Forum de mathématiques - Bibm@th.net
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#26 26-03-2010 11:50:59
- yoshi
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- Messages : 17 385
Re : Masterisation du capes
Bonjour,
On est peu hors-sujet là, non ? Le troll de l'été ?
Webern, ouvre donc un nouveau sujet, que je puisse mettre cette réponse à la suite.
En attendant, je la mets là quand même ...
Depuis, mes frères et soeurs ont eu des enfants, qu'ils ont mis dans le privé : une raison très simple : le niveau y est plus élevé, il y a moins de risque (semble-t-il) que les enfants s'y fassent passer tabac à la récré, etc.
Je ne peux pas laisser passer ça sans réagir.
La seule supériorité que je reconnaisse au privé, c'est sa faculté à pouvoir virer tout empêcheur de tourner en rond : et là, même si les parents payent, les fonds viennent aussi de l'état : deux poids, deux mesures...
Tout beau, tout rose dans le privé ? Allons, allons ! Des vidés du privé, quand j'étais encore en activité, on en a accueilli notre lot.. Et ils étaient aussi gratinés que les autres.
Dans le public, c'est "Passe-moi le séné, je te passerai la rhubarbe !", virer un élève, c'est aussi avoir l'obligation de le recaser dans un établissement voisin, donc accueillir un vidé ultérieurement : le je des chaises musicales en somme.
Quant au niveau, bof, bof ! C'est très surfait...
Prenons un exemple très précis : là où je suis, une année nous avons vu "un privé" voisin, un score de 97,8 % au Brevet des Collèges. Joli, non ?
Ils faisaient, comme l'avait fait un proviseur du public autrefois : il y avait "l'écurie officielle" et les autres. Et pourtant, je ne généralise pas...
J'ai un beau-frère prof dans le privé et à l'entendre, le niveau est aussi disparate que dans le privé.
J'ai vu bien des incivilités dans ma carrière, mais jamais de passages à tabac réguliers à la récré. On n'est pas à Chicago quand même : il y a des peurs irraisonnées.
Il y a aussi des profs "pas très nets" (hélas !) des deux côtés, j'irais jusqu'à dire, ayant moi aussi donné des cours, ça se rencontre même un peu plus souvent dans le privé.
Dernier exemple date (juin 2009), un prof de maths de 3e (deux classes) avait 5-6 élèves au dessus de la moyenne, et une majorité entre 0 et 5...
<< C'est normal ! Tous des feignants ! >> voilà ce qui fut répondu aux parents qui se sont ému...
De remise en question (par lui-même) du prof : point !
Circulez, y a rien à voir !
Pourtant, si un devoir majoritairement raté par la classe prouve bien que le niveau n'était pas celui attendu, la cause réside peut-être dans une erreur de jugement du prof ! alors que dire si ça se répète ?
Tous des feignants ? Un peu facile, non ?
Et bien, j'ose dire qu'un cas pareil ne peut pas se produire sans conséquences pour le prof dans le public.
Les profs du public sont animés par une grande volonté de bien faire, même s'ils ne sont parfois pas assez armés pour faire face aux difficultés : c'est là qu'une équipe pédagogique dynamique peut intervenir et épauler son jeune camarade !
Les difficultés sont de deux ordres : pédagogiques (et ils n'en peuvent mais) et relationnelles (pas responsables, ni coupables).
Pour l'aspect pédagogique : bombarder un jeune prof, fraîchement diplômé, dans une classe sans assistance pédagogique disponible à tout instant, n'est pas un service à leur rendre, ni aux élèves, quand bien même de sombres histoires d'économie (de bouts de chandelles) seraient là-dessous. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage, dit-on, non ?
Pour l'aspect relationnel, l'encadrement "administratif" entre en jeu : Conseiller Principal d'Education, Chef d'établissement et son adjoint.
Un môme fait l'objet d'un rapport, d'une exclusion de cours... Si le CPE (je l'ai vécu) réagit par : on le prend en entretien... Dans lequel entretien, on le tance vertement : << C'est pas bien, faut plus recommencer, sinon gare ! >>.
Nouvel entretien, nouveau sermon...
Et quand ça se reproduit une deuxième fois, il sort en rigolant et roulant les mécaniques... et recommence 15 jours après. Il en faut pour commencer une partie de chaises musicales !
Ces "administratifs" sont-ils responsables ? Oui et non ! Non, parce que le métier leur a été appris comme ça...
Des cas comme ça, insultes au(x) prof(s), aux camarades, vols, dégradations, il y en a combien ? 5% maximum de l'effectif et ils sont bien connus de tous. Et c'est l'arbre qui cache la forêt, il ne faut pas dramatiser.
Là où ça se corse c'est quand il y en a 5 ou 6 dans la même classe...
Quant à la disparité du niveau des Lycées, tu ne vois que le niveau des élèves en difficulté (ceux qui viennent te voir), tu oublies les autres, ceux qui marchent bien...
Les réputations sont souvent usurpées, et elles sont difficiles à remettre en cause, certains dorment dessus.
Le niveau change d'une promotion à l'autre, il ne peut être constant.
Et pour terminer (provisoirement ?) une histoire édifiante : quelques années en arrière un "précis" de recommandations à l'usage des gouvernements européens avait été intercepté qui expliquait comment faire passer (et souhaiter), une privatisation d'un service public par exemple, dans l'opinion.
Il y avait notamment ce truc tout simple (limite schizophrénique) :
- En public, faire des réformes, annoncer des moyens, une restructuration
- En privé, faire en sorte que ça ne puisse pas marcher, au besoin en déclenchant la colère des "employés",
- Devant l'échec patent, prendre le peuple à témoin : vous voyez, ça ne marche pas : privatisons !
Il y 4/5 ans, en stage, on m'avait expliqué, qu'il y avait dans les cartons europééens, un projet d' "auditage" des administrations et de l'Education Nationale en particulier.
Des organisme européens indépendants feraient chaque année ferait un audit de chaque Etablissement, établissant une sorte de ratio Résultats/sommes investies pour voir si l'argent avait été bien utilisé... pour en distribuer plus aux "bons" établissements et moins aux autres
Travailler comme ça, si ça devait se faire, serait encourager l'usage de procédés démagogiques.
C'est sûr, que des réactions épidermiques incontrôlées, comme celle mise en exergue, ne pourraient qu'apporter de l'eau à ce moulin.
Je l'ai déjà dit : << Qui veut noyer son chien, l'accuse de la rage ! >>
@+
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#27 26-03-2010 12:51:48
- webern
- Invité
Re : Masterisation du capes
Bonjour,
je suis d'accord avec ce que tu dis, Yoshi : c'est clair que la focalisation des médias sur les violences à l'école n'est pas innocente, et que pour noyer son clebs, mieux vaut dire qu'il a la rage.
En fait, l'impression que j'ai (et que j'ai mal exprimé), c'est surtout qu'il y a une volonté délibérée de saborder l'école publique : par exemple, la mère d'un élève dont le frère est militant d'un grand parti politique qui a perdu aux dernières élections, m'a dit que ce dernier lui a dit à propos de son fils qui devait redoubler sa seconde de ne pas perdre espoir : les redoublements coûtent chers.
Certes, ils ne sont pas toujours efficaces, mais appliquer une logique mercantiliste à l'éducation me paraît surprenant.
N'est-ce pas encore ce qui est à l'oeuvre, justement, avec ces jeunes profs tout frais moulus des bancs de la fac que l'on bombarde dans des classes (ce qui, comme tu le dis, est mauvais pour eux comme pour les élèves)?
Bien sûr, j'imagine que le problème, c'est les sioux qui font défaut, on essaie d'en gratter partout où on peut, mais je me dis que si cette logique continue, alors l'école publique aura bien changé dans dix ans.
Bref, je ne fais pas l'apologie du privé, loin de là, je me dis simplement qu'un lycée avec plus d'argent aura des classes avec des effectifs plus réduits, (mais bon, je m'avance un peu, je ne sais pas si les effectifs moyens des classes sont en hausse ou pas dans le public).
Bref, désolé si ce que j'ai dit à paru de la propagande anti-enseignement public (quoique c'était plutôt du niveau du café du commerce), j'espère (mais je suis quand même inquiet) que l'école publique aura toujours les moyens de fonctionner aussi bien qu'elle le fait.
Bonne journée.
#28 26-03-2010 19:19:23
- freddy
- Membre chevronné

- Lieu : Paris
- Inscription : 27-03-2009
- Messages : 7 457
Re : Masterisation du capes
...
En fait, l'impression (..) qu'il y a une volonté délibérée de saborder l'école publique : par exemple, la mère d'un élève dont le frère est militant d'un grand parti politique (...) m'a dit que ce dernier lui a dit à propos de son fils qui devait redoubler sa seconde de ne pas perdre espoir : les redoublements coûtent chers.
...
Salut !
je plussoie Fred et Yoshi !
C'est typique de l'erreur de raisonnement en mathématique : prendre un cas particulier pour une généralité.
Seul le contre exemple est admis pour établir qu'une propriété est fausse, sinon ...
J'ai vécu dans une ville universitaire réputée de province où le privé (sous contrat) était le dépotoir du public qui avaient des candidats admis aux ENS et à l'X ; à Paris, le privé (sous ou hors contrat d'association avec l'Etat) de haut niveau et le public d'excellence se cotoient, ...
Gardons nous de généraliser hâtivement, observons et réfléchisson d'abord, causons ensuite ... et les vaches seront bien gardées.
Patron, c'est ma tournée !...
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#29 22-05-2010 22:11:39
- camille
- Invité
Re : Masterisation du capes
Bonjour à tous,
Je me présente je m'appelle.... et non pas henri mais camille je voudrais avoir des explications si quelqu'un peut me les apporter. J'ai eu ma licence de mathématiques en 2007 depuis je passe le capes tous les ans et je suis depuis 2 ans et demi contractuel. Je souhaiterais savoir si je vais pouvoir me réinscrire au capes pour la sesion 2011, savoir si je peux avoir une équivalence ... personnellement je me vois mal retourner à l'école sachant que je suis actuellement enceinte enfin bref savez vous aussi ce qui va advenir du capes interne ???
Merci à tous pour vos réponses
Camille
#30 23-05-2010 20:40:06
- Fred
- Administrateur
- Inscription : 26-09-2005
- Messages : 7 349
Re : Masterisation du capes
Bonsoir Camille,
Etais-tu inscrite dans une prépa capes cette année?
Fred.
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