raréfaction avec l’éloignement. Je me demande ce que ça donne avec des valeurs de plus en plus grandes, mais c’est hélas hors de portée de l’exploration systématique. Au moment où je découvre la possibilité d’un facteur multiplicatif j'ai ma réponse : j’obtiens à la fois un infini non seulement en valeurs entières, mais aussi en valeurs réelles, même chose d'ailleurs quand je découvre que lorsque $b = 0$ et $d = 0$, alors $a$ et $c$ sont solutions quelles que soient leurs valeurs respectives.
(en l'absence de toute preuve théorique, ce n'est une fois de plus qu'une observation)
#204 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 25-10-2024 22:19:45
Bonsoir Borassus, bonsoir tout le monde,
Ah, content que ça te plaise ! Pour moi le plaisir des maths, c’est exactement celui-là, découvrir des structures, s’émerveiller de celles-ci, et essayer de les comprendre. Je parlais des triangles pythagoriciens, j’aurais pu parler aussi des fractales, de la conjecture de Syracuse, du chaos et de la constante de Feigenbaum, ou tout simplement des nombres premiers, de tous ces tâtonnements qui traduisent une fascination.
Ah oui, > le code ici <, au cas où j’aurais loupé quelque chose et que la logique du programme passe à côté de certaines solutions. Normalement il teste tout, donc il n’y a pas de raison, mais allez savoir…
(suffit de changer le .txt en .html pour que n'importe quel navigateur l'exécute sans le formatage de Google Sites)
#205 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 25-10-2024 17:48:24
Hello Borassus,
Allez hop, une page qui permet de visualiser directement les solutions obtenues par des paramètres variant dans des plages distinctes.
C’est instructif de voir des structures qui ne sont pas du tout intuitives au niveau algébrique. Par exemple si on annule $b$ (min = max = 0), alors $d$ s’annule aussi et absolument tout le reste est solution ! Par contre si on annule $d$ ce n'est pas réciproque, il y a des solutions supplémentaires avec certaines valeurs de $b$ différentes de zéro, c’est fou.
#206 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 24-10-2024 20:26:50
Bonsoir,
Bon, je vais essayer de résumer ce que j’ai compris.
Au départ, tu considères un polynôme de la forme $ax^{4}+bx^{3}+cx^{2}+dx+e$ et tu cherches les conditions d’une symétrie. Après diverses considérations, tu détermines que les paramètres doivent satisfaire l’équation $b^{3}-4abc+8a^{2}d=0$. Tu souhaites des valeurs entières pour les paramètres, et $a$ différent de zéro pour ne pas réduire le polynôme de départ au degré trois.
J’ai été surpris de constater que lorsqu’une solution était trouvée, elle pouvait être multipliée par un facteur quelconque et rester valide, ce qui permet déjà de ne tester que la moitié des possibilités, la multiplication par -1 donnant l’autre moitié, et ensuite d’éliminer toutes les solutions qui ne sont que de simples multiples.
Voici ce qu’il reste :
[ 1,-2,-3, 4] [ 1,-2,-2, 3] [ 1,-2,-1, 2] [ 1,-2, 0, 1] [ 1,-2, 1, 0]
[ 1,-2, 2,-1] [ 1,-2, 3,-2] [ 1,-2, 4,-3] [ 1,-2, 5,-4] [ 1, 0,-5, 0]
[ 1, 0,-4, 0] [ 1, 0,-3, 0] [ 1, 0,-2, 0] [ 1, 0,-1, 0] [ 1, 0, 0, 0]
[ 1, 0, 1, 0] [ 1, 0, 2, 0] [ 1, 0, 3, 0] [ 1, 0, 4, 0] [ 1, 0, 5, 0]
[ 1, 2,-4,-5] [ 1, 2,-3,-4] [ 1, 2,-2,-3] [ 1, 2,-1,-2] [ 1, 2, 0,-1]
[ 1, 2, 1, 0] [ 1, 2, 2, 1] [ 1, 2, 3, 2] [ 1, 2, 4, 3] [ 1, 2, 5, 4]
[ 1, 4, 2,-4] [ 1, 4, 3,-2] [ 1, 4, 4, 0] [ 1, 4, 5, 2] [ 2,-4,-3, 5]
[ 2,-4,-1, 3] [ 2,-4, 1, 1] [ 2,-4, 3,-1] [ 2,-4, 5,-3] [ 2, 0,-5, 0]
[ 2, 0,-3, 0] [ 2, 0,-1, 0] [ 2, 0, 1, 0] [ 2, 0, 3, 0] [ 2, 0, 5, 0]
[ 2, 4,-3,-5] [ 2, 4,-1,-3] [ 2, 4, 1,-1] [ 2, 4, 3, 1] [ 2, 4, 5, 3]
[ 3, 0,-5, 0] [ 3, 0,-4, 0] [ 3, 0,-2, 0] [ 3, 0,-1, 0] [ 3, 0, 1, 0]
[ 3, 0, 2, 0] [ 3, 0, 4, 0] [ 3, 0, 5, 0] [ 4,-4,-5, 3] [ 4,-4,-3, 2]
[ 4,-4,-1, 1] [ 4,-4, 1, 0] [ 4,-4, 3,-1] [ 4,-4, 5,-2] [ 4, 0,-5, 0]
[ 4, 0,-3, 0] [ 4, 0,-1, 0] [ 4, 0, 1, 0] [ 4, 0, 3, 0] [ 4, 0, 5, 0]
[ 4, 4,-5,-3] [ 4, 4,-3,-2] [ 4, 4,-1,-1] [ 4, 4, 1, 0] [ 4, 4, 3, 1]
[ 4, 4, 5, 2] [ 5, 0,-4, 0] [ 5, 0,-3, 0] [ 5, 0,-2, 0] [ 5, 0,-1, 0]
[ 5, 0, 1, 0] [ 5, 0, 2, 0] [ 5, 0, 3, 0] [ 5, 0, 4, 0]
Nombre de solutions : 89
Nombre total d'essais : 6655
Un mot sur les assistants numériques. Comme ils ont tendance à sortir un peu n’importe quoi, il faut croiser les résultats et les mettre devant les erreurs pour les voir améliorer leurs propositions, sans jamais être sûr du résultat final. Ici ils ont fini par tous proposer 89 solutions, mais est-ce un biais que j’ai induit, mystère...
#207 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 23-10-2024 22:59:21
(A moins que je n'aie pas bien compris ce qui t'intrique.)
Bonsoir,
Ce qui me choque dans l’histoire, c’est que normalement, si on a une équation avec plusieurs variables indépendantes et que certaines valeurs sont solutions de l’équation, ce n’est pas pour autant que l’on peut multiplier ces valeurs par un nombre quelconque.
Pour simplifier prenons x³ - y² = 0. On remarque que x = 9 et y = 27 est solution de l’équation, mais si je multiplie x et y par 2, j’obtiens 18³ – 54² = 2916 qui n’est pas solution. Ou bien x = 1 et y = 1 est aussi solution de l’équation, mais pas 2³ – 2² = 4. Tout cela pour dire qu'avec une équation standard il n’y a aucune raison qu’on puisse multiplier les valeurs-solutions au petit bonheur la chance et rester raccord avec le zéro.
Or ici ça le fait tout le temps.
Je pense que dans cette équation les différents termes sont liés d’une façon ou d’une autre et qu'une action particulière sur un terme se trouve automatiquement neutralisée. Dans mon esprit cela veut dire que l’écriture de la formule ici est d’une complexité apparente, un peu comme dans les jeux où il faut penser à un nombre, lui faire subir toute une série d’opérations, et qu’à la fin on tombe sur le nombre de départ.
#208 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 23-10-2024 22:47:42
Je n'ai pas encore fait connaissance avec Perplexity, mais je sens que je vais rapidement l'essayer, et comparer avec ChatGPT.
Merci du tuyau.
Bonsoir Borassus,
Il commence à y en avoir quelques uns comme you.com, copilot.microsoft.com, gemini.google.com, yiaho.com/ia-generateur-de-code et peut-être d’autres encore. L’idée de base, c’est d’être à l’aise avec celui que l’on choisit. Perplexity repart à zéro à chaque nouvelle discussion, et avec la même demande il lui arrive de sortir des présentations et des codes tout à fait différents, ce qui n’est pas toujours agréable.
Là où il est utile, c’est quand il s’agit de coder un algorithme dans un langage donné. Beaucoup d’erreurs à la compilation, qu’il rectifie avec plus ou moins de bonheur. Les solutions qu’il choisit ne sont pas toujours très heureuses, mais d’autres fois il est capable de pondre des routines récursives d’une complexité redoutable sans se planter dans les paramètres. Bref, cette inconstance est tout à fait étonnante.
#209 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 23-10-2024 13:22:17
Bonjour,
Il y a quelque chose de bizarre avec cette équation, elle ne réagit pas du tout comme je le pensais.
Dans un premier temps, je cherche toutes les solutions entières dans un intervalle, ok, j’en trouve un sacré paquet dont la distribution semble suivre une structure que l’on peut grossièrement résumer en « beaucoup près des zéros et de moins en moins ensuite avec des petits sauts et des écarts bizarres ».
Dans un deuxième temps, je cherche des solutions cette fois décimales dans un intervalle plus réduit vu l’augmentation de l’exploration, et là grosse surprise, j’obtiens le même nombre de solutions et la même distribution avec [-5 … 5] et des pas de 0.1 qu’avec [-50 … 50] et des pas de 1.
Hein ?
Dans un troisième temps, je prends deux-trois solutions précises et j’essaie avec des multiplicateurs quelconques : incroyable, ça marche, c’est toujours pareil ! J’ai mis > ici une page < qui montre bien le truc, suffit de ré-actualiser dans le navigateur pour obtenir différents tirages aléatoires du coefficient multiplicateur, qu'importe puisque le résultat de la formule avec les nouvelles valeurs est toujours égal à zéro.
(ce qui en passant me fait penser aux triplets de Pythagore, à savoir des triplets distincts et valides pour tous les multiples)
Bon, perso je ne dispose pas des outils théoriques pour explorer ce comportement, mais ce n’est pas juste une équation avec $n$ racines distinctes, il y a autre chose…
#210 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 21-10-2024 22:57:46
Bonsoir,
Et voilà, c’est fait, j’ai modifié > la page de recherche < selon ton souhait et j'ai mis le code > ici <. Ne connaissant pas Javascript, je demande à un assistant numérique, ici Perplexity, de faire puis de modifier le code et il le fait sans problème, exemple pour ce point précis à partir du code existant :
Je souhaite ajouter une fonctionnalité : une case à cocher « a = 0 ». Si elle est cochée (par défaut) garder le code comme tel, si elle est décochée, passer directement de l'exploration a = -1 à a = 1 sans plus examiner le cas où a = 0. C'est faisable, un code complet ?
Poum, il me sort l'ensemble qu'il me suffit de mettre dans le presse-papier. Pour le site même chose, pour peu qu’on ait un compte Google on peut utiliser Google Sites qui propose de faire un site Web à partir de templates de base. Suffit d'en choisir un minimaliste, d'intéger le code dans une page vierge et de récupérer le lien après publication.
Plus simple, je ne vois pas...
#211 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 21-10-2024 18:09:09
Pour ce qui est de l'aide que m'apporte ChatGPT, principalement en JavaScript, mais aussi en Python, j'ai pu voir à maintes reprises se mettre en place une interaction qui est pour moi très formatrice, aussi bien en termes des fonctions utilisées que dans la façon de penser le code, hors, effectivement, contingences liées à la syntaxe.
Bonsoir Borassus, bonsoir tout le monde
Alors là, je ne connaissais pas, mais ton Javascript, absolument fabuleux ! Allez hop, la > page de recherche < de ton équation. Chez moi cela met une dizaine de secondes pour afficher une plage de -150 à 150, avec des particularités tout à fait étonnantes :
Pour a = -149, nombre de solutions : 301
Pour a = -148, nombre de solutions : 601
Pour a = -147, nombre de solutions : 559
Pour a = -146, nombre de solutions : 301
Pour a = -145, nombre de solutions : 301
Pour a = -144, nombre de solutions : 1153
Pour a = -143, nombre de solutions : 301
Pour a = -142, nombre de solutions : 301
Pour a = -141, nombre de solutions : 301
Pour a = -140, nombre de solutions : 601
Pour a = -139, nombre de solutions : 301
Autre exemple, si on se restreint uniquement à la plage entre 40 et 120 on s’aperçoit qu’il y a des structures inattendues, par exemple des dizaines de solutions pour chaque valeur de $a$ jusqu’à un certain point et pof, tout à coup cela s’effondre et on se retrouve avec des séries de zéros sorties de je ne sais où. On peut bien sûr prendre d’autres plages comme [60 … 160], cela marche de la même façon mais pour d’autres valeurs.
Y a encore bien des trucs à explorer, finalement.
#212 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 19-10-2024 14:17:06
Merci de t'être intéressé à la question, et d'avoir pris le temps d'élaborer ce programme ! (C'est intéressant, et en même temps intuitif, de voir que les nombres de solutions pour une valeur absolue donnée de $a$ sont égaux.)
Bonjour Borassus, bonjour lecteurs intéressés, bonjour tout le monde,
Je me suis amusé à détailler :
a [-5, 5]
b [-5, 5]
c [-5, 5]
d [-5, 5]
==============
Solutions pour chaque valeur de a :
a = -5 : 11 solutions
a = -4 : 23 solutions
a = -3 : 11 solutions
a = -2 : 29 solutions
a = -1 : 39 solutions
a = 0 : 121 solutions
a = 1 : 39 solutions
a = 2 : 29 solutions
a = 3 : 11 solutions
a = 4 : 23 solutions
a = 5 : 11 solutions
==============
Solutions pour chaque valeur de b :
b = -5 : 0 solutions
b = -4 : 38 solutions
b = -3 : 0 solutions
b = -2 : 20 solutions
b = -1 : 0 solutions
b = 0 : 231 solutions
b = 1 : 0 solutions
b = 2 : 20 solutions
b = 3 : 0 solutions
b = 4 : 38 solutions
b = 5 : 0 solutions
==============
Solutions pour chaque valeur de c :
c = -5 : 31 solutions
c = -4 : 29 solutions
c = -3 : 35 solutions
c = -2 : 31 solutions
c = -1 : 33 solutions
c = 0 : 29 solutions
c = 1 : 33 solutions
c = 2 : 31 solutions
c = 3 : 35 solutions
c = 4 : 29 solutions
c = 5 : 31 solutions
==============
Solutions pour chaque valeur de d :
d = -5 : 15 solutions
d = -4 : 19 solutions
d = -3 : 21 solutions
d = -2 : 27 solutions
d = -1 : 23 solutions
d = 0 : 137 solutions
d = 1 : 23 solutions
d = 2 : 27 solutions
d = 3 : 21 solutions
d = 4 : 19 solutions
d = 5 : 15 solutions
#
Nombre total d'iterations : 14641
Temps ecoule : 0.09 secondes
On s’aperçoit que b par exemple doit impérativement être pair pour que l’équation ait une solution – qu’on ne me demande pas pourquoi. En initialisation on peut maintenant étendre la plage de certains paramètres et restreindre celle d’autres, et on aura à chaque fois des statistiques différentes. Par contre je n’ai évité aucune valeur particulière. Le zéro faisant partie des valeurs permettant d’annuler l’équation, je me voyais mal en conserver certains et pas d’autres.
Le programme en Python ici :
# Fonction pour calculer l'équation
def equation(a, b, c, d):
return b**3 - 4*a*b*c + 8*a**2*d
# Définition des plages pour a, b, c et d
min_a, max_a = -5, 5
min_b, max_b = -5, 5
min_c, max_c = -5, 5
min_d, max_d = -5, 5
# Affichage des plages de recherche
print("Plages de recherche :")
print(f"a [{min_a}, {max_a}]")
print(f"b [{min_b}, {max_b}]")
print(f"c [{min_c}, {max_c}]")
print(f"d [{min_d}, {max_d}]")
print("==============")
# Initialisation des variables
total_iterations = 0
# Chronométrage
start_time = time.time()
# Affichage des solutions pour chaque valeur de a
print("Solutions pour chaque valeur de a :")
for a in range(min_a, max_a + 1):
solutions_for_a = 0
for b in range(min_b, max_b + 1):
for c in range(min_c, max_c + 1):
for d in range(min_d, max_d + 1):
total_iterations += 1
if equation(a, b, c, d) == 0:
solutions_for_a += 1
print(f"a = {a} : {solutions_for_a} solutions")
print("==============")
# Affichage des solutions pour chaque valeur de b
print("Solutions pour chaque valeur de b :")
for b in range(min_b, max_b + 1):
solutions_for_b = 0
for a in range(min_a, max_a + 1):
for c in range(min_c, max_c + 1):
for d in range(min_d, max_d + 1):
if equation(a, b, c, d) == 0:
solutions_for_b += 1
print(f"b = {b} : {solutions_for_b} solutions")
print("==============")
# Affichage des solutions pour chaque valeur de c
print("Solutions pour chaque valeur de c :")
for c in range(min_c, max_c + 1):
solutions_for_c = 0
for a in range(min_a, max_a + 1):
for b in range(min_b, max_b + 1):
for d in range(min_d, max_d + 1):
if equation(a, b, c, d) == 0:
solutions_for_c += 1
print(f"c = {c} : {solutions_for_c} solutions")
print("==============")
# Affichage des solutions pour chaque valeur de d
print("Solutions pour chaque valeur de d :")
for d in range(min_d, max_d + 1):
solutions_for_d = 0
for a in range(min_a, max_a + 1):
for b in range(min_b, max_b + 1):
for c in range(min_c, max_c + 1):
if equation(a, b, c, d) == 0:
solutions_for_d += 1
print(f"d = {d} : {solutions_for_d} solutions")
# Calcul du temps écoulé
end_time = time.time()
elapsed_time = end_time - start_time
# Affichage des résultats
print(f"\nNombre total d'iterations : {total_iterations}")
print(f"Temps ecoule : {elapsed_time:.2f} secondes")
Un petit mot sur les assistants numériques, qui permettent aujourd’hui de pondre du code plus ou moins opérationnel dans le langage que l'on souhaite. Pour que cela fonctionne correctement, il faut que l’utilisateur ait une assez bonne idée de ce qu’il veut obtenir, et surtout de la manière dont il veut procéder. C'est en cela je crois que c'est formateur, cela impose en quelque sorte à revenir aux bases et à l’essentiel, et ne plus perdre son temps à mettre en oeuvre une syntaxe particulière.
#213 Re : Entraide (collège-lycée) » ax^2 + bx + c n'est pas le seul polynôme à avoir une forme canonique ! » 18-10-2024 23:44:25
Au delà de la méthode de Monte-Carlo (que je qualifierais de "méthode bourrin") , je crois me souvenir qu'il existe des théories de calcul de probabilités lorsque des valeurs sont liés par une relation.
Mais là on sort du cadre du forum collège/lycée.
Bonsoir,
Avec des nombres entiers, autant explorer toutes les possibilités une à une. Pas sûr que les statistiques servent à grand-chose dans la mesure où il suffit d’agrandir la fourchette de recherche pour que le ratio des solutions trouvées sur le nombre de valeurs testées s'effondre.
Ici un petit programme C qui permet d’explorer plus largement et qui n’affiche que le nombre de solutions trouvées en fonction de la valeur de a :
#include <stdio.h>
#include <time.h>// Fonction pour calculer l'équation
long long equation(int a, int b, int c, int d) {
return (long long)b * b * b - 4 * (long long)a * b * c + 8 * (long long)a * a * d;
}int main() {
// Définition de la plage pour a, b, c et d
const int MIN_VALUE = -20;
const int MAX_VALUE = 20;// Initialisation des variables
int total_iterations = 0;// Chronométrage
time_t start_time = time(NULL);// Itération sur la plage
for (int a = MIN_VALUE; a <= MAX_VALUE; a++) {
int solutions_for_a = 0; // Compteur de solutions pour la valeur actuelle de a
for (int b = MIN_VALUE; b <= MAX_VALUE; b++) {
for (int c = MIN_VALUE; c <= MAX_VALUE; c++) {
for (int d = MIN_VALUE; d <= MAX_VALUE; d++) {
total_iterations++;
if (equation(a, b, c, d) == 0) {
solutions_for_a++;
}
}
}
}
printf("a = %d : %d solutions\n", a, solutions_for_a);
}// Calcul du temps écoulé
time_t end_time = time(NULL);
double elapsed_time = difftime(end_time, start_time);// Affichage des résultats
printf("Nombre total d'itérations : %d\n", total_iterations);
printf("Temps écoulé : %.2f secondes\n", elapsed_time);return 0;
}
On peut essayer sur des compilateurs en ligne comme > celui-ci < ou > celui-là < qui permettent un affichage complet.
a = -20 : 81 solutions
a = -19 : 41 solutions
a = -18 : 69 solutions
a = -17 : 41 solutions
a = -16 : 103 solutions
a = -15 : 41 solutions
a = -14 : 41 solutions
a = -13 : 41 solutions
a = -12 : 81 solutions
a = -11 : 41 solutions
a = -10 : 103 solutions
a = -9 : 161 solutions
a = -8 : 149 solutions
a = -7 : 109 solutions
a = -6 : 111 solutions
a = -5 : 135 solutions
a = -4 : 213 solutions
a = -3 : 155 solutions
a = -2 : 179 solutions
a = -1 : 209 solutions
a = 0 : 1681 solutions
a = 1 : 209 solutions
a = 2 : 179 solutions
a = 3 : 155 solutions
a = 4 : 213 solutions
a = 5 : 135 solutions
a = 6 : 111 solutions
a = 7 : 109 solutions
a = 8 : 149 solutions
a = 9 : 161 solutions
a = 10 : 103 solutions
a = 11 : 41 solutions
a = 12 : 81 solutions
a = 13 : 41 solutions
a = 14 : 41 solutions
a = 15 : 41 solutions
a = 16 : 103 solutions
a = 17 : 41 solutions
a = 18 : 69 solutions
a = 19 : 41 solutions
a = 20 : 81 solutions
Nombre total d'itérations : 2825761
Avec du C on peut accéder à des plages de plusieurs centaines d’éléments dans un temps raisonnable, le Python est à genoux bien avant…
(maintenant soyons clair, je n’ai aucune idée de ce à quoi cela peut servir)
#214 Re : Café mathématique » Racine entiére depuis triplets pythagoriciens » 10-10-2024 18:49:41
Effectivement c'est tout simplement un détour pour retrouver la racine d'une identité remarquable
Bonsoir,
En fait je suis un peu comme toi, j’aime me promener parmi les nombres et les formules pour le simple plaisir de repérer des choses. Alors évidemment, pour ceux qui savent c’est dérisoire, mais pour ceux qui s’émerveillent, que cela soit d’une relation ou d’une formule, la satisfaction est entière.
Des fois, je me dis qu'il est plus intéressant de découvrir que de savoir. :-)
#215 Re : Café mathématique » Racine entiére depuis triplets pythagoriciens » 10-10-2024 09:52:26
Si cela s'avère vrai, pouvez-vous m'aider à démontrer ?
Merci d'avance
@+
Bonjour,
J'ai trouvé ça rigolo, j'ai programmé rapidement le truc, ça m'a l'air vrai :
------------------------------------
3 4 5 | Resultat: 1.000
5 12 13 | Resultat: 7.000
6 8 10 | Resultat: 2.000
7 24 25 | Resultat: 17.000
8 15 17 | Resultat: 7.000
9 12 15 | Resultat: 3.000
9 40 41 | Resultat: 31.000
10 24 26 | Resultat: 14.000
11 60 61 | Resultat: 49.000
12 16 20 | Resultat: 4.000
12 35 37 | Resultat: 23.000
13 84 85 | Resultat: 71.000
14 48 50 | Resultat: 34.000
15 20 25 | Resultat: 5.000
15 36 39 | Resultat: 21.000
16 30 34 | Resultat: 14.000
16 63 65 | Resultat: 47.000
18 24 30 | Resultat: 6.000
18 80 82 | Resultat: 62.000
20 21 29 | Resultat: 1.000
20 48 52 | Resultat: 28.000
21 28 35 | Resultat: 7.000
21 72 75 | Resultat: 51.000
24 32 40 | Resultat: 8.000
24 45 51 | Resultat: 21.000
24 70 74 | Resultat: 46.000
25 60 65 | Resultat: 35.000
27 36 45 | Resultat: 9.000
28 45 53 | Resultat: 17.000
28 96 100 | Resultat: 68.000
30 40 50 | Resultat: 10.000
30 72 78 | Resultat: 42.000
32 60 68 | Resultat: 28.000
33 44 55 | Resultat: 11.000
33 56 65 | Resultat: 23.000
35 84 91 | Resultat: 49.000
36 48 60 | Resultat: 12.000
36 77 85 | Resultat: 41.000
39 52 65 | Resultat: 13.000
39 80 89 | Resultat: 41.000
40 42 58 | Resultat: 2.000
40 75 85 | Resultat: 35.000
42 56 70 | Resultat: 14.000
45 60 75 | Resultat: 15.000
48 55 73 | Resultat: 7.000
48 64 80 | Resultat: 16.000
51 68 85 | Resultat: 17.000
54 72 90 | Resultat: 18.000
57 76 95 | Resultat: 19.000
60 63 87 | Resultat: 3.000
60 80 100 | Resultat: 20.000
65 72 97 | Resultat: 7.000
Nombre total de triplets trouves : 52
Je me dis que c'est donc vrai, reste à le démonter.
- par définition des triplets sus-dits, on a $C^{2}=A^{2}+B^{2}$
- ta formule c'est $C^{2}-2AB$
- si je remplace le $C^{2}$ par son équivalent je peux écrire ta formule sous la forme $A^{2}+B^{2}-2AB$
- or ça c'est une identité remarquable que j'ai apprise en troisième je crois
- $\left( A-B\right) ^{2}=A^{2}+B^{2}-2AB$
- je peux donc écrire la racine carrée de ta formule sous cette forme et obtenir $\sqrt{\left( A-B\right) ^{2}}=\left| A-B\right|$
$A$ et $B$ étant des nombres entiers, la valeur absolue de $A-B$ sera un nombre entier. Et quand je regarde la liste de ce que j'ai obtenu, je trouve effectivement que c'est la différence entre les deux côtés de l'angle droit, tout simplement.
#216 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Triangle et cercle inscrit. » 03-10-2024 20:23:02
Bonsoir,
Perso j'ai fait ça par tâtonnement, en déplaçant avec Python les sommets du triangle pour que les contraintes soient respectées, ça marche également.
Au début j'ai tâtonné pour modéliser correctement le truc, finalement j'ai choisi (0,0) pour le centre O, fixé le sommet A en (0, 2/3) et déplacé sur des cercles de rayon 3/4 et 4/5 les sommets B et C, cadran inférieur gauche pour B (x<0 et y<0) et cadran inférieur droit pour C (x>0 et y<0) pour gagner du temps.
Calcul du centre du cercle inscrit I, calcul de l'écart avec O, et recherche de coïncidence en déplaçant alternativement B et C sur leur quart de cercle avec des incréments de plus en plus petits. En quelques secondes on obtient la précision que l'on souhaite :
$$0.36698314034495553845820247929544555690484677803919...$$
#217 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » 3.141592 285 au lieu de 3.141592 653 » 01-10-2024 21:58:31
Donc, concentrons-nous plutôt sur nos avancées...
Bonsoir,
Exactement.
J’ai essayé autre chose d’expérimental, toujours sans aucune fonction trigonométrique bien sûr, l’estimation de Pi en approchant le quart d'un cercle avec des cordes intérieures de plus en plus courtes.
Mon idée est la suivante : on part d'un quart de cercle sur un repère orthonormé, centre O en (0, 0) et deux extrémités du rayon A en (1, 0) et B en (0,1). Dans un premier temps, on considère la longueur de la corde AB. Dans un deuxième temps, on prend le centre C du segment AB et on prolonge le segment OC pour qu'il atteigne la longueur du rayon, c'est-à-dire 1. On obtient donc à sa nouvelle extrémité un point on va dire D, et on calcule la longueur AD+DB. Ensuite on recommence, tout simplement. Milieu de AD, prolongation jusqu'à la longueur d’un rayon, point E, milieu de DB, prolongation jusqu'à la longueur d’un rayon, point F, puis calcul de la longueur AF+ED+DF+FB.
En fait on remplace chaque corde par deux nouvelles cordes plus courtes. Et comme ça se prête bien à la récursivité, il suffit d’indiquer le nombre d’imbrications que l’on souhaite, ça marche super bien.
Hop, code en Python à essayer > ici < en le collant dans la fenêtre de gauche et en cliquant sur Exécuter en bas…
import time
SUBDIVISIONS = 16
PI_REEL = 3.1415926535897932
class Point:
def __init__(self, x, y):
self.x = x
self.y = y
def distance(a, b):
return math.sqrt((b.x - a.x)**2 + (b.y - a.y)**2)
def milieu(a, b):
return Point((a.x + b.x) / 2, (a.y + b.y) / 2)
def prolonge(o, p):
norme = math.sqrt(p.x**2 + p.y**2)
return Point(p.x / norme, p.y / norme)
def calcule_arc(a, b, niveau):
if niveau == 0:
return distance(a, b)
else:
c = milieu(a, b)
d = prolonge(Point(0, 0), c)
return calcule_arc(a, d, niveau - 1) + calcule_arc(d, b, niveau - 1)
a = Point(1, 0)
b = Point(0, 1)
start_time = time.time()
longueur_arc = calcule_arc(a, b, SUBDIVISIONS)
pi_estime = longueur_arc * 2
elapsed_time = time.time() - start_time
print(f"Estimation de Pi avec {SUBDIVISIONS} subdivisions :")
print(f"Pi estimé : {pi_estime:.16f}")
print(f"Pi réel : {PI_REEL:.16f}")
print(f"Différence: {abs(pi_estime - PI_REEL):.16f}")
print(f"Temps d'exécution : {elapsed_time:.6f} secondes")
Résumé : avec uniquement les moyens du bord, on peut donc définitivement conclure que non, Pi n’a pas 285 au lieu de 653 à partir de la 7ème décimale.
(et si je peux me permettre, on ne fait pas cela pour les absents, mais bien pour les éventuels lecteurs du forum qui y trouveraient un intérêt)
#218 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » 3.141592 285 au lieu de 3.141592 653 » 30-09-2024 23:29:20
Bonjour
Ta méthode revient à compter les points à coordonnées entières dans le disque de rayon $n$, et on peut montrer que ce nombre est équivalent en l'infini à $\pi \times n^2$.
Sinon, concernant l'argument d'autorité, je ne suis pas d'accord, puisque les mathématiques reposent sur des démonstrations que tout le monde peut étudier et vérifier, et pas sur la confiance qu'il faudrait avoir envers untel ou untel qui ferait autorité. L'argument d'autorité en maths, ce serait par exemple le fait de présenter telle propriété comme évidente à un public qui ne la trouverait pas évidente, ou énoncer des faits mathématiques sans justification.
Bonsoir,
On peut aussi le faire en flottant vu qu’il s’agit avant tout de calculer une surface. Je me suis amusé à implémenter ce que j’avais écrit, à savoir partir d’un quart de cercle centré dans un coin sur un carré unité et subdiviser si nécessaire. Première étape, quatre carrés de taille 1/4. Deuxième étape, seuls les carrés sur la frontière sont subdivisés, taille de chacun 1/16. Étapes suivantes même chose, subdivision des carrés sur la frontière (coins opposés dans et hors du cercle) pour obtenir successivement des carrés de taille de 1/64, 1/256, 1/1024, etc. Il s’agit finalement de sommer des fractions de plus en plus petites et ça marche très bien.
Pour les aficionados, le code C ici :
#include <stdlib.h>
#include <math.h>
#include <time.h>
#define PI 3.14159265358979323846
#define MAX_DEPTH 8
double total_area = 0.0;
// Fonction pour verifier si un point est dans le cercle
int IsInCircle(double x, double y) {
return (x * x + y * y <= 1.0);
}
// Fonction recursive pour subdiviser et calculer l'aire
void SubdivideSquare(double x, double y, double size, int depth) {
int corner1 = IsInCircle(x, y);
int corner2 = IsInCircle(x + size, y + size);
if (corner1 && corner2) {
// Le carre est entierement dans le cercle
total_area += size * size;
} else if (corner1 || corner2 || IsInCircle(x + size, y) || IsInCircle(x, y + size)) {
// Le carre est partiellement dans le cercle
if (depth < MAX_DEPTH) {
double new_size = size / 2;
SubdivideSquare(x, y, new_size, depth + 1);
SubdivideSquare(x + new_size, y, new_size, depth + 1);
SubdivideSquare(x, y + new_size, new_size, depth + 1);
SubdivideSquare(x + new_size, y + new_size, new_size, depth + 1);
} else {
// Atteint la profondeur maximale, estimer l'aire
total_area += size * size / 2;
}
}
}
int main() {
clock_t start, end;
double cpu_time_used;
// Demarrer le chronometre
start = clock();
// Commencer avec un carre de cote 1
SubdivideSquare(0, 0, 1, 0);
// Calculer l'estimation de Pi
double pi_estimate = total_area * 4;
// Arreter le chronometre
end = clock();
cpu_time_used = ((double) (end - start)) / CLOCKS_PER_SEC;
// Afficher les resultats
printf("Estimation de Pi : %.15f\n", pi_estimate);
printf("Valeur reelle de Pi : %.15f\n", PI);
printf("Difference : %.15f\n", fabs(pi_estimate - PI));
printf("Temps d'execution : %f secondes\n", cpu_time_used);
return 0;
}
Suffit de le coller en remplacement dans la fenêtre de gauche > par exemple ici < et de presser [Execute] au dessus pour tester différentes niveaux de précision en changeant la valeur de #define MAX_DEPTH 8 au début du code. Attention, chaque niveau supplémentaire double le temps d'exécution, et au delà de 26 (11 décimales exactes en 5 secondes) ça s'effondre à cause des limitations internes...
Et tiens, puisque j’y suis, j’ai écrit une bêtise avec mon « $\pi ^{2}$ donc $\pi$ » puisque la surface d’un cercle c’est $\pi r^{2}$ et c’est tout. À noter là encore que c’est une formule tombée du ciel qu’on nous apprend à ânonner depuis tout petit, et je connais très peu de monde capable de la vérifier.
#219 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » 3.141592 285 au lieu de 3.141592 653 » 30-09-2024 14:06:27
faire confiance à ceux qui ont pris le temps de travailler ces questions et d'apprendre les notions qui permettent de les comprendre (arc-tangente, développement limité par exemple).
Bonjour,
C’est ce que j’appelle l’argument d’autorité, il y en a qui savent, donc ne la ramenez pas.
Perso je préfère faire autrement, par exemple en considérant un cercle de rayon $\dfrac{n}{2}$ sur une grille de $n\times n$ points. On compte chaque point dont la distance au centre est égale ou inférieure au rayon, ce qui en pratique ne fait intervenir qu’un décompte et des carrés, on obtient un rapport de surface entre la grille et les points tombés dans le cercle, qui nous donne $\pi ^{2}$ donc $\pi$. Finalement plus précis que Monte-Carlo, et programmé en C sur ma bécane cela donne :
Entrez le rayon du cercle : 100000
La valeur approximative de Pi est : 3.141592693200
Temps d'exécution : 10.013 secondes
7 décimales exactes en une dizaine de secondes, c’est pas mal et cela répond à la question puisque j’obtiens bien 3,141592 6… plutôt que le 3,141592 2… proposé par le demandeur. Je peux même vérifier le truc avec une décimale de plus :
Entrez le rayon du cercle : 500000
La valeur approximative de Pi est : 3.141592656816
Temps d'exécution : 246.44 secondes
3,141592 65… Même s’il est possible d’améliorer (1/4 de cercle, subdivision des carreaux au niveau des frontières tout ça) et aller encore plus loin je suis satisfait, j’ai pu vérifier de façon expérimentale sans jamais utiliser de fonction trigonométrique ou de formules toutes faites.
#220 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » 3.141592 285 au lieu de 3.141592 653 » 30-09-2024 13:56:03
Va voir là : https://www.youtube.com/watch?v=_BoBYsG5p7o
Le principe n'est pas un argument d'autorité : il s'agit de partir d'un cercle, de l'encadrer entre deux carrés : l'un circonscrit au cercle, l'autre inscrit dans le cercle, puis à l'aide d'une boucle de doubler à chaque tour le nombre de côtés pour encadrer au 1er tour entre deux octogones, au 2e tour entre deux polygones au nombre de côtés doublé à chaque fois
Bonjour,
Oui, sauf qu'il sort d'un chapeau une formule à grand coups de « on peut établir... » et sans montrer comment il y arrive :

En fait le type passe de carrés (ce seront d'ailleurs les seuls dont il détaille les périmètres, trop facile) à des pentagones, puis des hexagones, etc. pour parler d'encadrement, puis s'arrête sur un polygone arbitraire dont on ne sait rien, et nous pond des formules dont on ne sait rien.
Désolé, pour moi cela ne marche pas.
#221 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » 3.141592 285 au lieu de 3.141592 653 » 29-09-2024 20:37:31
Je redonne celle que j'avais indiquée : $\displaystyle \pi = 4 \sum_{k=0}^{+\infty} \frac{(-1)^k}{2k+1}$ qui ne sort pas d'un chapeau... il s'agit "simplement" du développement limité de la fonction $\arctan$ évalué en $1$. Pas besoin de calculer des cosinus ou des sinus, il s'agit simplement de faire la somme de nombres rationnels pour obtenir une approximation de $\pi$.
Bonsoir,
Perso je me suis longtemps amusé avec cette formule et l’ai utilisée pour calculer des milliers de décimales, voir par exemple ici :
https://www.bibmath.net/forums/viewtopic.php?id=16811
N’empêche, je ne sais pas ce qu’est un développement limité, je ne sais pas ce qu’est arc tangente, je ne sais pas comment la trigonométrie permet de passer d’angles à des longueurs et vice-versa en dehors de valeurs simples, je ne sais pas calculer un logarithme, la seule chose que je sache c’est que les décimales données pour Pi ou pour e sont connues et donc à prendre pour vérité immuable ainsi que les formules plus ou moins sophistiquées qui permettent de les calculer.
Maintenant, si vraiment on veut aller au fond des choses, je sais faire. Je pars d’un hexagone formé de six triangles équilatéraux qui approche vaguement le cercle dans lequel il s’inscrit, je divise chacun en deux pour obtenir douze côtés au lieu de six, je suis capable de calculer leur longueur sans jamais passer par autre chose que Pythagore et des triangles rectangles, et avec 24, 48, 96, ... côtés j’arrive à n’importe quelle précision.
Sauf que.
Il me faut alors passer par des carrés (facile) et des racines carrées (difficile) à la chaîne. À la main je sais faire, mais c’est un travail de Titan pour peu de décimales exactes. Et s’il faut passer par une calculatrice, autant presser la touche Pi.
Pour un gamin reste l’expérimentation, on trace un grand cercle et on compte le report de toutes petites longueurs au compas, ou les petits carreaux de la surface sur un quadrillage serré, pour lui dire que finalement c’est comme cela et pas autrement.
Voilà pourquoi je trouve la question excellente. Elle renvoie à essentiellement des arguments d'autorité.
#222 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » 3.141592 285 au lieu de 3.141592 653 » 29-09-2024 17:58:39
Bonjour,
Se pourrait-il que la valeur de pi soit 3.141592285 au lieu de 3.141592653 communément admis.
Car avec le premier tous mes calculs de géométrie sont exacts alors qu'avec le second j'ai des décimales lointaines du type 1.0000024 ?
Je sais que pour calculer pi on utilise la circonférence sur le rayon mais je ne connais pas de formule pour calculer la circonférence autre que celle qui utilise pi.
Pouvez-vous me donner la formule de calcul de pi (sans pi dedans) et me dire s'il serait possible que pi ait la valeur finissant pas 285 ?
Cordialement.
Bonjour,
Je trouve ta question tout à fait excellente.
Effectivement, tout ce que je connais de Pi sont soit des décimales exactes mais sorties d'un chapeau, soit des formules tout aussi invérifiables, genre série de Leibnitz (que j'aime bien, mais aucune idée du pourquoi du comment), soit des calculs prêtés à Archimède comme la méthode des polygones mais faisant hélas appel à des calculs de sin et de cosinus, donc des valeurs sorties d’un chapeau (ou d’une calculatrice, c’est la même chose), cherchez l'erreur.
Bref, calculer Pi en utilisant Pi ce n'est pas très sérieux, d’où la pertinence de ta question à mes yeux. (à noter que je ne sais pas faire)
#223 Re : Entraide (supérieur) » Approche logico-algébrique vulgarisée des complexes » 24-09-2024 20:22:47
Vous cherchez quoi au juste ?
Je cherche à satisfaire ta demande d’avis en faisant état des pensées qui me traversent quand je parcours les différentes interventions sur ce fil. C’est, je crois, ce que tu attendais, un ton courtois mais sans complaisance sur le sujet qui te préoccupe.
Sur ce, bonne soirée, et bonne continuation aussi.
#224 Re : Entraide (supérieur) » Approche logico-algébrique vulgarisée des complexes » 24-09-2024 20:20:33
Ernst a écrit :la prétention de pouvoir s’en passe
C'est factuellement faux, pourquoi ce mensonge puisque j'ai dit le contraire, à savoir que j'intégrerai justement les remarques, même celles qui ne me plaisent pas toujours tout de suite ?
Bonsoir Reouven,
Je me suis sans doute mal exprimé.
Dans mon esprit, il existe tout un corps professionnel de mathématiciens de très haut niveau qui ont développé des méthodes et des théories d’une efficacité absolument indéniable. Actuellement je leur dois mon PC, ma fibre, les images générées numériquement, jusqu’au code informatique avec lequel je m’amuse actuellement. On est là dans des mathématiques de très haut niveau dont je n’appréhende même pas les fondements, et dont aucune vulgarisation ne permet d’en présenter la rigueur et l’exigence.
Dans mon esprit toujours, la production de ces experts passe par une structure de formation extrêmement élaborée, qui va de la manipulation des petits objets en plastique coloré utilisés en primaire jusqu’aux études complètement hermétiques de la recherche théorique.
Dans mon esprit encore, penser une seule seconde qu’on peut faire mieux ou qu’on peut faire autrement que ce qui se fait actuellement dans le cursus scolaire sans être soi-même qualifié dans le domaine, c’est-à-dire spécialisé tout à la fois dans le domaine pédagogique et dans le domaine mathématique, c’est avoir une certaine prétention, celle qu’il est possible de faire mieux que les professionnels en place.
Voilà, c’était cela mon propos, un certain détachement devant ce « il n’y a qu’à, faut qu’on… » dont je ne suis pourtant pas le dernier à abuser, autant le dire aussi.
#225 Re : Entraide (supérieur) » Approche logico-algébrique vulgarisée des complexes » 24-09-2024 19:00:59
évitez, s'il vous plait, un flood, qui pourrait finir par vraiment embêter tout le monde là, je pense, que vous en êtes proche déjà.
Bonjour,
Pas d'accord, ses interventions me sont précieuses par la maîtrise qu'elles témoignent du sujet. Ce n’est certes pas moi qui peut déclarer qu’on est ici plus proche de l’amateurisme que de la rigueur, ce n’est pas mon domaine.
Ce que je trouve intéressant, dans cette histoire comme dans tant d’autres du même genre, c’est cette défiance envers l’autorité (le professionnel on va dire) et la prétention de pouvoir s’en passer.
Faut dire aussi que par le biais de systèmes d’évaluation, nous sommes tous invités à juger au quotidien un produit, une nourriture, un médecin, un service, etc. alors normal qu’au bout d’un moment, on finisse par se trouver soi-même tout à fait compétent dans tous les domaines.
D’ailleurs moi-même, je...







