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#926 Re : Entraide (supérieur) » Calcul de mininum niveau prépa?? » 24-12-2023 02:48:43

Bonjour Ugo113 et Fred,

Un joli exercice que je proposerai à certains de mes élèves de Terminale !
(Il n'est pas nécessaire d'être en Prépa pour le comprendre et l'apprécier.)

Ugo113, tu dois trouver que le minimum de la limite est atteint pour [tex]a = \frac{1}{e} - 1 \approx -0.632[/tex], ce que me confirme GeoGebra. (a doit être strictement supérieur à -1.)
L'ordonnée de ce minimum est [tex]e^{- \frac{1}{e}} \approx 0.692[/tex]

Bien cordialement


PS : Oups ! Je viens de me rendre compte de l'heure ! Dodo !  :-)

#927 Re : Entraide (supérieur) » Les deux expressions de cos(pi/12) et de sin(pi/12) » 24-12-2023 01:37:24

La démarche inverse est plus simple, et plus facile à expliquer :

[tex]\left( \frac{\sqrt{6} + \sqrt{2}}{4} \right)^2 = \frac{6 + 2 + 2\sqrt{12}}{16} = \frac{8 + 2\sqrt{12}}{16} = \frac{8 + 4\sqrt{3}}{16} = \frac{2 + \sqrt{3}}{4}[/tex]


D'où

[tex]\frac{\sqrt{6} + \sqrt{2}}{4} = \frac{\sqrt{2 + \sqrt{3}}}{2}[/tex]

#928 Re : Entraide (supérieur) » Les deux expressions de cos(pi/12) et de sin(pi/12) » 24-12-2023 01:19:09

Merci, Rescassol, de m'avoir mis sur la voie !

Comme mon impératif est de bien expliquer à mes élèves (ici, à des élèves de Première, pas forcément bons en maths) la logique des calculs, sans qu'ils aient l'impression de "solutions ou d'astuces sorties du chapeau" qu'ils n'auraient pas trouvées par eux-mêmes, j'ai réécrit comme suit, comme je l'expliquerai, la solution que tu proposes :

[tex]\left( \frac{\sqrt{2 + \sqrt{3}}}{2} \right)^2  = \frac{2 + \sqrt{3}}{4}[/tex]

[tex]= \frac{8 + 4\sqrt{3}}{16}[/tex]   (multiplier en haut et en bas par 4 pour obtenir un carré au dénominateur ; la logique est similaire à celle qui consiste à multiplier numérateur et dénominateur par l'expression conjuguée de l'un des deux, sachant que l'expression conjuguée de 4 est naturellement 4)

[tex]= \frac{8 + 2 \times 2\sqrt{3}}{16}[/tex]    (pour préparer un double produit éventuel)

[tex]= \frac{8 + 2\sqrt{12}}{16}[/tex]      (car [tex]2\sqrt{3} = \sqrt{4 \times 3}[/tex])

[tex]= \frac{8 + 2\sqrt{6 \times 2}}{16}[/tex]

[tex]= \frac{6 + 2\sqrt{6} \times \sqrt{2} + 2}{16}[/tex]      (décomposer 8 en 6 + 2 de façon à faire apparaître les carrés des deux  racines)

[tex]\frac{(\sqrt{6})^2 + 2\sqrt{6} \times \sqrt{2} + (\sqrt{2})^2}{16} = \frac{\left( \sqrt{6} + \sqrt{2} \right)^2}{16} = \left( \frac{\sqrt{6} + \sqrt{2}}{4} \right) ^2[/tex]

d'où finalement

[tex]\frac{\sqrt{2 + \sqrt{3}}}{2} = \frac{\sqrt{6} + \sqrt{2}}{4}[/tex]


Ce n'est pas vraiment ce que j'appelle une solution élégante, courte et ne nécessitant pas de calculs laborieux, mais je ne pense pas qu'on puisse faire mieux. Je la testerai dès que possible. Merci encore !
________________

PS : Quel logiciel d'édition LaTeX wysiwyg me conseilleriez-vous ?

#929 Re : Entraide (supérieur) » Les deux expressions de cos(pi/12) et de sin(pi/12) » 23-12-2023 21:35:57

Bonsoir Fred,

Merci de ta réponse.
Et de ta question ponctuée de tes trois points d'interrogation.  :-)

Là, tu montres l'égalité des deux expressions, en les connaissant préalablement toutes deux.

Ce n'est pas véritablement ce que je demande, qui est
« Comment passer de [tex]\frac{\sqrt{2 + \sqrt{3}}}{2}[/tex]  à  [tex]\frac{\sqrt{6} + \sqrt{2}}{4}[/tex] ?
(sans éventuellement savoir au départ à quelle expression on doit aboutir) »

Et réciproquement.

Idem pour l'expression du sinus.

Donc, pour répondre à ta question, la solution que tu proposes n'est pas tout à fait élégante.  :-)

#930 Entraide (supérieur) » Les deux expressions de cos(pi/12) et de sin(pi/12) » 23-12-2023 20:10:18

Borassus
Réponses : 5

Bonsoir ou bonjour,

L'utilisation des formules
[tex]\cos^2(\frac{a}{2}) = \frac{1 + \cos(a)}{2}[/tex]
et
[tex]\sin^2(\frac{a}{2}) = \frac{1 - \cos(a)}{2}[/tex]
aboutit aux expressions
[tex]\cos(\frac{\pi}{12}) = \frac{\sqrt{2 + \sqrt{3}}}{2}[/tex]   et  [tex]\sin(\frac{\pi}{12}) = \frac{\sqrt{2 - \sqrt{3}}}{2}[/tex]

L'utilisation (en écrivant que [tex]\frac{\pi}{12} = \frac{\pi}{3} - \frac{\pi}{4}[/tex]), beaucoup plus lourde, et donc parfaitement inélégante — c'est important, pédagogiquement important, la simplicité et l'élégance d'un raisonnement !!! — des formules
[tex]\cos(a - b) = \cos(a)\cos(b) + \sin(a)\sin(b)[/tex]
et
[tex]\sin(a - b) = \sin(a)\cos(b) - \cos(a)\sin(b)[/tex]
aboutit aux expressions
[tex]\cos(\frac{\pi}{12}) = \frac{\sqrt{6} + \sqrt{2}}{4}[/tex]   dans cet ordre !!  (et non [tex]\frac{\sqrt{2} + \sqrt{6}}{4})[/tex]
et
[tex]\sin(\frac{\pi}{12}) = \frac{\sqrt{6} - \sqrt{2}}{4}[/tex]


Comment directement passer élégamment d'une expression à son expression correspondante ?

Merci d'avance de votre aide.

#931 Re : Entraide (supérieur) » Comment créer des équations paramétriques du second degré ? » 19-12-2023 22:28:35

Merci Rescassol,

Whaou ! La leçon de Python, que je connais très (très) peu !!

Je vais profiter de cet exemple concret pour me familiariser avec ce langage. (J'ai déjà écrit quelques lignes de code dans une vie antérieure, mais pas en Python.)

#932 Re : Entraide (supérieur) » Comment créer des équations paramétriques du second degré ? » 19-12-2023 15:02:51

Merciii Michel !

Effectivement, je n'avais pas réalisé qu'il faut utiliser le fait que pour ces deux valeurs l'équation se réduit à une racine double !

Je sens que je vais m'amuser à créer des équations paramétriques à la chaîne.  :-)

(Je vais aussi apprendre à mes élèves à en créer eux-mêmes. Je leur demande souvent à "jouer au prof" et à créer leurs propres exercices. Comme cela ils en comprennent mieux la logique et ne sont pas impressionnés en contrôle.)

#933 Entraide (supérieur) » Comment créer des équations paramétriques du second degré ? » 19-12-2023 08:50:57

Borassus
Réponses : 6

Bonjour,

J'ai souvent besoin de montrer à mes élèves de Première et de Terminale des exemples d'équations paramétriques du second degré, et aimerais savoir en créer à la volée.

Comment donc à partir d'un polynôme du 2nd degré en m ayant des racines "faciles" — par exemple 2 et -3, ce qui définit le polynôme m2 + m - 6 — élaborer les coefficients a, b, c du polynôme en x ?

Démarche inverse, peut-être : Comment, à partir d'un ou deux coefficients en m du polynôme en x, définir le(s) coefficient(s) restant(s) pour que le discriminant aboutisse à un polynôme du 2nd degré en m présentant des racines simples ?

Merci d'avance de votre aide.

#934 Re : Entraide (supérieur) » Quel est le "binôme de Newton" d'origine : (a + b)^n ou (1 + x)^n ? » 01-11-2023 09:25:45

Oups ! J'avais oublié les coefficients (dans le bon ordre) ! C'est corrigé.

#935 Re : Entraide (supérieur) » Quel est le "binôme de Newton" d'origine : (a + b)^n ou (1 + x)^n ? » 29-10-2023 19:31:14

Ce serait bien que le développement du binôme, avec [tex]n[/tex] entier, soit systématiquement écrit dans l'ordre correct, à savoir par puissances de [tex]a[/tex] décroissantes :
[tex](a + b)^n = \sum\limits_{k=0}^n \binom{n}{n - k}a^{n-k}b^k[/tex].

Cette écriture est en effet cohérente
- avec les formules habituelles [tex](a + b)^2 = a^2 + 2ab + b^2[/tex] et [tex](a + b)^3 = a^3 + 3a^2b + 3ab^2 + b^3[/tex]
(je vois souvent la formule donnée selon les puissances croissantes de [tex]a[/tex] et les exemples habituels écrits tout de suite après selon les puissances décroissantes de [tex]a[/tex] !) ;
- avec la loi binomiale ;
- avec la formule multinomiale — "multi" commence à deux... —, chaque coefficient comptant explicitement le nombre de fois où le terme [tex]a[/tex] apparaît dans un produit (et donc, implicitement, combien de fois apparaît le terme [tex]b[/tex]) ;
- avec la formule du binôme généralisée (voir le développement dans mon précédent post si [tex]\alpha[/tex] est un entier naturel).

#936 Re : Entraide (supérieur) » Quel est le "binôme de Newton" d'origine : (a + b)^n ou (1 + x)^n ? » 29-10-2023 07:22:17

Michel Coste a écrit :

Bonjour,
Tu as une partie historique dans l'article wikipedia en anglais sur la formule du binôme : https://en.wikipedia.org/wiki/Binomial_theorem#History.
La question $a+b$ ou $1+x$ ne me semble pas très pertinente pour cette histoire. Par contre, en ce qui concerne Newton et la formule du binôme généralisée avec exposant rationnel, c'est le $(1+x)^r$ qui paraît le plus adéquat.

Merci Michel !
Nos messages se sont croisés : j'ai découvert le tien en validant le mien.
Bonne journée.

#937 Re : Entraide (supérieur) » Quel est le "binôme de Newton" d'origine : (a + b)^n ou (1 + x)^n ? » 29-10-2023 07:20:04

Roro a écrit :

Bonsoir,

Je ne connais pas exactement l'histoire de ce binôme (même si il y a probablement un lien avec Blaise Pascal et son triangle), il me parait clair que si quelqu'un a écrit le développement de $(a+b)^n$ alors il l'a aussi obtenu pour $(1+x)^n$...

Roro.

Bonjour,

Merci de cette réponse, Roro.

Je crois que je commence à comprendre :

Ma question vient d'une certaine confusion entre la formule du binôme combinatoire classique [tex](a + b)^n[/tex], avec [tex]n[/tex] entier naturel et la formule du binôme généralisée conçue par Newton
[tex](a + bx)^\alpha = a^\alpha(1 + \frac{b}{a}x)^\alpha = a^\alpha \left[ 1 + \alpha\frac{b}{a}x + \frac{1}{2!}\alpha(\alpha - 1) \left(\frac{b}{a}x\right)^2 + \frac{1}{3!}\alpha(\alpha - 1)(\alpha - 2) \left(\frac{b}{a}x\right)^3 + ... \right][/tex]
formule dans laquelle [tex]\alpha[/tex] est un nombre rationnel.


Si [tex]a = b = 1[/tex], le développement s'écrit
[tex](1 + x)^\alpha = 1 + \alpha x + \frac{1}{2!}\alpha(\alpha - 1)x^2 + \frac{1}{3!}\alpha(\alpha - 1)(\alpha - 2)x^3 + ...[/tex]


Si [tex]\alpha[/tex] est un entier naturel [tex]n[/tex], et si [tex]x = 1[/tex], le développement s'écrit (en réintégrant [tex]a^n[/tex] dans les crochets)
[tex](a + b)^n = a^n + na^{n -1}b + \frac{1}{2!}n(n - 1)a^{n - 2}b^2 + \frac{1}{3!}n(n - 1)(n - 2)a^{n - 3}b^3 + ... + b^n[/tex]

Or, [tex]1 = \binom{n}{0}[/tex], [tex]n = \binom{n}{k}[/tex], [tex]\frac{1}{2!}n(n - 1) = \binom{n}{2}[/tex], [tex]\frac{1}{3!}n(n - 1)(n - 2) = \binom{n}{3}[/tex], etc.

On retrouve donc la formule classique
[tex](a + b)^n = \binom{n}{0}a^nb^0 + \binom{n}{1}a^{n - 1}b^1 + \binom{n}{2}a^{n - 2}b^2 + \binom{n}{3}a^{n - 3}b^3 + ... \binom{n}{n}a^{n - n}b^n[/tex]


En réalité, le fait de retrouver le développement classique de [tex](a + b)^n[/tex] en partant de la formule généralisée est tout à fait logique !
En effet, Newton est précisément parti de l'expression [tex]\binom{n}{k} = \frac{1}{k!}n(n - 1)(n - 2)...\left(n - (k - 1)\right)[/tex] (formule dite de Pascal) et a remplacé [tex]n[/tex] par [tex]\frac{1}{2}[/tex], ce qui lui a fourni les coefficients [tex]\frac{1}{2}[/tex], [tex]-\frac{1}{8}[/tex], [tex]\frac{1}{16}[/tex], etc.

Puis, il a généralisé sa démarche pour un nombre rationnel quelconque.

Donc, historiquement, LES formules du binôme de Newton proviennent de sa formule généralisée.
Les développements [tex](a + b)^n[/tex], [tex](1 + x)^n[/tex] et [tex](1 + x)^r[/tex] (avec [tex]r[/tex] rationnel) ne sont que des cas particuliers de celle-ci.


Je réitère ma maxime préférée que j'avais effacée dans ma discussion concernant le nombre [tex]e[/tex] : « L'incompréhension, à condition qu'elle soit dérangeante, est la clé de la compréhension. »

Comme pour la compréhension de la démarche d'Euler pour déterminer son célèbre nombre [tex]e[/tex], j'ai pu comprendre ce que je viens d'écrire dans ce post grâce à l'ouvrage de Michel Simon « Mathématiques à travers les siècles (Tome II) », aux éditions Calvage & Mounet, dont j'ai repris la notation de la formule du binôme généralisée.
Merci à lui !

#938 Entraide (supérieur) » Quel est le "binôme de Newton" d'origine : (a + b)^n ou (1 + x)^n ? » 28-10-2023 18:56:59

Borassus
Réponses : 6

Bonsoir ou bonjour,

Je vois quasi systématiquement dans la littérature le binôme de Newton comme étant le développement de (a + b)n.

Mais je vois parfois le binôme de Newton comme étant le développement de (1 + x)n.

Quel développement a précédé l'autre ?

Merci d'avance pour vos réponses !

#939 Re : Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 28-10-2023 13:40:22

Bonjour,

J'ai acheté tout à l'heure le livre "Histoires de calcul infinitésimal".

J'y retrouve, avec quelques petites variantes, le raisonnement d'Euler présenté par M. Simon.
La lecture des deux chapitres indiqués par Fred va effectivement me permettre de consolider ma compréhension.

Bonne journée

#940 Re : Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 26-10-2023 22:28:43

Bonsoir ou bonjour,

Merci, Fred, de m'avoir communiqué la référence de cet ouvrage !

La table des matières semble prometteuse.
L'extrait qu'on peut consulter — le début du chapitre 1 — donne une représentation du style d'écriture qui a priori me convient.

Le fait que l'ouvrage consacre deux chapitres entiers au sujet montre bien que les explications réductrices et anachroniques, répétées un grand nombre de fois sans véritablement apporter un réel éclairage explicatif, ne peuvent suffire pour permettre une bonne compréhension du processus d'élaboration des exponentielles et des logarithmes.

J'ai donc bien l'intention de le commander tantôt, ou me rendre chez Gibert ou Eyrolles.
Merci encore.

#941 Re : Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 23-10-2023 22:05:19

Pour ce qui est de la raison de cette lettre [tex]e[/tex], l'hypothèse selon laquelle Euler l'aurait choisie par ce qu'il utilisait déjà les lettres a, b, c, d me séduit davantage que celle pour laquelle e serait la première lettre de "exponentielle".

#942 Re : Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 23-10-2023 21:52:30

Donc, l'égalité [tex]a^z = 1 + \frac{kz}{1!} + \frac{k^2z^2}{2!} + \frac{k^3z^3}{3!} + ...[/tex] devient [tex]\text{labase}^z = 1 + \frac{z}{1!} + \frac{z^2}{2!} + \frac{z^3}{3!} + ...[/tex]

Et pour [tex]z = 1[/tex], on a [tex]\text{labase} = 1 + \frac{1}{1!} + \frac{1}{2!} + \frac{1}{3!} + ...[/tex]

Euler a appelé cette base [tex]e[/tex].

Voili, voilou  :-)

#943 Re : Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 23-10-2023 21:41:06

Une autre voie, plus fructueuse : Il faut lire l'égalité [tex]a^\epsilon = 1 + k.\epsilon[/tex] comme [tex]a^0 + k(\epsilon - 0)[/tex] ce qui correspond à l'approximation de premier ordre de [tex]a^x[/tex] au voisinage de [tex]0[/tex].

Comme la pente en [tex]1[/tex] à la courbe [tex]y = lnx[/tex] — j'entends ici "ln" pour "logarithme naturel" — est égale à [tex]\frac{1}{1} = 1[/tex], la pente de la courbe [tex]y = \text{labase}^x[/tex] en [tex]0[/tex] doit être, par symétrie avec la courbe [tex]y = lnx[/tex] (car les deux courbes sont réciproques l'une de l'autre), égale à 1.

Donc [tex]k[/tex] doit être égal à [tex]1[/tex].  :-)

#944 Re : Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 23-10-2023 19:26:40

Je crois que je commence à comprendre :

Avant d'expliquer le calcul d'Euler, M. Simon indique en parenthèse
« (il apparaîtra plus tard que [tex]k = lna[/tex] car [tex]k = \lim\limits_{\epsilon \to\ 0 } \frac{1}{\epsilon} (a^\epsilon - 1) = [...] = ln a [/tex])

Or, la dérivée de l'aire sous une courbe [tex]y = f(x)[/tex] à partir d'une valeur [tex]\alpha[/tex] donnée est [tex]f(x)[/tex].
(Ceci était connu à l'époque d'Euler.)

Donc la dérivée en [tex]x_0[/tex] de l'aire sous la courbe [tex]y = \frac{1}{x}[/tex] est égale à [tex]\frac{1}{x_0}[/tex]

Je ne sais pas encore terminer le raisonnement, mais j'ai l'impression que l'issue n'est pas loin...

#945 Re : Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 23-10-2023 18:41:08

Merci de vos réponses, Glozi et Black Jack !

Je ne connaissais pas la page référencée par BJ, mais elle est similaire à beaucoup de pages que j'ai pu lire, et donc elle ne m'apporte pas vraiment une explication qui me permette de dire « Ça y est, j'ai compris !! », et me donne l'impression de "tourner en rond".
(Je suis très têtu dans mes incompréhensions. :-)

Le problème réside dans le fait que ces démonstrations ont été établies a posteriori, avec nos conceptions actuelles.

Dans son ouvrage " Mathématiques à travers les siècles (Tome II)", aux éditions Calvage & Mounet, Michel Garcia explique le raisonnement d'Euler pour un logarithme de base [tex]a[/tex] quelconque, en posant que le logarithme en base [tex]a[/tex] d'un nombre est la puissance à laquelle il faut élever [tex]a[/tex] pour obtenir ce nombre. (Michel Garcia indique que c'est Euler qui a intronisé cette définition du logarithme. Par là-même, Euler indique que les fonctions [tex]a^x[/tex] et [tex]log_a(x)[/tex] sont réciproques l'une de l'autre.)

M. Garcia montre que le raisonnement d'Euler, en partant de l'écriture (modernisée) [tex]a^\epsilon = 1 + k.\epsilon[/tex], aboutit à l'expression [tex]a^z = 1 + \frac{kz}{1!} + \frac{k^2z^2}{2!} + \frac{k^3z^3}{3!} + ...[/tex], où [tex]\epsilon[/tex] désigne un très petit nombre (qu'Euler désigne par [tex]\omega[/tex]).

Je cite :
« et ensuite, il introduit le célèbre nombre d'Euler [tex]e[/tex], défini comme la valeur de [tex]a[/tex] pour laquelle [tex]k = 1[/tex], et que l'on obtient en faisant [tex]z = 1[/tex] :
[tex]e  = 1 + \frac{1}{1!} + \frac{1}{2!} = \frac{1}{3!} + ...[/tex]. »

C'est cette dernière phrase que j'aimerais comprendre : pourquoi [tex]k[/tex] doit être égal à 1 ??

#946 Entraide (supérieur) » Comment a-t-on établi que e est la base du logarithme naturel ? » 23-10-2023 16:24:27

Borassus
Réponses : 10

Bonjour ou bonsoir,

La question de fond sous-jacente à la question précédente est

Comment Euler (ou d'autres mathématiciens) a établi que le nombre e qu'il avait défini sous la forme de la série 1 + 1/1! + 1/2! + 1/3! est précisément la base du logarithme naturel, c'est-à-dire le nombre pour lequel l'aire sous la courbe y = 1/x comptée à partir de 1 est égale à 1 ??

Merci d'avance pour vos réponses !

#947 Re : Entraide (supérieur) » Lien entre le nombre de J. Bernoulli et la base du logarithme naturel » 21-10-2023 16:46:13

Je crois que je commence à avoir une piste de compréhension dans le tome II de l'ouvrage de Michel Garcia « Mathématiques à travers les siècles », éditions Calvage & Mounet, page 116 titrée « Le logarithme et l'exponentielle » :

Euler ne serait pas parti de la limite de Jacques Bernoulli, mais du calcul de e^x sous forme de la série e^x = 1 + 1/1! + 1/2! + ...

Une des étapes du calcul se traduit par la limite de Bernoulli.

#948 Entraide (supérieur) » Lien entre le nombre de J. Bernoulli et la base du logarithme naturel » 20-10-2023 20:08:26

Borassus
Réponses : 1

Bonsoir ou bonjour,

Comment Euler a-t-il établi le lien entre le nombre lim(1 + 1/n)n défini par Jacques Bernoulli à l'aide de son raisonnement à propos d'un intérêt composé instantané, et la base du logarithme naturel (c'est-à-dire l'aire sous la courbe y = 1/x comptée à partir de 1) ?

Merci d'avance de vos réponses

#949 Re : Entraide (supérieur) » Existe-t-il un "produit scalaire" à trois dimensions, à d dimensions ? » 01-03-2023 19:24:06

Bonsoir Roro (et tout le monde),

Effectivement, il y a de quoi expliquer, en commençant par des aspects concrets, facilement perceptibles par les élèves !
(Excuse-moi, je ne me sens pas pour l'instant expliquer les extensions "philosophiques" que tu proposes. Il faut que préalablement je les maîtrise suffisamment moi-même.)

Cela fait plus de dix ans que je me suis (tardivement) réorienté vers les cours particuliers de maths et ai suivi un grand nombre d'élèves, notamment de 1ère S et Terminale S, et maintenant en spécialité maths, de différents lycées publics et privés. (Avant la réforme Blanquer, je suivais couramment en parallèle une vingtaine d'élèves de 1ère et Terminale, principalement de la section S.)

Je n'ai pas vu une seule fois dans les notes de cours de mes élèves une explication géométrique simple de l'aire mesurée par le produit scalaire (le produit d'une longueur par une autre longueur a bien une dimension d'aire, n'est-il pas ? je n'ai compris de quelle aire il s'agit que tout récemment, grâce à l'article "Produit scalaire" de Wikipédia) ;
je n'ai pas vu une seule fois expliquer de façon claire à quelle situation concrète correspond chacune des formules de polarisation. (Je l'ai compris par moi-même.)

J'ai en outre, avant de répondre, vérifié parmi une quinzaine de manuels de Première et de Terminale de différents éditeurs — j'achète quasi systématiquement les manuels utilisés par mes élèves — ce que j'avais déjà observé : pas un seul ne fournit ces explications de façon explicite.

Comme je l'indiquais dans un de mes posts, le produit scalaire est le sujet qui déroute le plus mes élèves, surtout quand on leur balançait d'emblée comme définition l'une des formules de polarisation. (Heureusement, les manuels correspondant aux programmes 2019-2020 sont revenus aux fondamentaux en donnant la définition correspondant au produit des deux normes et du cosinus de l'angle entre les deux vecteurs.)
Presque à chaque fois, j'ai droit à « Je n'ai rien compris ! ». Ayant progressivement élaboré ma propre façon d'expliquer, j'entends souvent la réaction « C'est tout ?! Mais c'est tout con ! »

C'est pour cela que j'ai besoin d'acquérir par moi-même une compréhension de fond, y compris des nuances, que je puisse transmettre à mes élèves.

Concernant maintenant le fait que j'explique des notions qui sortent du programme, je me rends de plus en plus compte qu'à partir du moment où les élèves comprennent la logique concrète des choses — au-delà donc du flot de formules dont on les abreuve —, ils peuvent tout à fait encaisser des notions, ou des techniques de calcul, qui "ne sont pas de leur âge".
J'expérimente donc de plus en plus, en poussant "le bouchon" de plus en plus loin : je ne me heurte jamais à une incompréhension.
Par exemple, je fais couramment dériver des fonctions composées à six ou sept niveaux d'imbrication — les élèves sont tout étonnés de pouvoir résoudre facilement un exercice semblant monstrueux —, ou calculer des dérivées partielles ou des intégrales doubles ou triples.

Donc, en affinant progressivement mon approche (par exemple, grâce à mes enrichissants échanges avec vous :-), je compte bien poursuivre ma voie et expliquer les autres produits que le produit scalaire de façon à fournir à mes élèves une vision globale de la géométrie vectorielle.

#950 Re : Entraide (supérieur) » Existe-t-il un "produit scalaire" à trois dimensions, à d dimensions ? » 27-02-2023 18:42:09

Bonjour Michel,

Merci pour ce rectificatif.

J'expliquerai donc à mes élèves — qui, je le rappelle, sont majoritairement des lycéens de Première et de Terminale — les trois produits (scalaire, vectoriel et mixte) en montrant les similitudes entre eux, mais n'expliquerai pas que le produit mixte est en quelque sorte le pendant à trois vecteurs du produit scalaire.
Par contre, je tiens à expliquer ces trois produits de façon à leur donner une vision plus large et plus cohérente que le seul produit scalaire.

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