Forum de mathématiques - Bibm@th.net
Vous n'êtes pas identifié(e).
- Contributions : Récentes | Sans réponse
#26 Re : Café mathématique » Toujours plus fou, toujours plus loin » 04-11-2022 19:10:38
Oh ! La droite des milieux ça me parle ! J'ai eu ça en quatrième avec un professeur proche de la retraite. J'en ai plus jamais entendu parler ensuite. Du coup j'ai zieuté et apparemment deux triangles sont semblables si leurs angles sont égaux et les côtés proportionnels. Eh bien, soit j'ai vraiment pas écouté le cours qui en parlait soit j'en ai juste jamais entendu parler, car ça ne me dit absolument rien !
J'ai effectivement vu ces configurations de triangles que tu as réalisé. J'en ai gardé un vague souvenir car comme dis l'autre jour, j'ai jamais compris grand-chose en géométrie (c'était assez mystique pour moi... à base de beaucoup de "on voit que").
J'ai regardé ton cours et tes exercices corrigés sur le théorème de Thalès c'est vraiment très instructif et ça me ramène quelques années en arrière, quand je comprenais à peu près rien à ce qui se passait sur ces satanées figures ! Étrangement tout me parait beaucoup plus limpide maintenant ! Sans doute l'effet d'être devenu adulte, posé et de prendre le temps de comprendre ; vu que je suis moins dans l’immédiateté.
J'aime énormément ce que tu as fait pour le problème numéro 2 de la fiche que tu m'as envoyée ! La distinction entre le raisonnement géométrique et le raisonnement trigonométrique. D'ailleurs, quelle que soit l'approche choisi, il est être traitre ! Il semble court et pourtant il met en jeu beaucoup de notions ainsi qu'un long raisonnement. Je me demande bien quelle proportion d'élève y arrive : je sais que moi j'aurais lamentablement échoué, car je n'aurais jamais pensé à utiliser les deux approches pour réduire drastiquement la difficulté...
Pour le site, si tu cliques sur le lien du livre qui t'intéresse disons "Lebossé-Hémery, Arithmétique et travaux pratiques. Sixième (1962)" ici, tu te retrouves sur une page dédiée. Soit la page contient toutes les pages du livre en question soit tu cliques sur "Lien de téléchargement" comme c'est le cas dans notre exemple.
Tu arrives alors (dans notre exemple) sur cette page (c'est une image ici), il ne te reste alors plus qu'à sélectionner ce que tu veux et cliquer sur télécharger.
#27 Re : Café mathématique » Niveau réel des têtes de classe des "grosses" prépas » 04-11-2022 18:59:25
M'est avis que tu te prends trop la tête et que tu perds trop d'énergie dans ces futilités au lieu de bosser ton cours et tes feuilles d'exercices afin d’augmenter ton niveau.
#28 Re : Entraide (collège-lycée) » Nombres complexes » 04-11-2022 18:29:53
Bah t'as pas assez essayé.
#29 Re : Entraide (collège-lycée) » Nombres complexes » 04-11-2022 18:25:54
Si j'ai bien compris ce que tu demandes (j'ai eu du mal à décoder alors je me trompe peut-être) il suffit de vérifier si $\mathrm{BF}=\mathrm{BE}$.
#30 Re : Programmation » P=NP résolu » 03-11-2022 16:38:40
D'un autre côté ce que tu écris n'a aucun sens... de plus croire que ton raisonnement digne d'un enfant de 12 ans a échappé aux plus grands mathématiciens de ce siècle... Pauvre humanité étant obligé de se farcir un bien piètre Dieu des Mathématiques.
En même temps, comment espérer quoi que ce soit d'aussi intelligent que ceci d'une personne avec 12 ans d'âge mental ?
#31 Re : Programmation » P=NP résolu » 03-11-2022 16:19:36
On nage en plein dans la c****rie. C'est ahurissant.
#32 Re : Programmation » P=NP résolu » 03-11-2022 14:54:50
Vous avez bien raison Hamma50 et m'avez convaincu, tous ces professeurs d'universités ne sont que des charlatants. Espérons-tous qu'un jour quelqu'un arrive à se hisser plus haut que ces derniers afin de se rapprocher de votre niveau et se rende ainsi compte de votre génie afin de vous faire briller autant que vous le méritez, Ô Dieu Suprême des Mathématiques.
#33 Re : Programmation » P=NP résolu » 03-11-2022 14:30:12
Alors que nous autres sur ce site ne comprenions rien, je veux bien le croire… mais alors pourquoi aucun des (très) nombreux "professeurs d'universités […] qui sont partout dans le monde" à qui vous avez envoyé vos travaux n'ont nulle part parlé de vous, Ô Dieu des mathématiques Hamma50 ?
#34 Re : Entraide (collège-lycée) » Majorer une suite en terminale » 03-11-2022 14:07:38
Je me disais bien que ça semblait étrange. x)
#35 Re : Entraide (collège-lycée) » Majorer une suite en terminale » 03-11-2022 14:03:40
J'ai pas vérifié mais les bornes de l'intégrale sont-elles vraiment des fractions ?
#36 Re : Entraide (collège-lycée) » Majorer une suite en terminale » 03-11-2022 13:07:29
Bah... après on a pas l'exercice exact, juste la lacunaire retranscription de Dinoravaje. J'ose donc imaginer que soit l'astuce a déjà été donné en cours, soit qu'une indication se trouve dans l'énoncé. Dans le cas contraire, c'est un exercice brutalement infaisable, oui. Du moins, sans s'amuser à faire des exercices dans des livres qui préparent à la prépa ou autre.
#37 Re : Entraide (collège-lycée) » Majorer une suite en terminale » 03-11-2022 12:39:23
Bonjour Fred,
Si l'exercice est bel et bien comme Dinoravaje nous l'a écrit, c'est-à-dire sans indication, peut-être que son professeur a déjà donné cette "astuce" en cours ?
#38 Re : Programmation » P=NP résolu » 03-11-2022 12:36:55
Pourquoi n'entendons-nous donc parler nul part du Dieu des mathématiciens Hamma50, si c'est le cas ?
#39 Re : Programmation » P=NP résolu » 03-11-2022 12:00:41
Ce qui est intéressant à remarquer, c'est que tous les illuminés dans son genre racontent leurs "découvertes" sur de petits sites anonymes tels que celui-ci mais ne cherchent jamais à aller faire publier leurs "découvertes" après approbations des pairs.
#40 Re : Entraide (collège-lycée) » Majorer une suite en terminale » 03-11-2022 11:42:10
Oh, en effet, je n'avais pas vu l'heure !
Dans tous cas je pense que notre ami à maintenant toutes les cartes en main.
#41 Re : Entraide (collège-lycée) » Majorer une suite en terminale » 03-11-2022 11:26:31
J'admets qu'il faut penser au fait que
$$\underbrace{\frac{1}{2^2}}_{\frac{1}{4}=0,25}<\underbrace{\frac{1}{1}-\frac{1}{2}}_{1-0,5=0,5},$$
$$\underbrace{\frac{1}{3^2}}_{\frac{1}{9}=0,11}<\underbrace{\frac{1}{2}-\frac{1}{3}}_{0,5-0,33=0,16},$$
$$\underbrace{\frac{1}{4^2}}_{\frac{1}{16}=0,0625}<\underbrace{\frac{1}{3}-\frac{1}{4}}_{0,33-0,25=0,08},$$
et ainsi de suite.
#42 Re : Entraide (collège-lycée) » Majorer une suite en terminale » 03-11-2022 11:23:48
Bonjour, bonjour.
Pourquoi utiliser une intégrale ? C'est pas plus simple de juste remarquer que $(u_n) - 1 < \sum\limits_{k=1}^{n-1} \frac{1}{k} - \frac{1}{k+1}$ puis télescoper et enfin voir que $1 - \frac{1}{n} < 1$ ?
#43 Re : Café mathématique » Difficulté des exercices de la collection Phare MPSI » 02-11-2022 22:07:00
Je me permets de citer la préface du livre Les Clefs pour l'X que je trouve très juste:
En mathématiques, il y a deux façons d'embrasser les contenus : soit en apprenant, soit en comprenant. Mais il n'y en a qu'une de les mettre en œuvre : en faisant des exercices. On conviendra en effet que la résolution d'exercices permet de tisser petit à petit les liens invisibles par lesquels tiennent les idées en mathématiques. Les exercices donnent chair aux théorèmes; en incarnant ses hypothèses, l'exercice met en évidence la puissance du théorème mais, de façon paradoxale, il souligne parfois son inadéquation à la résolution d'un problème particulier : il faut alors créer soi-même le petit bout de chemin qui permette d'aller jusqu'à la théorie générale. Les hypothèses aussi sont souvent cachées : les mettre en évidence est en soi un travail qui est loin d'être facile.
Au travers de la pratique des exercices, l'étudiant développe le processus mental de la résolution : l'accumulation d'expériences, la création de moteurs d'analogie, la mise en place d'un réseau de communication entre les concepts, et ainsi de suite. La pratique régulière d'exercices aboutit à terme à ce que l'étudiant sépare automatiquement les aspects techniques des concepts plus profonds : libéré de la crainte de la technicité, l'activité de réflexion se concentre alors sur la compréhension et la démonstration, et par extension sur la relation avec l'examinateur.
Une difficulté souvent sous-estimée, c'est de mesurer… la difficulté d'un exercice. Cela se comprend bien : savoir d'un exercice qu'il est difficile, c'est avoir presque instantanément exploré les voies faciles qui mènent à sa solution. Le rôle de la pratique préalable des exercices est de faire ce travail avec une rapidité souvent déconcertante pour le sujet lui-même : un peu comme un maître des échecs ne pense même pas aux deux prochains coups, mais peut se projeter dans la stratégie qui va guider les coups suivants. Bien sûr, l'intérêt de cette capacité est évident : si l'exercice tombe sous le coup d'une méthode éprouvée, elle sera reconnue sans peine et sans fatigue, ce qui permettra de se concentrer sur les difficultés techniques, s'il y en a. S'agissant de l'X, il n'est pas improbable que l'exercice soit ardu, mais ce serait une erreur que de le postuler. La méthode est toujours d'examiner froidement le problème afin d'aider son cerveau à se mettre en position de faire les essais nécessaires. Si l'exercice est difficile, le cerveau se placera de lui-même dans la configuration la plus apte pour le résoudre.
Tout cela suppose une pratique régulière et sérieuse. […]
Un conseil pour travailler ces exercices : le faire tout au long de l'année. Résoudre un exercice est loin d'être un pensum. C'est au contraire une source de plaisir. Bien sûr, la recherche infructueuse peut être cause d'une souffrance, mais cette souffrance (toute relative !) s'évanouit dès que l'on franchit avec succès les obstacles posés par l'énoncé. Le sentiment de triomphe ressenti la première fois que l'on résout un exercice difficile ne s'oublie pas.
Une dernière idée : chercher un exercice un jour et, en cas d'insuccès, laisser passer une nuit pour se remettre au travail sur le même exercice le lendemain. En cas de nouvel insuccès seulement, consulter la solution.
Il va de soi qu'il ne faut pas hésiter à varier les niveaux de difficulté et faire régulièrement, même en visant l'X, des exercices provenant des Mines ou de Centrale, par exemple. On en trouve aisément des annales mais nous ne saurions trop vous conseiller de consulter la RMS (Revue de la filière Mathématiques), qui publie d'une année sur l'autre un millier d'exercices posés aux concours l'année précédente. […]
#44 Re : Café mathématique » Toujours plus fou, toujours plus loin » 01-11-2022 22:39:00
Bonsoir ! Réponse un peu tardive, je m'en excuse. :)
Potassium (Kalium en latin de l'Homéopathie) KOH c'est la Potasse...
S le Soufre
S et KOH --> Souffre et potasse... Beau programme, s'pas ?!
Oh ! Oui... je suis vraiment mauvais en chimie x'). J'admets tout de même que j'aurais dû faire l'effort de penser au potassium ! Quoi qu'il en soit, beau programme, en effet ! Ça sent la croisière de plaisance !
Pb de Géométrie 2nde A', C, M et M'. Programme 18 juillet 1960
[…]
Arithmétique 5e - Classes A', C, M et M' - Programme du 27 août 1957.
[…]
Algèbre 5e - Classes A', C, M et M' - Programme du 27 août 1957
[…]
Ces problèmes que tu m'as énoncé m'ont hypé comme dirait l'autre (a-t-on jamais su qui était cet "autre" ?) du coup j'ai cherché les livres de Messieurs Camille Lebossé et Corentin Héméry. Quelle surprise d'avoir constaté que certaines personnes les ont scannés (avec bien d'autres) ici. J'ai donc pu y jeter un œil et c'est impressionnant ! je crois que le plus impressionnant c'est la quantité faramineuse de géométrie ! J'ai l'impression que cette dernière représente facilement plus de la moitié du contenu des livres de la Sixième à la Terminale !
En tout cas ce contenu me branche beaucoup et je suis maintenant certain que je chercherai à me procurer ces livres physiquement pour m'y plonger corps et âme dans un avenir proche !
Il me semble d'ailleurs évident qu'en l'état je risque bien d'être incapable de faire en entier le problème de seconde que tu m'as proposé. Je t'avoue que ça me motive toujours plus à me plonger dans tout ceci !
En effet, lorsque tu me parles déjà ici de triangles semblables ou de rapport égaux, je t'avoue que je suis perdu et que je ne vois absolument pas de quoi tu veux parler… et j'ai beaucoup de mal à saisir cette partie-là de ton message ! Je sens bien que ça doit faire sens mais trop de choses sont pour moi, soit floues, soit inconnues. « C'est grave docteur ? »
Quoi qu'il en soit, j'escompte bien revenir sur ton message le jour où j'aurais appris tout ceci pour réussir à le décoder !
@rareStrophe : qu'as-tu pensé de l'Histoire universelle des chiffres ?
Mine de rien, assez long ! J'avance petit à petit et j'en suis à environs 300 pages actuellement. Jusque-là j'apprécie fort bien ce que je lis ! Toute cette partie sur l'invention des chiffres notamment était réellement passionnante ! J'ai d'ailleurs eu une préférence sur la partie concernant les Égyptiens !
La partie que je lis actuellement "Des chiffres et des lettres" m'a paru un peu moins bonne que la précédente mais tout de même remarquablement intéressante !
Si tout se passe bien, j'entame bientôt la partie consacrée aux numérations hybrides ! :)
#45 Re : Café mathématique » Toujours plus fou, toujours plus loin » 30-10-2022 11:09:43
Re,
Ah, mais je ne sens pas vieux !
D'abord, hein, "vieux" ça n'existe pas... Il n'y a que des gens qui sont jeunes depuis plus longtemps que les autres !
Je suis on ne peut plus d'accord ! :)
M'est avis qu'il m'en manque, il me semble que j'en avais 9...
je crois bien n'avoir acheté que 5 livres de Lebossé et Hémery
Cela me parait insensé d'avoir autant de bouquins pour une seule année, quand bien même ceux-ci n'auraient fait que 100 pages chacun. Quelle idée de ne pas les avoir regroupés en un seul voir deux volumes ?
Je crois que l'enseignement français est tombé entre les mains de théoriciens, qui ont oublié que la pratique par "échec-réussite" est le principe de base dans notre univers ... Alors passer par la théorie pour arriver à la pratique est un peu un non-sens !
Ça m'en a tout l'air et c'est ce qui ressort en point de vue général lorsqu'on cherche à se documenter sur cette période. En revanche, on ne trouve que très peu de ressources du point de vue de ceux qui ont conçu le programme de Mathématique Moderne. Pour cette raison j'ai commandé Pourquoi une mathématique moderne de Gilbert Walusinski ainsi que Mathématique moderne mathématique vivante d'André Revuz. J'espère y trouver plus d'éléments de réponses.
Actuellement beaucoup de choses sophistiquées risquent de nous f... dans la m... si elles tombent en panne.
Pour conclure ... faut subir !
C'est vrai ! Ce n'est malheureusement pas avec ce qu'on nous enseigne aujourd'hui qu'on rattrapera le coche ! x)
D'ailleurs j'avais inscrit sur ma table de logs une forule chimique dont on m'avait dit qu'elle était la devise des Taupins : S et KOH...
S pour le souffre j'imagine mais je n'ai aucune idée d'à quoi correspond KOH.
En 6e, 5e nous nos pbs de Géométrie feraient peur aux 3e actuels. Programmes 1956 (ou 1957)...
En 4e, on apprenait à calculer une racine carrée à la main par une méthode "voisine de la division" : je sais toujours faire
[...]
Alors oui, tu peux t'intéresser aux programmes antérieurs de cette époque entre 1950 et 1960... Tu vas faire des découvertes, mais pas Théoriques...
Pour tout te dire, tu me vends du rêve ! Pour tout te dire je suis effectivement très friand de la théorie mais pas que ! D'ailleurs l'un de mes regrets à toujours été en géométrie où je n'ai jamais réellement compris quoi que ce soit, car tout me paraissait tomber du ciel et être sans aucune réelle consistance. Je vais donc aller regarder tout ceci de plus près et sans aucun doute aurais-je des étoiles dans les yeux ? (Oui, quand je (re)découvre des notions, je suis comme un gosse à qui on offre son jouet tant attendu à Noël !)
#46 Re : Café mathématique » Toujours plus fou, toujours plus loin » 29-10-2022 17:35:37
J'ai 75 balais, donc ces choses remontent à 35/40 ans : j'ai un peu oublié le contenu des programmes de l'époque... et de plus je me suis séparé des bouquins correspondants il y a 3/4 ans.
Mais voyons ! Tu es encore jeune ! Garde ta fougue ! :) Je conçois par contre que ça doit remonter à loin tout ceci ! Di diou, c'est deux fois plus âgé que moi !
Mais ce que tu cites se rapporte à la classe de 3e : pas de souvenir de telles théories...
Et pourtant c'est le cas : regarde ici, c'est dingue !
Par contre, j'ai enseigné fonction/application en 5e, injection, surjection, bijection entre 5e et 3e (je ne me souviens plus de la classe).
je me souviens de cours faits sur les rudiments des ensembles :
diagramme de Venn, Intersection, Réunion, cardinal, différence symétrique, appartenance, inclusion, définition d'un ensemble en extension, en compréhension...
Mais aussi élément neutre, loi de composition, réflexivité, symétrie (et symétrique d'un élément), antisymétrie, transitivité, relation d'équivalence, relation d'ordre...
Je ne me souviens pas d'avoir constaté de catastrophes mais à nous, ça nous semblait irréel, surréaliste, bien trop coupé du concret, des calculs : c'était dans les programmes, donc on appliquait.
Intéressant ce que tu me dis là... si du côté des professeurs il n'y avait pas spécialement de catastrophe alors pourquoi un tel tollé ? Le fait que ce programme était, pour reprendre tes mots, "irréel, surréaliste, bien trop coupé du concret, des calculs" pouvait à lui seul faire que tout a été abandonné ?
N'était-ce pas uniquement dans la tête des adultes finalement ? Les parents qui bien sûr ne devaient rien comprendre (hormis les 0.1% qui avaient fait des maths dans leurs études), les professeurs qui n'étaient pas formés (j'ai notamment cru comprendre que des professeurs des écoles pouvaient passer professeurs de collège sous quelques conditions), les politiques et médias qui s'emparent de tout ça, etc...
Bon, après de ce que j'ai compris c'est justement la fameuse définition de la droite réelle qui a condamné la réforme.
Le retour à des programmes plus calculatoires est d'abord intervenu, en Collège, en 6e et est remonté progressivement, je présume qu'en Primaire, le calcul avait toujours été présent... La transition s'est faite en douceur.
C'est intéressant ! J'imagine qu'une fois que j'en aurais fini avec les mathématiques modernes, je me dirigerais progressivement vers les programmes qui lui ont succédé et peut-être que je devrais même me diriger vers les programmes qui l'ont précédé ?
#47 Re : Café mathématique » Toujours plus fou, toujours plus loin » 28-10-2022 20:59:27
Oui, je sens bien que j'ai ravivé de douloureux souvenirs d'enseignants depuis cet été !
Pour tout te dire au fur et à mesure de ma lecture, j'éprouve deux sentiments très différents envers ce programme de collège :
Une incompréhension totale quant au fait que ces théoricien zélé, comme tu le dis si bien, aient pu un seul instant se dire que ce serait une bonne idée d'enseigner tout ceci aussi tôt.
Une admiration et une certaine déception de ne pas avoir reçu cet enseignement : j'ai lu tout le cours et fait tous les exercices des livres de la sixième à la quatrième et il en va de même avec ce livre de troisième ; je dois admettre que, dû à mon passif "matheux" (après tout j'ai une licence :D), j'ai pu en tirer toute la quintessence et de nombreux points me paraissent plus clairs qu'avant. Un peu comme si ce programme était une sorte de synthèse permettant de se fabriquer de solides fondations pour la suite. En tout cas une chose est sûre, je vais persister et signer en continuant avec les programmes de lycée.
Enfin, tu m'as dit avoir dû enseigner tout ceci et après avoir lu pas mal de choses sur cette réforme absurde cela me fait me poser quelques questions.
Tu n'as enseigné qu'au collège ou bien aussi au lycée ?
Si tu as enseigné au lycée, l'as-tu fais durant la courte période 1969-1972 ? Il s'agit de la période de transition où les programme de collège et lycée se "modernisaient" au même moment (6ème + 2nde, puis 5ième + 1ère, etc.). Ou alors peut-être durant la décennie qui a suivi ?Si tu n'as enseigné qu'au collège ce n'est pas grave, hormis la première, toutes les questions qui vont suivre fonctionne aussi. Simplement, si tu as enseigné au lycée à cette époque je serais curieux d'avoir le point de vue "lycée" en plus du point de vue "collège". :)
Si tu étais enseignant au lycée durant la période 69-72, comment les élèves s'en sortaient en venant d'une formation pas du tout adaptée au collège ?
Si tu étais enseignant au collège durant la période 69-72, essayais-tu de préparer tes élèves à la mathématique moderne qui les attendaient au lycée ou bien en restais-tu stricto sensu au programme ?
As-tu eu du mal à appréhender ces programmes ? Je parle bien à ton niveau, ne serait-ce que pour comprendre ce que tu devais enseigner : les différentes ressources que j'ai pu glaner sur le net indiquent que la majorité des professeurs n'y pannaient rien.
Comment les élèves s'en sortaient-ils ? Avais-tu l'impression que cette réforme les coulait presque tous ou bien y avait-il du mieux par rapport aux programmes précédents ?
Il a visiblement été acté qu'un cours aussi théorique, structuré et ordonné était une erreur monumentale, cela s'est-il ressenti avec les programmes qui l'ont succédé ? Autrement-dit y a-t-il eu du mieux où bien au contraire, la déchéance se voyait arriver à grands pas ?
#48 Café mathématique » Toujours plus fou, toujours plus loin » 28-10-2022 18:28:48
- rareStrophe
- Réponses : 16
Bonsoir !
Ce sont de nouveau les vacances profitons-en pour recommencer une conversation sur les enseignements tordus.
Cette fois-ci, dirigeons nous vers l'axiome de l'orthogonalité... en troisième ma bonne dame !
Un peu de contexte :
Il existe une application $\omega$ de l'ensemble $\mathbf{E}$ des directions du plan dans lui-même qui possède les deux propriétés suivantes :
Cette application est involutive.
Aucune des directions du plan n'est sa propre image par cette application.
On dit alors qu'une direction $\delta$ du plan est orthogonale à une autre direction $\delta'$ du plan pour traduire que $\delta'$ est l'image de $\delta$ par $\omega$ ; et on écrit $\delta'\perp\delta$.
Mais ce n'est pas fini ! En effet, devinez ce qu'on obtient lorsqu'on combine les conséquences de cet axiome avec la notion de droite graduée (voir ici...) ? Oui, c'est bien ça ! Un plan euclidien ! Bravo !
On appelle plan euclidien réel un plan réel, tel que chacune de ses droites est munie d'une graduation y déterminant un axe ; deux quelconques axes ainsi distingués possédant la propriété suivante :
Le rapport de projection orthogonale du premier sur le deuxième, est égal au rapport de projection orthogonale du second sur le premier.
Bon à la limite, surtout que ça permet de déboucher facilement sur le théorème de Pythagore. Néanmoins, car ce n'est toujours pas fini, on introduit ensuite les distances dans un plan euclidien afin d'arriver, une fois n'est pas coutume, sur les espaces métriques ! Que... QUOI ? Quelqu'un saurait pourquoi cette folie ne s'arrêtait jamais ?
Bon, je n'ai pas encore lu la suite mais ça devrait me plaire... "isométries du plan euclidien et le groupe des isométries".
#49 Re : Entraide (supérieur) » Constructions d'entiers » 10-09-2022 16:49:27
Je ne saurais vous dire ce qui est attendu dans cet exercice... et encore moins ce qui est à montrer exactement. Tout ce qui me semble limpide c'est effectivement cette construction de $\mathbf{N}$ comme l'ensemble des ordinaux finis.
Toutefois, cet exercice ne me semble pas faisable en l'état. Comme dit, cela fait maintenant trois ans que j'essaie d'y répondre sans succès.
Il me semble aussi, en effet, que les règles et propriétés présentées dans ce cours soient insuffisantes, et que, sans l'axiome de l'infini il n'y a pas moyen d'y répondre.
Je n'aime pas particulièrement cela, mais je pense que je vais devoir abandonner l'espoir de résoudre cet exercice "dans les règles" (arbitraire que je me suis fixé : utiliser uniquement les quelques pages qui le précèdent) et me contenter d'utiliser l'artillerie lourde qu'est la théorie des ensembles ZFC... et alors, comme je l'ai indiqué dans mon précédant message, il me semble bien qu'avec l'axiome de l'infini et les ordinaux, il ne faudrait pas plus d'une récurrence pour résoudre cet exercice.
#50 Re : Entraide (supérieur) » Constructions d'entiers » 10-09-2022 13:21:30
Il me semble assez évident que cet exercice cherche à nous faire construire l'ensemble $\mathbf{N}$ comme un ordinal :
.
Pour autant je ne comprends pas trop comment résoudre cet exercice sans, justement, faire appel à la notion d'ordinal ainsi qu'à l'axiome de l'infini qui dans un sens le rendrait trivial avec une simple récurrence. Tu as alors raison de parler d'ordinal non fini étant donné que $\mathbf{N}$ est défini dans ZFC comme étant l'ensemble de tous les ordinaux finis.
Quoi qu'il en soit, je ne comprends vraiment pas où les auteurs souhaitaient en venir avec cet exercice. Soit ils voulaient qu'on lise un cours sur la théorie des ensembles, auquel cas l'exercice devient trivial ; soient ils voulaient qu'on se contente de leur cours, auquel cas l'exercice semble juste infaisable étant donné que les règles et propriétés énoncées ne semblent pas réellement porter leurs fruits.
J'imagine que dans ce second cas il existe peut-être une subtilité qui m'échappe. J'avoue ne pas voir laquelle. Peut-être que je cherche depuis trop longtemps sans trouver la réponse et que je suis simplement trop à bout pour voir l'évidence... c'est fort probable.







