Bibm@th

Forum de mathématiques - Bibm@th.net

Bienvenue dans les forums du site BibM@th, des forums où on dit Bonjour (Bonsoir), Merci, S'il vous plaît...

Vous n'êtes pas identifié(e).

#1 Re : Café mathématique » Non, la racine carrée d'un réel réel positif n'est pas un réel positif » 30-10-2025 13:30:56

Bonjour,

Merci à Reouven pour la référence, je n'avais effectivement pas en tête ce cas de figure pour la racine carrée. Mais ce qui m'intéresse ici c'est surtout pourquoi on distord la réalité pour les élèves lors de leur apprentissage au collège.

Merci Fred de ton retour. Pour éviter la notion de fonction, il me semble qu'on pourrait avoir une formulation du genre :
- "Définition : Soit a un nombre réel positif. UNE racine carrée de a est UN nombre réel dont le carré est égal à a"
   " Propriétés : un nombre réel strictement positif 'a' possède DEUX racines carrées : une positive notée √a et une négative notée -√a.
   La racine carrée de zéro, notée √0 est égale à 0"
- ou alors modifier subtilement la définition (ex : celle de bibmaths) sans en avoir l'air en disant plutôt "Définition : Soit a un nombre réel positif. La racine carrée de a notée √a est l'unique nombre réel positif dont le carré est égal à a. " Sous entendu : la racine dont on parle ici est celle notée  √a, pas l'autre ?

Bernard, merci aussi de cette histoire qui se suit bien. En référence à ta conclusion, ce qui me gêne quand même ici c'est qu'on n'est pas tout à fait dans la construction d'une notion qu'on complète ensuite, mais qu'on "déconstruit" : je vous écris d'abord noir sur blanc que LA racine carrée c'est un nombre positif... et en fait non, il y en a une autre ! Qu'on omette certains aspects dans le but de ne pas compliquer, oui, mais de la à écrire des choses fausses, il y a un pas, non ? J'ai l'impression qu'on ment avant de rétablir la vérité... et ce d'autant plus que la définition "complétée" d'une racine carrée (qui mentionnerait la racine négative) n'est JAMAIS énoncée en tant que telle dans le programme collège-lycée. Toujours en référence à ton histoire, on finit par entendre parler de -√x, mais non pas comme la racine carrée négative, mais comme l'opposé de LA racine carrée...

C'est si compliqué ? Je trouve dommage qu'une discipline souvent associée à la rigueur ultime (dont celle des définitions) s'accommode de ce petit arrangement. Mais bon, je vais m'en remettre, hein :-)

Merci d'avoir pris le temps de répondre en tout cas.

#2 Café mathématique » Non, la racine carrée d'un réel réel positif n'est pas un réel positif » 29-10-2025 09:00:22

plem06
Réponses : 6

Bonjour à tous,

...Bon, avec un titre provocateur comme ça, j'espère ramener un peu de monde dans la discussion  :-)

J'ai un problème avec la racine carrée, ou plus exactement la définition qu'on en donne dès le collège. Sur ce site  (fantastique, au passage), comme dans beaucoup de manuels de collège, on lit  : "Définition : Soit a un nombre réel positif. La racine carrée de a est l'unique nombre réel positif dont le carré est égal à a. On le note √a."

Ca me pose un problème.
Notamment quand je dois ensuite expliquer la notion de racine n-ième d'un nombre complexe en Maths Expertes et revenir sur la notion de collège dans R.

Loin de moi l'idée d'affronter tout seul la horde de mathématiciens de ce site qui pourrait s'en offusquer. J'appelle à la rescousse MM. Bouvier, George et Le Lionnais, auteurs du "Dictionnaire des mathématiques", éditions PUF. En face de "Carrée", je trouve la définition suivante :
" un élément 'y' d'un anneau 'A' est une racine carrée d'un élément 'x' de 'A' si y²=x. Dans C, tout nombre non nul admet 2 racines carrées. Dans R, un nombre négatif n'admet pas de racine, et un nombre strictement positif admet deux racines carrées notées √x (pour la positive) et -√x.." Ah !

Donc pourquoi ne dirait-on pas qu'un nombre réel strictement positif possède 2 racines carrées, une positive et une négative, mais que par contre, la FONCTION racine carrée n'associe à un réel positif que sa racine positive, et donc que √x ne désigne effectivement que la racine positive (pourquoi ne l'appelle-t-on pas comme ça d'ailleurs ?) La notion de fonction étant abordée en 3e et la racine en 4e on pourrait juste parler du "symbole" √x qui ne désignerait que le nombre positif ?

Merci de vos retours !

#3 Entraide (collège-lycée) » Modulo / Congrus ou égaux ? » 20-03-2025 19:11:20

plem06
Réponses : 1

Bonjour !

Juste une question à 2 balles (ou peut-être plus ?) : quelqu'un saurait-il me dire pourquoi dans les chapitres de Terminales Maths Expertes, on n'utilise que le terme de CONGRUENCE dans les chapitres d'arithmétiques, mais que lorsqu'on parle d'angles dans les chapitres sur les nombres complexes, ce terme disparait au profit d'un simple EGAL + modulo ? Dans ma jeunesse on parlait pourtant d'angles congrus...


Merci :-)

#5 Entraide (collège-lycée) » Arithmétique en Maths Expertes : analyse synthèse ou pas ? » 14-11-2024 16:27:10

plem06
Réponses : 2

Bonjour,

Je vous joins un extrait de méthode d'un manuel scolaire pour deux questions d'arithmétique différentes.


FICHIER_Deux_exemples_de_raisonnement


Dans le premier, on raisonne par analyse synthèse (d'après moi pour éviter d'enchaîner des équivalences un peu audacieuses par endroits
--> plus lisible et facile à comprendre d'enchaîner d'abord des implications, puis finalement de vérifier la réciproque).

Ma question est : pourquoi pas dans le deuxième, dans la mesure où la chaîne de déductions, sans être identique, utilise des mécanismes similaires à la première ?


En vous remerciant de votre éclairage,

Pierre

#6 Re : Leçons de Capes » LE POST LE PLUS LONG – CAPES 2023 - TOME 3 : « Mon experience oraux" » 26-05-2024 08:44:46

Bonjour,
Désolé, ça fait une paye que je n'avais pas reparcouru le forum.

Pour Pascal L : moi je suis arrivé avec juste un bouquin sur le raisonnement en général de JM Mercier. Demande-toi surtout, au vu des 44 leçons et de ce que tu vois dans les manuels de college-lycée qui seront mis à disposition, s'ils suffisent ou pas en fonction de ton background...

Pour Marine : je confirme ce que dis Fred. Pour autant, je me dis qu'il ne faut pas tomber dans les extrêmes en rendant un truc VRAIMENT moche : l'impression, même superficielle, pourrait créer un petit a priori négatif dès la première planche avant que tu n'aies dit un mot. Mais l'essentiel est clairement le fond. Donc moi je dirais :
- entraine-toi un minimum à l'avance avec les outils pour ne pas perdre de temps le jour J (moi par exemple je trouvais que je perdais trop de temps à faire des slides correctes avec les outils, donc j'ai pris le traitement de texte qui m'a permis d'avoir des titres harmonisés et même d'en extraire un plan sous forme de table de matière en 10 secondes.
- Oui, les copies d'écran de définitions/Propriétés/exercices vont très bien. Moi je n'ai fait que ça. D'autres sélectionnent le texte et le copient dans leur présentation. Ca fait genre "j'ai fait moi-même" mais perso je vois pas l'intérêt.

Bonne chance à vous !

(Je vous laisse car, après une année de stage, je prépare mon inspection pour demain afin de passer réellement titulaire / Peut-être que j'essaierai de battre mon record de longueur de post à ce sujet  :-D

#8 Leçons de Capes » LE POST LE PLUS LONG – CAPES 2023 - TOME 3 : « Mon experience oraux" » 07-10-2023 14:53:27

plem06
Réponses : 9

Déroulement de mon oral n°1 :

-    J’ai eu du bol en ayant « relations métriques et angulaires du triangle » et « convexité ». J’avais révisé les démonstrations de Pythagore, Thales, Al Kashi les jours précédents donc go pour le triangle

-    Mon plan :
1) Relations purement métriques dont Pythagore, Thales avec focus sur la droite des milieux, Théorème de la médiane, et calcul de l’aire, 2) Relation purement angulaires avec somme des angles du triangle facilement redémontrée,
et 3) relation mixtes : lignes trigonométriques du triangle rectangle, Al Kashi, Loi des sinus. Ouverture vers la formule de Héron en conclusion.

- Deux animations Géogebra pour illustrer Thales et le calcul d’aire avec la matérialisation de la hauteur à l’extérieur du triangle quand un angle à la base est obtus / pas toujours facile à se représenter en cycle 4 et donc utile de le voir en dynamique dans différentes configurations.
- J’ai pris soin d’indiquer les niveaux, les pré-requis. Pour les exercices proposés, j’ai repiqué une idée vue chez un candidat la veille et indiqué à chaque fois les compétences mobilisées (modélisation, raisonnement, …).
- Pendant la présentation, j’essaie de mettre le focus sur les points « à noter » : Al Kashi vient généraliser Pythagore avec un terme correctif, il est étudié en première car le cosinus d’un angle obtus est négatif et qu’en 3e on se limite à des angles aigus par construction, ce genre de choses.

-    Questions du jury :

o    « Vous pouvez nous faire la démonstration d’Al Kashi » : « j’ai droit aux vecteurs ? » « Comme vous voulez ». Alors oui, et ça s’écrit en 3 lignes. Je prends le temps de rappeler les règles utilisées lors de la démonstration (Relation de Chasles, distributivité du produit scalaire, etc.) comme si je rappelais chaque règle rapidement au fur et à mesure devant un public d’élèves.

o    « Vous pouvez faire la démonstration du Théorème de la médiane ? » je fonce par les vecteurs sans demander cette fois. Trois lignes aussi, rappel au fur et à mesure des règles utilisées avec les bons termes (produit scalaire de u par u est la norme du vecteur au carré, donc la longueur du segment au carré, les vecteurs sont colinéaires, de même norme et de sens opposé, donc leur somme est nulle, etc.). A chaque fois je prends le temps de relire ce que j’ai fait en le précisant avant d’annoncer que j’ai terminé (après tout l’erreur est humaine et on a le droit de vérifier).

o    « Revenons sur votre premier tableau : est-ce que vous voyez la petite coquille de votre formule d’Al Kashi ? » Je vois que dalle, je ne sais pas ce que je dois chercher. Pourtant je connais la formule par cœur et c’est devant mon nez : AB²=BC²+CA²-2AB.CA cos(alpha) au lieu de -2BC.CA cos(alpha). Le stress me rend aveugle. « Bon c’est pas grave on va pas vous embêter avec ça, l’erreur ne se retrouve pas dans votre démonstration de toute façon ».

o    « Dans le triangle pour Al Kashi, vos angles, ils sont orientés, non ? ». Petit temps de réflexion et « Non : la fonction cos() est paire, donc qu’on prenne un angle ou son opposé, ça ne changera pas ». « OK »

o    Vous avez présenté une première formule de la médiane, vous en connaissez d’autres ? Moi « alors, franchement, je sais qu’il y en a trois mais je n’ai retrouvé que celle-là dans les manuels, et je ne connais pas les autres de tête. Mais si vous me la donnez, je pourrai la démontrer ». « Non, c’est pas grave ».

o    Si vous deviez montrer Pythagore, vous feriez comment ? Je dis qu’il y a environ 400 démonstrations de Pythagore à ma connaissance, que j’en ai vu plusieurs mais que je trouve que beaucoup sont un peu difficiles à justifier proprement et facilement sans tomber dans « on voit sur la figure que… », en tout cas pour moi. J’en avais travaillé une qui me semblait plus facile à justifier et que je commence à présenter. Je vous passe les détails mais je parle d’un carré avec ses 4 angles droits et on me coupe « il en faut 4 ? ». « Ben, c’est la définition d’un carré… » « Oui, mais là vous avez déjà 4 côtés égaux, est-ce qu’il faut montrer que vous avez 4 angles droits pour dire que c’est un carré ? » « Non, je me rappelle que je me suis déjà posé la question et qu’un seul suffit en fait » « OK, montrez-le moi ». Et là ça a été un peu laborieux, je ne vois pas grand-chose, un peu comme avec Al Kashi, on travaille sur la figure (oui, car le jury m’aide), je rappelle que le carré est à la fois un parallélogramme et un losange, etc., et on arrive au fait que OK, un angle droit suffit. Ca m’a un peu pris de court, mais j’arrive à conclure sur Pythagore en expliquant à la fin pourquoi j’aime bien cette démonstration plus qu’une autre.

o    On a conclu avec une dernière série de questions sur des propriétés que j’avais recopiées à la va-vite d’un manuel (des triangles sont semblables si ceci ou ssi cela, etc.)  , et ils m’ont demandées lesquelles étaient redondantes, équivalentes, etc. J’ai pas vraiment performé là-dessus mais j’avais quelques affirmations correctes donc je pense qu’ils ont passé le reste sous le coup du stress (J’ai finalement eu 17/20 là où je pensais avoir 13 ou 14).


Déroulement de mon oral n°2 :

-    Le jour J :

o    Présentation rapide de 5 minutes. Ce n’est pas pour faire joli ou passer un bon moment devant un café : préparez-là et passez des messages pour montrer votre motivation. Dans mon cas j’ai mis en valeur ce qui pouvait être utile dans mon parcours, aussi indiqué que j’étais père de deux ados en première et terminale que je suivais de près depuis longtemps en maths, mais que j’avais conscience que, sans parcours MEEF ni stage, j’avais pleinement conscience de ne pas être un prof (j’avais quand même fait prof d’informatique pendant un an en lycée il y a… 30 ans :-D ) et que je comptais beaucoup sur l’année de stage et la formation complémentaire pour me mettre à jour…

o    On m’a demandé :
les compétences mathématiques (chercher, représenter, modéliser, raisonner, calculer, communiquer),
comment aborder une classe avec différents niveaux (J’ai parlé des ressources disponibles sur Eduscol qui traitent de sujets au programme avec souvent une approche différenciée en fin de document, dit qu’on pouvait demander aux élèves qui ont terminé un exercice de le résoudre par un autre moyen, par exemple en géométrie, ou de préparer une présentation de correction qu’ils pourraient faire devant les autres élèves pour travailler leur compétence « communiquer », donner des exercices à la maison différenciés, des questions bonus lors de DM…). Je rappelle aussi que je regarde pas mal de vidéos de profs sur youtube et que j’ai vu que l’un d’entre eux (Hedacadémy) rappelait systématiquement les règles de calcul qu’il utilisait au fur et à mesure de ses résolutions d’exercices sans que ça devienne ennuyeux pour les bons… une manière de raccrocher ceux qui sont limites sans ennuyer les autres…
« Quelles compétences sont plus propices à faire travailler les bons élèves ? ». J’ai répondu modéliser, pour l’abstraction qui pouvait être plus difficile à appréhender. J’aurais peut-être pu ajouter « Communiquer » car on est bien placé en tant que prof pour voir qu’entre résoudre un problème et l’expliquer à une classe, il y a un pas. Ou plus simplement « tout : quand on est bon, on peut s’affronter à des problèmes plus difficiles (« chercher, raisonner »), des calculs plus difficiles (« calculer »), etc. Mais j’y ai pas pensé sur le coup. Pas si grave, vous verrez pourquoi plus loin.

o    Pour ce qui est de la situation n°1 :

Vous êtes prof principal. Un élève de troisième arrive toujours en retard le lundi matin et manque une partie du premier cours. Il vous dit que c’est parce qu’il dort chez son père le WE et que le premier train arrive à cette heure-là.

•    J’ai rappelé que le PP était un peu au cœur de l’équipe éducative et faisait le lient entre les différents interlocuteurs. L’école est obligatoire, tous les cours se valent, donc il faut y être présent. J’ai proposé d’appeler le père pour en savoir plus (Quels types de transports disponibles ? Savoir « en douceur » s’il pourrait y avoir par ailleurs des difficultés particulières à la maison : divorce ? Mère décédée ? Autre ?).
•    Le jury m’a aidé : « Et si c’est pas possible, pensez-vous qu’on peut trouver une solution autrement ? ». Moi : récupérer cours du prof (poly, Pronote, …) et le faire travailler par l’élève dans le temps scolaire en dehors des heures de cours (soutien ?)
•    « Oui mais ce prof ne laisse jamais ces cours sur Pronote ». Moi : « Ben on pourrait lui rappeler de le faire (je savais pas si c’était obligatoire), c’est quand même pas un effort surhumain et c’est au profit de tous ». Sinon demander aux délégués de fournir à l’élève une copie du cours ? (pas sûr que c’était une bonne idée, un des examinateurs semblait pas convaincu)
•    « Et on pourrait pas aménager l’emploi du temps ? ». Moi : Ah non ! Réaction surprise de celle qui m’interrogeait, alors volte-face immédiate de ma part (souvenir que la classe de ma fille avait fat changer une heure de français un mercredi car pas pratique pour des élèves, donc c’est possible) : « Enfin, si, si ça ne pose pas de difficulté, c’est juste qu’il me semble que c’est rarement facile de jongler sur des emplois du temps, mais on peut demander aux différents intervenants et si tous sont d’accord, pourquoi pas ? Mais je ne vois pas pourquoi la solution du travail complémentaire de l’élève ne marcherait pas, donc en dernier recours… ». Je suis moyennement satisfait de ma réponse, mais le jury ne bronche pas.
•    « Vous avez dit que vous contactiez le père directement. N’y a-t-il personne que vous pourriez voir dans l’établissement avant ça ? ». Scan intérieur de ma part, quoi ? Vite vite, qui ? Ah oui bon sang : « Euh oui, : la vie scolaire, vu que tout élève en retard passe par là, et qu’un mail est envoyé aux responsables légaux pour justifier l’absence. Pardon, je n’ai pas pensé à le mentionner tout à l’heure parce que je pensais que le PP étant au cœur du système, c’était acquis ».
•    Un autre gars avec un autre jury a dit qu’il allait voir les parents et le jury lui a dit « et là, la mère engueule le père en trouvant que c’est inadmissible, le père dit qu’il n’est pas question qu’il ne voit pas son fils et ça part en vrille… que faires-vous ? » (je vous laisse répondre ?)

o    Situation n°2 : « des élèves de seconde qui ont des résultats corrects en maths vous disent qu’ils ont peur de faire Spé maths. Que leur conseillez-vous ?  ».
•    Moi : « ben s’ils veulent faire des études post-bac, qui requièrent les maths, il faut y aller, sous réserve d’avoir un minimum d’engagement pour que ça fonctionne (c’est sûr que s’ils ont des résultats corrects en bossant déjà comme des malades, là ça peut être plus délicat, même si mon expérience personnelle m’a montré que parfois, entre deux années, on pouvait avoir un déclic). » Rétrospectivement, je me suis voulu de ne pas ajouter qu’en 1ère, il y a 3 options dont une qu’on va abandonner en Terminale, donc pourquoi ne pas tenter ?
•    « Oui mais ils disent que Mme Machin qui a les premières est sévère ». Moi : est-ce que ça ne serait pas une fausse croyance ? Qui a dit ça ? N’avez-vous pas expérimenté ce genre de point de vue que peuvent avoir certains élèves mais qui ne sont pas partagés par tous ? Est-ce une sévérité sur les notes ou sur le comportement ? Et quand bien même : ça ne doit pas vous arrêter, les enjeux d’orientation sont trop importants, il faut y aller si c’est nécessaire pour vos études. Au fond, c’est un test de votre motivation, ayez confiance en vous, ça va le faire. D’autant que dans votre vie professionnelle, vous rencontrerez aussi ce genre de difficulté avec vos collègues, chefs, etc.
•    « Et est-ce que c’est obligatoire de faire des maths ? ». Là je suis surpris, je me dis que je suis peut être allé trop loin dans le genre « go, foncez, allez-y ». Du coup je tempère tout de suite : « Non, pas du tout, les maths ne sont pas l’alpha et l’oméga de l’éducation. D’ailleurs, personnellement, je pense que le français passe devant (appelez moi un traitre si vous voulez mais je le pense vraiment   :-D). Du coup, c’est uniquement à considérer par rapport au projet professionnel : si on sait qu’on veut s’orienter dans le littéraire et qu’on n’est pas fan des maths par ailleurs, il faut clairement choisir des options dans ce domaine ».


OK, j’ai gardé la note pour la fin. A la sortie, je pensais avoir limité la casse, mais guère mieux, faute d’expérience réelle de classe et de situations. Je me suis redit plein de fois « Ah, mais pourquoi t’as pas répondu ça, plutôt ?? ». J’ai découvert ma note plus tard avec incrédulité : j’ai eu 20/20. A un moment j’ai même regardé si la note n’était pas plutôt sur 40 tellement je n’y croyais pas.

Du coup, très franchement, vous avez vu mes réponses : on ne peut clairement pas parler de sans faute. Donc à mon avis, si on écarte l’erreur pure et simple de notation, il reste comme explication : des questions pas trop dures (j’aurais sans doute eu plus de mal avec d’autres), un jury bienveillant, des notes peut être relevées à la fin, et peut être aussi la motivation que j’ai montrée pour défendre ces points de vue avec un peu de modération pour pas se montrer fermé sur un sujet (hormis ce qui serait contraire aux principes de la république et de l’éducation où là il ne faut pas être souple).

J’espère que tout ça vous donnera un peu de confiance pour cet oral.

Je ne vous dis pas « bon courage », car si vous avez réussi à me lire jusque-là vous n’en manquez manifestement pas, alors … bonne chance à vous !

PS : Un dernier truc au cas où : si vous avez un équivalent Master, que vous avez déjà) travaillé, et que vous postulez dans le privé, ne faites pas le 3e concours CAFEP qui n’a plus d’intérêt depuis cette année : même avec le concours externe, vous récupèrerez une partie de votre ancienneté…

#9 Leçons de Capes » LE POST LE PLUS LONG – CAPES 2023 - TOME 2 : « la prépa des oraux" » 07-10-2023 14:48:06

plem06
Réponses : 3

(Suite du Tome 1 sur les écrits)

Mes conseils de préparation pour l’oral 1 :

-    44 leçons, c’est beaucoup. J’en ai préparé un peu plus de 35, mais de manière inégale.

-    Un conseil : au tout début de votre préparation des leçons, tirez deux leçons au hasard, et faites les deux en condition réelles… ça vous ouvrira les yeux sur les points durs de l’exercice en fonction de qui vous êtes.

-    Certaines ne peuvent s’improviser le jour J   (par exemple : les « problèmes de… » / celle sur le Théorème des valeurs intermédiaires, …), alors qu’elles ne sont pas si difficiles si préparées des mois à l’avance pour pouvoir collecter des cas appropriés.

-    Je voulais en préparer 2 par jour… ben si j’en faisais une c’était beau, même en y passant 6 heures. Mais j’entends par là :
o    Prendre en compte les remarques des derniers rapports du jury sur la leçon pour ne pas tomber dans les écueils relevés,
o    M’inspirer ou repomper les plans de Clément Boulonne : https://cbmaths1.wordpress.com/capes/lecons/
o    retrouver les sujets dans les bouquins (parfois c’est un ou deux chapitres de terminale, mais quand c’ est un thème général, on peut taper sur pas mal de niveaux différents, surtout si on croise aussi plusieurs manuels)
o    bien noter les points clés (ex : en 3e, le cosinus est introduit dans triangle rectangle donc avec des angles forcément aigus et donc des cos/sin/tan forcément positifs. La + value de la première Spé Maths est d’élargir la notion au cas général, avec aussi la notion de congruence modulo 2PI, et l’introduction du radian…)
o    rédiger la leçon (sur LibreOffice Writer) comme ce serait lors du jour J, et la présenter rapidement devant un tableau blanc fait maison pour se rendre compte in situ des difficultés éventuelles
o    refaire les démonstrations ! (Moi j’ai eu Pythagore, Al Kashi et le Th. De la médiane)
o    faire des exercices associés pour être un minimum à l’aise

-    Lire les programmes scolaires associés aux notions abordées peut parfois servir pour avoir un peu de mise en perspective des notions qui seront sympas à ressortir à l’oral pour montrer du recul (ou d’éclairage historique pour la dernière leçon)

-    Maitriser Geogebra (et/ou Python et/ou Calc) est un plus. Je vous mets un lien vers une vidéo qui m’a ouvert les yeux sur des choses qu’on peut faire assez facilement avec un effet whaou garanti. Moi l’outil me plait (sauf le tableur dont je trouve l’éditeur carrément lourdingue voire buggé et que je réserve à certains cas très limités en saisie) et j’ai passé quelques dizaines d’heures dessus. Mais il ne faut pas oublier que ce n’est que du plus, et qu’il faut avant tout assurer l’essentiel, car certaines animations pourraient être chronophages si on veut les lécher : pas la peine le jour J si on est déjà à la bourre...

-    A propos de Geogebra, pensez à vous constituer une bibliothèque d’exemples utiles à plusieurs leçons à la fois (ex : algo de Newton, calcul de PI par méthode d’Archimède, dichotomie, méthode d’Euler pour les équas diff…).

-    Manuels : regardez-les au moins une fois pour savoir comment les appréhender le jour J. Sachez que vous pourrez utiliser le « FIND » du lecteur pdf de CapesOS pour trouver des mots clés dans un manuel et donc gagner du temps pour atteindre la notion requise. Par contre, pas de CTRL-F pour rechercher à l’avance toutes les occurrences d’un mot dans plusieurs fichiers pdf d’un répertoire sans les ouvrir un à un.

-    Toujours sur les manuels, vous pouvez trouver en ligne : les sesamaths (attention : regardez le programme du CAPES et les ouvrages, car pour le cycle 4, tous ne sont pas mis à disposition le jour J). Je trouve qu’ils font parfois des erreurs sur les termes définition/propriétés apparemment chers à certains jurys, et je lui préfère le Hachette (cf. site mesmanuels.fr) ou ceux du site lelivrescolaire.fr (mais ce dernier juste pour info car il est rigoureux mais pas mis à disposition à l’oral).

-    CAPESOS : c’est l’environnement informatique que vous aurez à disposition  le jour J pour préparer l’oral n°1. Vous pouvez le télécharger à l’avance pour vous familiariser avec. Faites-le : ce serait dommage de perdre du temps avec le copier/coller, la mise en forme d’Impress ou de Writer, une version différente de Geogebra…

-    Je me suis confectionné un tableau Veleda et acheté des marqueurs pour m’entrainer à la présentation orale, à écrire droit, à corriger certaines lettres que j’écrivais toujours mal, à faire les schémas d’un côté et les textes de l’autre… pas indispensable pour tout le monde, mais ça retire aussi 10% de stress le jour J si on l’a jamais fait avant.

-    Je me suis filmé pour repérer certains tics de langage / de position, mais j’ai vite arrêté.

-    J’ai aussi regardé des vidéos de Yvan Monka pour certaines leçons pour voir quels termes il utilisait et comment il présentait certains concepts rapidement et sans s’embourber quand je m’apercevais dans mes sessions orales que c’était le cas pour moi.

-    Un dernier truc : j’avais préparé toutes les question « faciles » A et A+ du bouquin de Jack Dany Mercier dont on trouve de larges extraits sur internet. Ca ne m’a pas servi, j’ai l’impression que même elles sont un peu plus difficiles que toutes celles que j’ai vues en audition libre, mais ça reste quand même intéressant…



Préparation pour l’oral n°2 :

-    C’est possible de bachoter pour le faire à la fin, mais c’est mieux de se distiller les infos petit à petit pour les digérer. Je pense qu’on peut l’aborder correctement avec deux jours cumulés de préparation, confortablement avec 4.

-    Personnellement, en amont, j’avais parcouru le vademecum laïcité, lu la charte laïcité et les vidéos explicatives associées sur youtube, lu aussi les textes de l’enseignement catholique sur le sujet de la laïcité car il y a de grosses différences d’appréciation sur ce principe et que moi je préparais le CAFEP, parcouru le rapport Villani sur l’enseignement des maths, lu des articles sur les dispositifs de lutte contre le harcèlement et aussi pour promouvoir les études scientifiques auprès des filles… (une dizaine d’heures de boulot en tout)

-    Mais surtout, je joins un lien XX sur un résumé qui m’a été fourni par une candidate la veille de mon passage. J’ai potassé à fond 6h dessus en allant chercher sur Eduscol.fr tous les mots clés qui y sont présentés pour m’imprégner des explications associées : république, laïcité, discrimination, racisme, et surtout tous les intervenants de l’école que je connaissais mal : chef d’établissement, gestionnaire, CPE, AED, AESH, Psy EN, assistante sociale, prof principal, etc. et les plans de soutien (PAI, PPRS, PAP, …). Ainsi que les instances : commission et comités en tout genre. Ca m’a été très utile. A compléter peut-être par qq réfs sur le harcèlement, le racisme, la discrimination, et vous êtes prêts. cf. les listes de questions posées dans les rapports de jurys.


Intérêt d’assister aux oraux en candidat libre

Pour info, on peut venir assister aux oraux d’autres candidats. Pour s’inscrire, une fois admissible, ça se passe sur le site cyclade ou capes maths.org, je sais plus. Les créneaux du matin sont pour l’oral n°2 et ceux de l’après-midi pour l’oral n°1.

Moi je suis venu un jour avant pour ça. J’ai vu 4 oraux n°1 auprès de 4 jurys différents. Ca permet de voir pas mal de choses :

o    la bienveillance est généralisée, même si certains jurys sont très souriants et d’autres plus fermés. Ils n’ont pas le droit de parler pendant la présentation ou les 10 minutes de développement, mais si vous êtes coincé, ils vous guideront ensuite avec pas mal d’indices. Le but est vraiment de se faire une idée de ce que vous valez. Donc si vous pensez tenir la route (même si ça tangue un peu :-), ne vous inquiétez pas, ils trouveront un moyen pour que vous puissiez leur montrer.
o    Je craignais la concurrence avec des jeunes sortis du MEEF tout frais, tout préparés. Et bien, après une leçon apparemment maitrisée (mais pas toujours) grâce au support des manuels, le vernis se fend parfois rapidement lors des démonstrations/exercices. Mais c’est pas grave : les bons candidats, aidés par le jury, s’en sortent malgré tout. Et pour d’autres, franchement, on se demande parfois ce qu’ils font là (le stress peut inhiber certains, mais d’autres ne doutent de rien et font des erreurs sur des formules de dérivation de 1ère en vous regardant bien en face…). Donc ça m’a rassuré pour me dire que, même sans aide pour la préparation, ça pourrait passer, et que par ailleurs, tout le monde bute sur des questions du jury, que ce n’est pas grave et donc on se sent moins seul le jour J !

(Vous êtes encore là ? Une bonne nuit de sommeil s'impose peut être avant s'attaquer le tome III ...)

#10 Leçons de Capes » LE POST LE PLUS LONG de BIBMATHS – MON CAPES 2023 - TOME 1 : « les écr » 07-10-2023 14:42:17

plem06
Réponses : 3

Bonjour,

Heureux lauréat du CAPES-CAFEP 2023, je vous fais un retour sur ma préparation et le déroulement des épreuves. Je dois bien ça à ce site qui m’a été d’une utilité considérable. Je remercie aussi la communauté du site qui m’a apporté son aide et sa bienveillance quand j’avais des questions.

Rapidement pour me situer : 52 ans, marié, deux enfants de 13 et 17 ans, j’étais un bosseur et un bon élève au lycée mais pas un cador en maths, puis j’ai fait une école d’ingénieur dans le Nord (avec cycle prépa intégré), et travaillé plus de 25 ans dans le domaine du traitement de signal pour les télécoms et radars. D’abord comme ingénieur de R&D puis comme responsable technique : j’ai progressivement troqué les outils de simulation comme Matlab pour Powerpoint, Word et Excel. Après une remise en question en 2022, j’ai voulu revenir à un métier avec plus de sens pour moi : prof de maths. J’étais en arrêt maladie pour une rupture du tendon depuis Sept 2022, puis j’ai donné ma démission en Janvier 2023 donc j’étais full-dispo pour préparer le CAPES-CAFEP en candidat libre.

Pour ce qui est du rythme :

Je n’ai pas utilisé de plate-forme de cours à distance. J’ai commencé à prendre des notes à partir de vidéos, cours, sites internet sur certains sujets à partir de Septembre 2022, sur un rythme quand même tranquille (2-4h / jour maxi). A partir de Janvier, j’ai sérieusement accéléré (6h puis 8h/ jour) jusqu’aux écrits fin Mars. J’avais eu une solide formation en Maths Sup/Spé (ça s’appelait comme ça à l’époque), mais ça faisait 30 ans et j’ai du tout réapprendre. J’avais gardé mes cours mais jeté tous les TD, j’ai donc travaillé uniquement avec les exercices de ce site. Puis pause de 15 jours, et préparation des leçons des oraux à 4h/jour, puis 6h, puis 8h WE compris quand l’échéance approchait !

Voici ce que je retiens de l’expérience :

Pour l’écrit n°1 :

•    Personnellement, à plus de 50 balais, ça faisait un bail que je n’avais pas fait d’exam. 5h c’est long et c’est court : au bout de 3h30, j’ai senti un gros coup de mou, avec des difficultés à raisonner sur des trucs pas difficiles en soi mais qui demandaient de la clarté d’esprit que je commençais à perdre. Entrainez-vous en conditions réelles… j’avais fait quelques épreuves mais sans rédiger à fond, et en les faisant 3h le matin, pause repas, et 2h l’après-midi. Ben c’est pas pareil.

•    Si vous manquez de temps de révision : au vu des 2 derniers écrits 1 et des commentaires du jury de l’année 2022 sur ce type d’exercice, je crois que le « Problème 1 » sous forme de QCM est appelé à perdurer. Il scanne un large éventail de connaissances, mais pas en profondeur : sachez inverser une matrice, résoudre une équa diff du second ordre, une équa diophantienne, etc. et ça assure l’essentiel.  Ne (bien) faire que cette partie assure déjà l’admissibilité (pour info, j’ai -trop- bichonné le problème 1, mais du coup j’ai A PEINE  attaqué le problème 2 de la session 2023 et j’ai eu 11/20 : pas exceptionnel du tout mais en route pour la suite quand même…).

•    Pour la préparation : faites des exercices, identifiez vos erreurs et gardez les pour les revoir peu avant le concours comme mémo. Moi j’avais fait quasiment tous ceux de première/Terminale du site chingatome pour la base, et pour le supérieur, plein de ceux de ce super site qu’est bibmaths.fr (merci, merci, merci à vous d’ailleurs, je vous dois beaucoup !). Peut-être que prendre une bible MPSI ou équivalent peut aussi être un bon plan ? Et faire qq annales, en durée réelle si possible.

Pour l’écrit n°2 :
•    Il vaut autant que l’écrit n°1 alors ne le prenez pas à la légère, d’autant qu’il est bien plus facile.

•    En plus de vos révisions de l’écrit n°1 pour ce qui est de la partie « technique », je dirais, pour marquer qq points supplémentaires facilement (ou éviter d’en perdre bêtement, à vous de voir ;-)   :
o    Soyez au clair sur toutes les définitions des termes mathématiques et leur utilisation : disjonction, récurrence, contraposée, réciproque, raisonnement par analyse-synthèse, déduction, induction, …
o    Soyez au clair sur les 6 compétences mathématiques : chercher, représenter, modéliser, raisonner, calculer, communiquer et ce qu’elles recouvrent (cf. programme officiel de cycle 4 et de terminale pour avoir aussi en tête les différences qu’on peut demander sur ces compétences selon les niveaux, sans détail, mais dans le principe).

•    Comme pour l’écrit n°1, soyez efficace. Moi je me fais toujours avoir avec la manie de m’accrocher trop longtemps à une question sur laquelle je pense « y être presque ». J’ai passé un temps infini sur une des questions, parce que j’avais déjà passé du temps à raisonner et que j’ai découvert sur le tard un point de détail qu’il me semblait falloir redémontrer. Je ne voulais pas avoir dépensé tout ce temps en pure perte. J’aurais pu admettre le résultat en l’indiquant, quitte à revenir dessus plus tard pour compléter. Mais non. Résultat, je n’ai pas eu le temps de faire des exercices qui venaient après et qui étaient pourtant bien plus faciles. Du coup, règle d’or : 5 minutes de réflexion par question avant de rédiger, pas plus. Sinon on laisse et on reviendra dessus plus tard ! J’ai quand même eu 13/20, mais ça aurait pu être mieux.

(Si vous avez encore de la force pour la suite, il y a un autre tome après pour les oraux … :-)

#11 Re : Café mathématique » Quel serait votre angle pour parler... des angles ? » 06-06-2023 07:42:51

Bon ben, décidément il va falloir que je travaille encore !
Je le garde au chaud pour revenir dessus après mes (nombreux) autres sujets à préparer.

Merci Michel d'avoir pris ce temps de réponse.

#12 Café mathématique » *** LA *** Référence des maths » 06-06-2023 07:37:58

plem06
Réponses : 0

Bon, calmez vous, je ne l'ai pas, je la cherche :-)

Plus exactement je cherche un / des bouquins ou des sites/cours dispos sur Internet que vous connaitriez et qui vous auraient particulièrement plu pour leur pertinence / clarté, et qui pourraient servir de référence en cas de doute sur un sujet (définitions et leurs illustrations, pas spécialement des exercices).

Disons, pour un niveau Licence / CPGE.

Merci !

Pierre

#13 Re : Leçons de Capes » Différents types de de leçons (Leçons?problèmes, Exemples) » 06-06-2023 07:27:37

Un grand merci à tous les deux d'avoir pris le temps de répondre (et avec autant de détails pour Auger) !

C'est bon d'avoir un peu de lumière quand on rame dans le noir    :-D

Et bon courage / bonne chance pour les oraux !

#14 Leçons de Capes » Différents types de de leçons (Leçons?problèmes, Exemples) » 04-06-2023 17:17:29

plem06
Réponses : 5

Bonjour,

Etant en candidat libre pour le CAPES cette année, je bataille un peu sur les spécificités de l'épreuve orale.

Quelqu'un (qui aurait de préférence déjà passé l'épreuve ou aurait bénéficié des conseils de profs MEEF) pourrait-il me dire la nuance qu'il y aurait entre :
1- les leçons classique (ça je vois un peu d'après les rapports du jury : présenter un plan avec définitions, propriétés/Théorèmes, exemples, etc.)
2- Les exemples (ex : leçons 1, 18, 38, 39, 40)
3- Les problèmes (leçons 21,25,26, 41)
4- Les exemples de problèmes  (Leçons 22,23 : A voir comme un exemple ? Un problème ? Les deux ? Aaaaaargh !)

En particulier, pour tout ce qui est exemple/problèmes, faut-il attaquer bille en tête et proscrire tout rappel du cours ? C'est à dire : un plan composé avec uniquement des énoncés qu'on va résoudre directement au tableau en expliquant leur intérêt ? OU bien avoir quand même dans la présentation les définitions/propriétés pour pouvoir les rappeler au fil de la résolution du problème ?

Merci de votre aide !

Pierre

#15 Re : Entraide (supérieur) » Définition colinéarité ? » 03-06-2023 08:18:02

Bonjour Roro et merci de ce retour.

Cette définition ne fonctionne pas avec $\overrightarrow{v}=\overrightarrow{0}$ et $\overrightarrow{u}$ quelconque non nul : ils sont colinéaires mais il n'existe aucun réel $\lambda$ tel que $\overrightarrow{u} = \lambda \overrightarrow{0}$.

Effectivement, je n'avais pas fait attention.
La définition avec la famille liée est aussi intéressante, mais peut être moins intuitive pour un public de lycéens.

Mais du coup, dans la définition du bouquin, pourquoi imposer [tex]\lambda[/tex] non nul pour ensuite ajouter qu'en fait le vecteur nul est aussi colinéaire à tout autre vecteur (et qui du coup correspond à [tex]\lambda[/tex] nul !) : ne pourrait-on pas dire simplement : deux vecteurs ⃗u et ⃗v sont colinéaires si il existe  λ réel non nul tel que ⃗u=λ⃗v ou ⃗v=λ⃗u. Remarque : le vecteur nul est colinéaire à tout vecteur" ?

#16 Re : Entraide (supérieur) » Définition colinéarité ? » 02-06-2023 18:07:20

Pardon, je précise le texte de la question CAPES :
Mais il y a apparemment une question piège aux oraux du CAPES qui dit : " Peut-on dire que deux vecteurs ⃗u et ⃗v d'un espace vectoriel sont colinéaires si et seulement si il existe un scalaire λ tel que ⃗u=λ⃗v ? EXPLIQUEZ "

#17 Entraide (supérieur) » Définition colinéarité ? » 02-06-2023 18:04:52

plem06
Réponses : 4

Bonjour,

J'ai trouvé la def suivante dans un manuel scolaire pour des vecteurs colinéaires :
Deux vecteurs [tex]\vec{u}[/tex] et [tex]\vec{v}[/tex] sont colinéaires si il existe [tex]\lambda[/tex] réel non nul tel que [tex]\vec{u}=\lambda\vec{v}[/tex] ou [tex]\vec{v}=\lambda\vec{u}[/tex]. Remarque : le vecteur nul est colinéaire à tout vecteur"... qui me semble bien compliqué

Pourquoi ne pas dire : Deux vecteurs [tex]\vec{u}[/tex] et [tex]\vec{v}[/tex] sont colinéaires si il existe [tex]\lambda[/tex] réel tel que [tex]\vec{u}=\lambda\vec{v}[/tex] ?

Mais il y a apparemment une question piège aux oraux du CAPES qui dit : " Peut-on dire que deux vecteurs [tex]\vec{u}[/tex] et [tex]\vec{v}[/tex] sont colinéaires si il existe un scalaire [tex]\lambda[/tex] tel que [tex]\vec{u}=\lambda\vec{v}[/tex] ? EXPLIQUEZ "

...Du coup y' a sûrement une astuce qui m'échappe !

Pouvez-vous m'ouvrir les yeux ?

Merci !

(Rem : désolé, pas pu poster ça dans "Leçons CAPES", car bizarrement, pas moyen de créer de nouvelle discussion dans cette rubrique alors que ça marche ici (???))

Pierre

#18 Re : Café mathématique » Quel serait votre angle pour parler... des angles ? » 02-06-2023 17:26:07

Bonjour,

Merci d'abord à tous les deux du temps que vous avez bien voulu consacrer à me formuler une réponse !
Désolé aussi de ne pas être revenu vers vous plus vite, j'enchaine un peu les sujets en ce moment en dernière ligne droite pour les oraux du CAPES...
Mais je crois qu'on n'a pas fini pour autant (en tout cas pour moi, car je comprendrais que vous arrêtiez les frais de votre côté) :

1) Yoshi :
- Oui, en fait je m'étais aussi posé la question sur la longueur (mais elle tombe bien + souvent sur l'angle au CAPES, alors... :-)
- Merci de tes détails sur la confrontation théorie / pratique que tu as connue, riche d'enseignements :-)

2) Michel :  C'est terrible... Je m'aperçois que je ne sais pas définir "L'" (au singulier) angle de deux droites sécantes. Deux droites sécantes définissent naturellement DEUX angles supplémentaires non ?
Finalement, un peu désespéré, en supposant les figures référencées par A,B,C,D dans le sens de lecture, je dirais en toute honnêteté : 1C, 2A. Sachant que mon intuition me dirait par ailleurs que l'ordonnancement des définitions en allant la + large à la plus fine serait pour moi 4,3,2,1, et celle des dessins avec des ensembles de solutions du plus important au plus petit A, C, B, D, donc peut être 4A, 3C, 2B, 1D ? (mais sans conviction, en tout cas sans vraiment comprendre la logique)



Et au final, si je vous demande la définition d'un angle façon bouquin en moins de 2 lignes, vous diriez quoi ?
...et pour ma proposition de réponse à la question n°3 initiale, vous êtes d'accord ou pas ?

Merci !

Pierre

#19 Café mathématique » Quel serait votre angle pour parler... des angles ? » 26-05-2023 10:26:11

plem06
Réponses : 5

Questions classiques aux oraux du CAPES, qui m'interroge sur des questions que je ne m'étais jamais posées jusqu'ici :
1- Qu'est-ce qu'un angle ?
2- En quoi se différencie-t-il d'une mesure d'angle ?
3- Le cosinus doit il toujours être défini en lien avec un triangle rectangle ?

Bon, étant en candidat libre, j'ai un peu arpenté le net, et j'arrive aux conclusions (temporaires) que :

1- Difficile de définir un angle facilement. Je serais tenté de prendre l'approche de Wikipedia qui le définit dans le plan comme étant la classe de congruence d'un secteur angulaire. Mais on parle aussi en géométrie de l'hypoténuse comme étant le côté "opposé à l'angle droit", ce qui tend à en faire un objet mathématique "physique", non ? (l'hypoténuse est pas en face de la classe de congruence du secteur angulaire...). Comme alors le définir dans ce cadre ?

2- J'imagine qu'on ne peut identifier l'objet à sa mesure (pourrait on faire le parallèle segment/longueur ?  ou plutôt longueur/mesure de longueur ?)

3- Est-ce qu'il faut juste dire que ce n'est pas forcément un triangle en soit qui intervient, mais un projeté orthogonal (avec du coup le même type de relations que celles apprises dans le triangle rectangle, mais sans que l'objet triangle n'intervienne explicitement ?) ? Ou autre chose ?

Que répondriez-vous ?

Merci !

Pierre

#20 Re : Leçons de Capes » Quelques questions sur le déroulement de l'épreuve orale 1 du capes » 26-05-2023 10:04:37

Salut fred89,

Oui, c'est normal, ils l'expliquent dans la notice (qu'on peut télécharger sur le site en marge du logiciel) : les manuels seront présents le jour J, mais pas d'ici là.

Bonne chance pour la préparation !

#21 Café mathématique » J'ai perdu mes repères ! » 24-05-2023 11:04:27

plem06
Réponses : 0

Bonjour,

Question est peut être très bête, mais j'ai trouvé plusieurs "définitions" d'un repère cartésien en mathématiques.

La question que je me pose est celle de la figuration des éléments "x","y" voire "x' " et"  y' " le long des axes (pas systématiquement, d'ailleurs). Que représentent-ils exactement / Comment les définir ?

Peut-on parler d'objet mathématique ? (j'ai vu le terme d' axes Ox et Oy, pourquoi pas, mais aussi de "droites indéterminées (xOx') qui m'interroge davantage ...

Merci !

Pierre

#22 Re : Leçons de Capes » Quelques questions sur le déroulement de l'épreuve orale 1 du capes » 16-05-2023 08:28:39

Salut José,

Moi aussi je planche pour l'oral en candidat externe. Je n'ai donc pas d'info officielle autre que celles des rapports du jury.
Pour autant, dans le rapport du jury 2022, en page 28, on lit : "Le jury apprécie que le candidat s’exprime en se détachant de ses notes et en alternant les supports à sa disposition".

Donc je dirais :
- oui on peut prendre des notes pendant la préparation
- oui on peut s'en servir ensuite, mais mieux vaut ne pas en abuser dans la pratique

Bonne chance à toi !

#23 Re : Café mathématique » Ecrire des formules mathématiques rapidement ! » 13-04-2023 07:38:34

Merci Yoshi pour ta réponse très détaillée !

J'ai laissé passer un peu de temps au cas où d'autres interviendraient.

Je crois que je vais tenter Dmaths pour voir ce que ça donne, ça semble correspondre assez bien à mon besoin pour l'instant.

Bonnes écritures mathématiques à tous !  :-)

#24 Café mathématique » Ecrire des formules mathématiques rapidement ! » 03-04-2023 17:45:01

plem06
Réponses : 5

Bonjour à tous,

Je recherche un outil pour pouvoir écrire des formules mathématiques rapidement. Par là, je n'entends pas le fait d'avoir un outil qui soit rapide à apprendre, mais qui, une fois appris, permette d'éditer rapidement des équations.

Je vous vois venir, et avant de me dire "Latex bien sûr !", je voudrais vous préciser quelques points :

1) Mon utilisation n'est pas pour une thèse, mais pour rédiger des supports de cours et d'exercices dans le cadre de cours à des élèves du collège/lycée.
2) Habitué au traitements de textes classiques, je me dis qu'ils permettent déjà une grande souplesse/facilité d'utilisation pour avoir une mise en page assez riche et agréable pour les supports de cours des élèves. Du coup, je recherche un outil où, concernant les formules, on pourrait facilement les intégrer au texte en cours de rédaction.
3) A priori, j'ai vu sur le forum une référence à un outil d'édition d'équation complémentaire qui peut s'intégrer à LibreOffice ou OpenOffice :
http://www.dmaths.org/documentation/dok … ntation:fr
Il me semble tout à fait indiqué à mon besoin (raccourcis claviers, fonctions type pour le Secondaire (vecteurs, limites, fractions, polynômes, intégrales... voire même des outils spécifiques comme la création automatique de tableaux de variations...). Mais avant de faire le saut, je me dis qu'un petit tour d'horizon des poilus du forum ne ferait pas de mal... :-)

Au final, le critère serait : "Prenez un chronomètre, TOP départ : écrivez la formule, fin du chrono à la fin de la formule". Le plus rapide gagne !

En ce qui concerne ma recherche actuelle pour ce besoin :

1) J'ai regardé un peu la syntaxe latex, et si c'est sûrement ce qu'il y a de mieux pour la présentation finale, n'est-ce pas visqueux à utiliser à chaque ligne ? Je pense notamment à l'utilisation de tous les caractères spéciaux du genre {}, \machin, \truc qui ne sont quand même pas très faciles à atteindre au clavier et qui peuvent pour être utilisés un paquet de fois par ligne de calcul !

2) Est-ce qu'il n'y aurait pas des éditeurs latex alternatifs avec des raccourcis clavier pour remplacer tous ces codes un peu longuets ? Au moins ceux qu'on est susceptible d'utiliser fréquemment  (genre CTRL-F pour frac{}).
J'ai vu un site en ligne qui est un peu dans cet esprit, mais avec des clics-souris uniquement, moins rapides qu'un raccourci-clavier :
https://latex.codecogs.com/eqneditor/editor.php

3) Peut être même d'autres outils que Latex ?

Merci de votre aide !

#25 Re : Entraide (supérieur) » Matrice d'une rotation » 29-03-2023 19:46:38

Un grand merci pour ces dernières explications Michel !

Pied de page des forums