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#101 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Des chapeaux et des hommes » 26-04-2009 17:06:21
Par contre je suis curieux de connaître la méthode de Sam LOYD, parce que la mienne est rapide mais non élémentaire...
#102 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Le jeu de dés du forain... » 26-04-2009 16:51:29
Je ne comptais pas aller plus loin :)
#103 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Des chapeaux et des hommes » 26-04-2009 16:50:25
Re, je brûle de donner la réponse là aussi, mais je vais me retenir ;) du coup. à +
#104 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Le jeu de dés du forain... » 26-04-2009 16:29:27
Salut,
bon, si je comprends correctement l'énoncé, le jeu est favorable au forain et son espérance de gain est de 17/216 (soit environ 0,079) pour une mise unité
++
#105 Re : Entraide (collège-lycée) » Suites : un problème difficile... [Résolu] » 26-04-2009 12:37:55
Salut,
ben c'est bon vous l'avez la solution ! À condition de remarquer que la suite [tex]A_n = U_n-2[/tex] joue un rôle bien particulier.
Elle vérifie en particulier la relation [tex]A_{n+1} = A_n(A_n+1)[/tex] (*).
Le calcul des permiers [tex]A_n[/tex] donne : [tex]A_1=1, A_2=2, A_3 = 6, A_4 = 42, A_5 = 1806[/tex]
Le simple calcul des premières valeurs de [tex]V_n[/tex] permet alors de très bien deviner ce qui se passe, [tex]V_n = \frac{A_{n+1}-1}{A_{n+1}}[/tex].
(pas besoin de passer par [tex]W_n[/tex] pour calculer les premières valeurs de [tex]V_n[/tex] yoshi)
Montrons le proprement maintenant :
* cas de base : n=1.
[tex]V_1 = \frac{1}{U_1-1} = \frac{1}{3-1} = \frac{1}{2} = \frac{2-1}{2} = \frac{A_2-1}{A_2}[/tex]
* étape de récurence :
[tex]V_{n+1} = V_n + \frac{1}{U_{n+1}-1}[/tex]
[tex] = V_n + \frac{1}{A_{n+1}+1}[/tex]
[tex] = \frac{A_{n+1}-1}{A_{n+1}} + \frac{1}{A_{n+1}+1} [/tex] (étape de récurence)
[tex] = \frac{(A_{n+1}-1)(A_{n+1}+1) + A_{n+1}}{A_{n+1}(A_{n+1}+1)} [/tex]
[tex] = \frac{(A_{n+1})(A_{n+1}+1) - (A_{n+1}+1) + A_{n+1}}{A_{n+1}(A_{n+1}+1)} [/tex]
[tex] = \frac{A_{n+2} - (A_{n+1}+1) + A_{n+1}}{A_{n+2}} [/tex] (relation (*) 2 fois)
[tex] = \frac{A_{n+2} - 1}{A_{n+2}} [/tex]
CQFD
++
PS : pardon j'oubliais de conclure :
Ainsi [tex]V_n = 1 - \frac{1}{A_{n+1}}[/tex].
Or [tex]A_n = U_n - 2 \geq n+1[/tex] (pour tout n)
Donc [tex]\left|V_n - 1\right| \leq \frac{1}{n+2} \underset{n \rightarrow +\infty}{\rightarrow} 0[/tex]
D'où [tex]V_n \underset{n \rightarrow +\infty}{\rightarrow} 1[/tex]
Qed.
#106 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Le grenadier et le soldat » 26-04-2009 00:04:31
Re,
tu as juste loupé une phrase Fred : "Supposons que la position initiale du soldat [...] soit paire",
le raisonnement de Damien est nickel
++
#107 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Des araignées et des hommes ... » 21-04-2009 13:15:50
Hello,
Méthode longue mais sans pré-requis.
====================
supposons qu'il existe une configuration telle qu'à chaque moment aucun trou ne soit vide (H0)
I/ Montrons que pour tout trou A, il existe exactement un trou B tel que la distance AB soit minimale.
Supposons le contraire, il existe donc un trou A, tel qu'il y ait au moins deux trous à distance minimale. (H1)
Comme la configuration est telle qu'après le zenith, aucun trou soit vide (par H0), cela signifie qu'il y aura exactement une araignée par trou. L'araignée située dans le trou A ira donc dans un trou, noté B, et y sera seule. Par hypothèse H1, il existe C tel que AB = AC. L'araignée originellement logée dans A pourrait très bien aller dans C, ce qui laisserait le trou B vide. Contradiction : cette configuration n'est pas valide.
Rq : on utilisera désormais I/ implicitement dans la suite, chaque fois qu'on dira que X est le point le plus proche de Y.
II/ Montrons que: pour tout trou A, si B est le trou le plus proche de A, alors A est le trou le plus proche de B.
Par l'absurde, supposons qu'il existe A et B tel que :
* (H2) B est le trou le plus proche de A,
* (H2') A n'est pas le trou le plus proche de B.
Il existe donc, par (H2') un trou C, tel que BC < AB (noté (I1))
L'araignée dans A ira dans B, celle dans B ira dans C.
Comme la configuration est correcte, il existe un trou X, tel que l'araignée dans X ira dans A, ie tel que :
(H2'') A est le trou le plus proche de X.
Par (H2'') et (H2') on sait que X n'est pas B.
Par (H2) on sait alors que AB<AX (noté (I2))
Il y a deux cas:
* Soit X=C, par (H2'') on sait que AX<XB (noté I3) et alors AB<AC (I2), AC<CB (I3) et BC<AB (I1)
==> contradiction
* Soit X!=C, par (H2'') on sait que AX<XC (noté (I3')) et alors AB<AX (I2), AX<XC (I3'), et BC<AB (I1)
ce qui donne : BC<XC, autrement dit l'araignée qui part de C n'ira pas dans X. Celle de A et B non plus. Il existe donc D, tel que l'araignée dans D aille dans X, et la seule possibilité pour que D ne se retrouve pas vide est que celle de C aille dans D. Les araignées suivent donc le circuit A -> B -> C -> D -> X -> A.
Cela signifie que AX<XD<DC<CB<AB, donc AX<AB, contradiction avec (I2)
III/
1/ Prenons un trou quelconque, notons le A et notons B le trou le plus proche de A. Par II/ A est aussi le plus proche de B.
2/ Soit C un trou distinct de A et B, et D le trou le plus proche de C, D est donc distinct de C. Par II/ C est le trou le plus proche de D, donc D n'est ni A ni B. Donc D est distinct de A B et C.
3/ On a un dernier trou E, soit X le trou le plus proche de E. Comme il n'y a que 5 trous, X est forcement A, B, C ou D. Mais par II/ le trou le plus proche de X est E. Or le trou le plus proche de A, B C ou D n'est jamais E.
=> Contradiction.
Conclusion : il n'y a pas de configuration qui convienne.
====================
On peut raccourcir beaucoup le raisonnement en utilisant ses connaissances sur les permutations :
Il suffit de remarquer que I/ rend unique le déplacement des araignées pour une configuration donnée. De plus le fait que la configuration soit correcte fait que ce déplacement est une permutation. On connait le théorème de décomposition des permutations en cycles. Il n'y a pas de 1-cycles car une araignée doit se déplacer. Et il suffit de montrer que lorsqu'on a un k-cycle avec k>2, on a une incohérence (facile : on a une suite d'inégalités strictes). Ainsi cette permutation ne peut être constituée que de 2-cycles, ce qui n'est pas possible pour [tex]\mathfrak{S}_5[/tex]
Cette dernière méthode est d'ailleurs généralisable au cas de [tex]\mathfrak{S}_{n}[/tex] et permet de montrer que si n impair, on n'a pas de solution, et d'exhiber une solution dans le cas où n est pair.
Bon allez, je retourne bosser.
++
#108 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Des araignées et des hommes ... » 21-04-2009 00:49:02
Salut,
Pour, 5 trous, je peux prouver que c'est impossible.
Pour 6 trous, la configuration où on a 3 paires de trous séparés par une distance suffisamment grande (ie strictement supérieure à chacune des distances qui séparent les 2 trous de chaque paire) convient.
++
#109 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Une théorie de la frustration » 16-04-2009 20:32:54
Salut,
malheureusement, le coffre de freddy contient un détecteur de contenu, et en plaçant un autre contenu dans le premier tiroir, tu bloques l'ouverture du second ... dommage.
++
#110 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme : 100 coffres pour 100 mathématiciens » 15-04-2009 17:31:14
Salut,
de deux choses l'une :
Premièrement : il est exact que si un seul se trompe, tous meurent.
Deuxièmement : Il y existe bel et bien une stratégie, à laquelle les personnes ayant tenté de résoudre l'énigme étaient presque arrivés, il suffit de compléter le post #26 par mon commentaire #30 ....
++
#111 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Le grenadier et le soldat » 13-04-2009 23:29:47
Bravo ! On peut faire légèrement mieux et ne tirer que 6 grenades...
#112 Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Le grenadier et le soldat » 13-04-2009 10:22:18
- Barbichu
- Réponses : 7
Bonjour,
Un grenadier est face à 5 trous, alignés de gauche à droite devant lui.
Il désire éliminer un soldat, qui se cache dans l'un des 5 trous.
Le soldat peut passer d'un trou à l'autre sans que le grenadier ne le voit.
Il se déplace systématiquement d'un trou à un trou directement voisin chaque fois qu'une grenade vient d'exploser.
Y a-t'il une stratégie qui permette au grenadier de tuer le soldat ?
Si oui laquelle, sinon pourquoi ?
Enjoy
#113 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » La pesée magique ... » 13-04-2009 10:12:09
Salut,
Puisque freddy à l'air fada d'énigmes tordues, je vais le laisser regarder, sachant que vous étiez quand même à deux doigts de la réponse...
Quant aux poids ou masses, sur terre, à un coefficient 9,81m/s² près, quelle différence ? De plus, si on connaît les poids (resp. masses.) étalon, on connaîtra le poids (resp. la masse) de l'objet.
Bon je vais poster une petite énigme qu'un ami m'a posé il y a peu.
++
#114 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » La pesée magique ... » 13-04-2009 00:49:39
Salut,
Je prends les poids 1, 3, 9 et 27.
En fait en étant un peu plus subtil, si je prends les poids 2, 6, 18 et 54, je peux même déterminer une masse entière comprise entre 1 et 81, si je sais qu'elle est entière et comprise entre 1 et 81.
++
#115 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » trois géants » 12-04-2009 13:01:21
Salut,
ça y est j'y suis :
On numérote les géants de 1 à 3.
I/ On pose à 1 la question suivante:
- "Est-ce que da est la réponse à la question : que répondrais-tu si on te demandais si 3 répond aléatoirement ?"
Si la réponse est da, on pose X=2 et Y=3, sinon on pose X=3 et Y=2.
À ce point là, soit 1 est aléatoire, soit c'est Y qui l'est, on vient donc de déterminer que X ne l'était pas.
II/ On pose donc la question suivante à X :
- "Est-ce que da est la réponse à la question : que répondrais-tu si on te demandais si Y répond aléatoirement ?"
Si la réponse est da, on sait alors que Y répond aléatoirement, on pose alors A=X, B=1, et C=Y
Sinon, on sait que c'est 1 qui répond aléatoirement, on pose donc A=X, B=Y et C=1
À ce point là A et B répondent en disant soit tout le temps la vérité, soit en mentant tout le temps.
Et C répond toujours aléatoirement.
III/ Enfin, on pose la question suivante à A(=X) :
- "Est-ce que da est la réponse à la question : que répondrais-tu si on te demandais si tu dis la vérité ?"
Si A répond da, alors A dit la vérité, B ment et C répond aléatoirement
Sinon, A ment, B dit la vérité et C répond aléatoirement.
++
#116 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Magret de canard ... » 11-04-2009 19:49:44
Salut,
Je dirais que 2 et 4 sont non comestibles.
Si 1 voit deux fois la même couleur sur 2 et 3, il va aller se réfugier. Du coup, 2 saura qu'il a la même couleur que 3 et ira se réfugier.
Si 1 ne se réfugie pas, c'est que 2 et 3 n'ont pas la même couleur, donc 2 saura qu'il a la couleur inverse de celle de 3 et ira se réfugier.
Quant à 4, il n'a qu'à se regarder dans la mare ;-)
++
#117 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » La seconde inconnue ... » 11-04-2009 15:51:32
Salut,
Connaissant S et P, les deux nombres à retrouver se calculent facilement comme solutions de l'équation x²-Sx+P = 0
Mais là n'est pas le problème (mis à part qu'à S et P fixé, on sait que la solution est unique à permutation près), car nous ne connaissons ni P ni S...
Le problème est de se rendre compte que chacune de leur phrase communique en fait une information sur l'unicité du problème qu'ils rencontrent :
* Lorsque Patricia dit qu'elle ne peut pas répondre, il faut comprendre qu'en connaissant son propre nombre P (le produit), elle n'a pas de solution unique, il existe donc plusieurs couples (x,y) différents (à permutation près) tels que P=x*y. (Rq : c'est plus fort que juste "ne pas être le produit de deux nombres premiers" : par exemple, P=2*3*99 ne mène qu'à une solution qui est (6,99))
De plus, Sophie aurait pu le parier, ce qui veut dire que, quelque soit la façon de décomposer la somme S=x+y en a+b, on ne peut pas retrouver de manière unique a et b à partir de a*b.
On ne garde donc que l'ensemble E1 des couples (x,y) (x<=y), tels que pour tout a et b tels que a+b=x+y et a<=b, il existe (c,d) avec c<=d tel que a*b = c*d sans que a=c et b=d.
* Puisque Sophie ne peut pas trouver, on ne garde que l'ensemble E2 des couples (x,y) de E1, tels qu'il existe (z,t) dans E1 tel que (z,t) != (x,y) et z+t=x+y.
* Lorsque Patricia anonce qu'elle a trouvé, cela signifie qu'il existe un unique élément (x,y) de E2 tel que P=x*y. Soit E3 l'ensemble des éléments (x,y) de E2 verifiant la propriété : pour tout (z,t) dans E2, si z*t=x*y alors (x,y) = (z,t)
* Lorsqie Sophie annonce qu'elle a trouvé, cela signifie qu'il existe un unique élément (x,y) de E3 tel que S=x+y. Soit F l'ensemble des éléments (x,y) de F verifiant la propriété : pour tout (z,t) dans F, si z+t=x+y alors (x,y) = (z,t)
Miracle, F ne contient que le couple (4,13), la solution existe et est unique.
----------------------------------------------------
Vérifions à la main que c'est bien une solution :
Patricia a 52 et Sophie 17.
Patricia hésite entre {2,26} et {4,13} => Elle ne sait pas
Sophia hésite entre {2,15} {3,14} {4,13} {5,12} {6,11} {7,10} {8,9}
Donc elle sait que Patricia a 30 ou 42 ou 52 ou 66 ou 70 ou 72.
Et elle voit alors que Patricia ne peut pas déterminer.
(30 = 2*15 ou 6*5, 42 = 3*14 ou 6*7, etc ...)
De plus elle non plus ne peut pas le déterminer
Patricia voir que si c'était {2,26} la solution, Sophia aurait 28, et envisagerait {5,23} comme solution, or P=5*23 mènerait directement à {5,23} comme solution et donc Sophia n'aurait jamais pu parier qu'elle ne pourrait pas trouver.
Donc Patricia sait que la solution est {4,13}, et répond qu'elle peut déterminer
Enfin, Sophia envisage toutes les solutions possibles :
* Patricia a 30 => elle ne peut pas deviner une valeur que Sophia sait correcte.
* Patricia a 42 => elle ne peut pas deviner ...
* Patricia a 52 => elle peut trouver que c'est {4,13} !!!!!
* Patricia a 66 => elle ne peut pas deviner ...
* Patricia a 70 => elle ne peut pas deviner ...
* Patricia a 72 => elle ne peut pas deviner ...
Et elle aboutit au fait que 52 est la seule valeur à partir de laquelle Patricia aurait pu trouver.
Donc {4,13} est la seule solution pour Patricia et Sophia
(Quand à nous, nous avions déjà constaté que c'était vrai, et aussi que c'était la seule paire qui convenait !)
----------------------------------
Problème très amusant. Et ça marche effectivement pour 400 au lieu de 100.
++
#118 Re : Entraide (supérieur) » Réduction simultanée [Résolu] » 15-03-2009 16:46:20
Salut,
C'est un problème pas vraiment évident, mais seulement parce qu'il ne faut pas se mélanger les pinceaux dans les objets utilisés et lever un maximum les ambiguïtés qui planent sur les notation ...
La solution découle du théorème de diagonalisation des matrices symétrique en base orthonormée. Tout le boulot consiste à la faire apparaître la-dite matrice symétrique ...
Au passage, il y a déjà un problème de notation ici : si f est une forme bilinéaire symétrique, il ne convient pas de la noter avec un seul argument (sauf si tu considères l'application linéaire associée de E dans E* ... mais alors attention : les crochets représentent les crochets de dualité et non le produit scalaire!)
++
#119 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Le calcul de Flavius » 21-01-2009 01:50:52
Salut,
je n'ai vraiment pas le temps de m'attarder, mais voila de quoi alimenter votre débat :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Algorithme … iplication
Paragraphe : "Multiplication rapide"
enjoy
++
#120 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 14-01-2009 12:43:37
Salut
Je ne dis pas "ce qu'il faut dire" ou "ne pas dire", je dis "ce qui est défini" ou "pas défini".
C'est une notion incontournable. Si ça ne te va pas tu considéra donc que je peux dire la phrase suivante sans poser de problèmes de compréhension : "ce matin j'ai arfé un pomme, puis j'ai utjé un bojarlo".
1) Si un ensemble contient "une infinité" d'éléments, quelle est la taille d'un seul élément de cet ensemble ?
Je ne peux pas répondre directement à cette question : le mot taille n'est pas défini.
C'est comme si tu me demandais de quel oualouk est ma chemise ?
Si par taille d'un élément x tu entends son cardinal, la réponse est n'importe lequel.
Si par taille d'un élément x, tu entends le cardinal du singleton {x}, la réponse est 1.
Si par taille d'un élément x, tu entends la mesure de {x}, ça dépend de ta tribu et de ta mesure.
Si tu entends autre chose, merci de préciser.
2) Si N est "infiniment" plus grand que tout entier fini, il s'ensuit qu'aucun entier fini ne peut dénombrer N. Dans ce cas, pourquoi N est-il dénombrable ? Et par QUOI l'est-il ?
"Dénombrable par" n'est pas défini non plus à ma connaissance.
C'est comme si je te disais : "J'ai trop chaud par radiateur"
Dénombrable signifie "en bijection avec N"
Définition équivalente : E est dénombrable si à chaque entier on peut associer un unique élément de E et vice et versa.
La dénombrabilité de N est alors triviale : à chaque élément de N, on associe lui même (et vice et versa).
NB : Si malgré tout, je donne le sens suivant à "dénombrable par" (notation locale à ce message)
"E dénombrable par F" signifie "E en bijection avec F". Alors on peut dire que N est dénombable par ... lui-même.
3) Si un irrationnel quelconque a "une infinité" de décimales, quel est son successeur ?
Là encore, la notion de successeur n'est pas définie pour un réel quelconque.
C'est comme si je disais, en désignant un bol de semoule : "quel est le successeur de ce grain de semoule ?"
Malgré tout on peut éventuellement défini le successeur d'un réel x par s(x) = x+1.
À ce moment là, le successeur de \pi est \pi + 1.
Au final, je ne peux répondre directement à aucune de tes interrogations et personnes ne le pourra.
Pourquoi ? Tu utilises des mots qui n'ont pas (encore) de sens dans le contexte étudié.
e n'est pas à moi de créer les définitions pour toi : je ne peux pas trouver celles auxquelles tu pouvais penser. J'ai pourtant essayé, mais sans "ta définition", tes questions resteront incomplètes et à question incomplète, réponse incomplète ...
++
#121 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 13-01-2009 15:44:35
Salut sinuspax,
Je vais prendre ton message en partant de la fin.
Je pense que les mathématiques (comme la philosophie et les arts) sont surtout une affaire de représentation. Quelque chose de vrai exprimé dans un code inadapté paraîtra "faux". Inversement, quelque chose de faux exprimé dans le bon code pourra paraître "vrai".
C'est pour cela qu'il existe une représentation des mathématiques dans laquelle tout ce que l'on peut écrire est vrai. L'étude de ce phénomène est un des buts de la logique mathématique, qui s'efforce de formaliser les mathématiques et en tire des propriétés sur la structure des représentation, mais aussi sur leur interprétation.
C'est à partir d'une formalisation à l'extrême que l'on construit la théorie des ensembles moderne (ZF). Et dans cette théorie, la notion d'infini apparaît comme une définition d'un phénomène (le fait de ne pas être équipotent à un ordinal fini).
En admettant que l'ensemble R soit valide (encore une fois, il faut partir d'un infini "absolument" infini)
Oui, il est "valide", ou plutôt défini très formellement par une construction bien connue et sûre. Pas besoin de se poser de questions sur l'infini pour vérifier une telle définition, il suffit d'appliquer des définitions et propriétés qui remontent toutes aux axiomes de la théorie des ensembles.
il y a le problème des successeurs. Le successeur de PI, par exemple, a les mêmes décimales que PI (toujours dans ce concept d'infini). Peut-être qu'une démo existante prouve qu'ils sont différents, mais pas l'observation. Si les réels appartiennent à un ensemble, il faut abandonner dans ce cas le principe de successeur/prédécesseur, qui est une propriété de N.
La fonction successeur est un symbole de l'arithmétique de Peano.
En théorie des ensembles elle [la fonction successeur] est définie pour avoir un sens pour les ordinaux (/!\ ce n'est pas un symbole, mais une construction).
Et par contre cette fonction n'a absolument aucun sens pour les réel.
Autrement dit : la fonction successeur connue pour l'arithmétique ne s'applique pas aux les réels.
Par "dénombré par un entier" j'entendais évidemment "fini". Aucun entier fini ne peut dénombrer Aleph-0 (= 1 suivi d'une infinité de zéros). Ou, dit autrement, Aleph-0 n'appartient pas à N. Dans ce cas, comment peut-il être le cardinal de N ?
"Transfini" est juste un mot pratique pour qualifier des "entiers infinis". Or, un entier infini n'appartenant pas à N, comment peut-il "dénombrer" N ?
Par définition : Aleph0 = omega = N = ensemble de tous les ordinaux finis (rien à voir avec "1000...") = ensemble de tous les entiers naturels
Par définition : Card E = unique cardinal équipotent à E (pas seulement entier donc !)
Application : Card N = unique cardinal équipotent à N = N = Aleph0
"Entier infini" n'a aucun sens, on dit "ordinal transfini", le mot "entier" (ou plutôt "entier naturel") est réservé à un "ordinal fini".
Par définition : dénombrable = équipotent à N
On en déduit que si E dénombrable, alors il est équipotent à N, donc son cardinal est celui de N, c'est à dire Aleph0.
C'est bon ?
++
#122 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 11-01-2009 19:20:30
Salut
Et merci à tous de vos réponses. Je sais que la diagonale de Cantor prouve quelque chose, mais pas forcément ce qu'on voudrait qu'elle prouve, à savoir qu'il existe un ensemble plus grand que N. Pourquoi conclure du fait qu'il est impossible de ranger les réels dans une liste quelconque, pourquoi conclure de ce fait qu'il existe un ensemble R "plus grand" ? Cet ensemble a-t-il un sens en tant qu'ensemble ?... Et s'il n'en avait pas ?
Oui, cet ensemble peut être construit, j'ai donné à tibo le principe de la démonstration sur ce même forum ( http://www.bibmath.net/forums/viewtopic.php?id=2141 ) il y a peu de temps
et la page http://fr.wikipedia.org/wiki/Constructi … bres_réels l'explique également.
Ensuite l'argument de Cantor est un raisonnement par l'absurde. Il dit que si on arrivait à énumérer tous les éléments de [0,1], on pourrait s'en servir construire un nouveau nombre réel (non présent dans l'énumération), ce qui est contradictoire avec le fait qu'on ait pût tous les énumérer.
R n'est donc ni fini, ni équipotent à N, il ne peut donc s'injecter dans N (alors que N s'injecte dans R).
R est donc "strictement plus gros"
Ne peut-on classer les réels autrement, par segmentation croissante, mais toujours dénombrable ?
Ce dernier résultat prouve que non ...
Est-il logique que Aleph-O ne puisse être dénombré par aucun entier ?
Par "dénombré par un entier", tu entends "fini" ?
Aleph-0 est le cardinal de N, il est dénombrable, pourquoi serait-il fini ? Quel rapport avec R ?
Comment le cardinal de N, indénombrable ("transfini"), peut-il être le cardinal d'un ensemble dénombrable ?
"transfini" ne signifie pas indénombrable. C'est l'adjectif qui qualifie les ordinaux/cardinaux qui ne sont pas finis.
En particulier le plus petit cardinal transfini est aleph-0 qui est dénombrable.
N'y a-t-il pas là une simple extrapolation de la part de Cantor ?
La démonstration de Cantor a été vérifiée et revérifiée depuis, c'est une valeur sûre.
J'aimerais des réponses claires et précises à ces questions, non dictées par l'école mais par la raison.
J'espère que ça te convient.
++
#123 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 11-01-2009 01:57:38
Salut,
De toute façon ce ne sont que des concepts ou des images pour cerner la réalité, on ne leur en demande pas plus.
Euh, on demande d'un concept qu'il soit parfaitement défini, avant de commencer à l'exploiter sérieusement.
Et si on ne sais pas, ou si on ne veut pas le faire, on dit au moins quelles propriétés vont être utilisées.
Pour montrer que R est dénombrable, il suffit de constater que la diagonale est fausse, on peut considérer qu'elle peut être mise sous forme de syllogisme.
Ce que tu dis est un sophisme. Prouver que la preuve d'une proposition A est fausse ne permet pas de prouver que A est fausse !!!!
Soit une liste de nombres appartenant à un ensemble (D,Q,R ou un sous ensemble de R) dans [0,1]
Le nombre créé à partir de la diagonale est aléatoire par construction, il ressemble à un élément de R
Si les nombres de cette liste ressemblent à des nombres aléatoires alors cet ensemble est non dénombrable.Même s'il n'y a aucune corrélations, c'est la preuve de Cantor.
C'est marrant, cette preuve n'a rien à voir avec celle que je connais...
Il n'est pas question d'aléatoire normalement ....
L'autre preuve, je l'ai donné à Barbichu, je sais qu'il me répondra donc je n'ai juste qu'à attendre, je lui laisse le temps.
Celle dont j'ai donné une preuve du contraire dans mon message #31 ??
Ces articles ne sont pas des articles de math, mais des articles sur l'histoire de maths, ce qui est fondamentalement différent. Et ils ne corroborent aucune de tes théories.
NB pour sinuspax :
Je suis en accord avec la réponse de Regala : à partir du moment où tu peux construire R, tu obtiens la preuve qu'il existe des ensembles indénombrables.
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#124 Re : Entraide (supérieur) » Probabilité [Résolu] » 07-01-2009 17:28:54
Salut,
Je n'ai pas beaucoup plus cherché, mais j'ai séché.
Cléo tu as la réponse ?
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#125 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 07-01-2009 17:12:58
Salut,
je relève de nombreuses contradictions dans ton discours.
Je ne sais pas exactement ce que tu entends par ton rituel "on ne peut pas atteindre l'inifini".
Je vais cependant l'interpréter dans la suite.
Chercher l'intervalle le plus petit n'a pas de sens, c'est un segment, on peut toujours le diviser par 1000 et sans fin, donc impossible à calculer
"diviser sans fin ?" => impossible "on ne peut pas atteindre l'inifini"
Un intervalle est strictement supérieur à zéro, deux nombres dont le premier milliard de décimales est commun ont la suite de leurs décimales différente jusqu'à l'infini, condition suffisante pour la preuve : (i>0) l'infinité des décimales communes ne peut pas être atteint, on atteint pas l'infini.
L'argument ne me convainc pas.
Dans l'intervalle [0,1] la somme des intervalles i1+i2+i3+...i[tex]\infty[/tex]=1
Comment peux-tu exhiber une infinité d'intervalles alors que tu ne te permets pas d'"atteindre l'inifini".
Le nombre d'intervalles est un entier.
Mais ???? Comment peux-tu dire qu'il y en a un nombre entier, alors tu viens d'en "compter" une infinité ... (tu es bien allé jusqu'à i[tex]\infty[/tex] que je sache)
Bon supposons quand même (pour finir la critique de ton message) qu'il y en ait un nombre entier et tout et tout ...
Ce nombre est aussi celui des points à un près.
Le segment 1 divisé par le nombre de points (-1) donne l'intervalle moyen (rationnel)
Le segment 1 divisé par l'intervalle moyen donne le nombre de points à un près.
Comme on connait le segment et que l'intervalle moyen est borné, on peut borner le nombre de points.
Cf ma dernière ligne
L'intervalle moyen im>0
soit p le nombre de point, p=[tex]\frac{1}{im}=\infty[/tex]dénombrable
QUOI ? im < 0 implique que 1/im est réel, un point c'est tout ...
Rien d'infini (que tu ne peux pas atteeindre d'ailleurs)
p est le nombre de réels sur l'intervalle [0,1]
NON, p est le nombre d'extrémités de tes intervalles (dont tu dis qu'ils sont finis), tu n'as jamais dit que tu considérais les intervalles entre TOUS les points de [0,1].
Et si c'est ce que tu voulais dire, comment peux-tu affirmer qu'il y en a un nombre fini sans le démontrer !!! Et comment le définis-tu (car ça pose un VRAI problème)
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