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#876 Re : Café mathématique » Apprendre les mathématiques : à quoi ça sert? » 09-07-2016 10:54:06

Je dois dire que je trouve vraiment déprimant vos constats, qui sont d'ailleurs en ligne avec ce qu'on peut lire chez nos voisins (voir par exemple ce fil).
Je suis un fervent croyant dans la puissance de l'éducation comme moteur social. Je suis moi même né au fin fond d'un village marocain, et seules les mathématiques m'ont permis de m'extraire d'une misère toute tracée. J'ai la chance d'avoir des enfants dont la scolarité se passe très bien.  Je découvre l'ampleur du phénomène et ça me rend triste.
Le tableau brossé dans le fil dont j'ai donné l'URL est encore plus noir, l'auteur y parle de trucage au baccalauréat (les profs donnent plus ou moins explicitement les thèmes/exo qui sertiront au bac, les élèves ressortent ce qu'ils ont appris par cœur !), et tous jettent un voile pudique sur ce vaste trucage. J'avoue que j'ai du mal à y croire, mais le gars qui a écrit le post est plutôt quelqu'un de réfléchi et ne semble pas être un tenant de la théorie du complot. Est-ce vraiment le cas ?

Je dois avouer qu'il y a un point qui m'étonne, c'est la proportion de mentions Très bien. Elle est de 11,8% pour le bac général, sachant qu'il y a plus de 80% de bacheliers. A mon époque, les mentions très bien se comptaient sur les doigts d'une main, avec un taux de réussite au bac beaucoup plus faible. Donc, soit le niveau de nos terminales a fait une progression de folie (ce qui ne semble pas être le reflets de vos posts), soit on trafique le thermomètre pour qu'il indique autre chose.

#877 Re : Café mathématique » Dlzlogic et les probabilités vs les forums de maths » 08-07-2016 18:02:42

Excellent !
Je n'aurais pas fait mieux et je n'en pense pas moins.

#878 Re : Entraide (collège-lycée) » condition suffisante ? » 08-07-2016 13:38:37

Oui, c'est faux en général, l'anneau des matrices n'est pas intègre (cf les matrices nilpotentes par exemple : $A^n=0$)
Dans le lien indiqué par Ostap Bender, il me semble qu'un des intervenant donne un démonstration qui me semble adaptable au niveau TS. Elle utilise une version un peu moins forte que l'argument cité par Ostap Bender : Un système de $m$ équations linéaires à $m+1$ inconnues admet forcément un solution non triviale.
On suppose $AB=I$ et on cherche à résoudre $BX=aI$ qui est un système à $n^2 +1$ inconnues : les $n^2$ entrées de la matrice $X$ et le réel $a$. Ce système admet forcément un solution non trivial $(X_0, a_0)$. Si $a_0 = 0$, alors on aurait $X_0=IX_0=ABX_0=aA$ et donc $X_0=0$ ce qui est contradictoire avec le fait que $(X_0,a_0)$ n'est pas triviale. On a alors $X=\frac{1}{a}X_0$ qui vérifie $BX=\frac{1}{a}BX_0=I$.
Après, on peut appliquer le fait que l'inverse est unique pour conclure que $X=A$.

#879 Re : Entraide (supérieur) » tan(x) - x » 06-07-2016 14:36:07

Bonjour Dike,
Je n'ai pas de références spéciales sur ce sujet. J'ai repris une définition de mon prof de prépa.
L'analyse s'intéresse essentiellement à la limite de suites ou de fonctions, et on essaie d'obtenir le plus d'informations sur cette limite (notion d'équivalent, d'asymptotes, développement limité, ...)
Les méthodes variationnelles et la théorie des perturbations sont également des outils puissants de résolution approchée des équations différentielles, très utilisés en physique.
Il existe également tout un tas de travaux sur la discrétisation des équations différentielles (schémas de discrétisation, stabilité et convergence, etc).

#880 Re : Café mathématique » Dlzlogic et les probabilités vs les forums de maths » 06-07-2016 14:01:31

Ne te fatigue pas leon1789,
ce que Dlz sait, ce sont des "recettes" pratiques pour appliquer des résultats statistique à des cas concrets.
Dans ces cas, on cherche à déterminer une certaine grandeur ayant une distribution inconnue, mais qu'on espère raisonnable (existence des deux premiers moments). On procède alors via des mesures successives et on calcule la moyenne des différentes mesures. la loi des grands nombre assure que s'il n'y a pas de biais dans les mesures (iid), la moyenne calculée converge vers l'espérance de la grandeur inconnue, et le théorème central limite permet de calculer l'intervalle de confiance de notre estimation pour un certain quantile, via la fonction de répartition inverse de la loi normale.

#881 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Petit pb d'arithmétique » 06-07-2016 10:48:37

freddy a écrit :

Re,

j'ai regardé la solution : c'est OK avec 9 décimales, yassine est joueur :-)

Il est surtout myope !!
C'est un très bon exploit.

#882 Re : Café mathématique » Dlzlogic et les probabilités vs les forums de maths » 06-07-2016 08:12:13

On laisse tomber le loto.

Dlzlogic a écrit :

Concernant la notion de "quantité mesurable", c'est très clair dans mon esprit et apparemment dans celui qui l'a lu et corrigé : il n'a levé aucune objection

Amen !

Dlzlogic a écrit :

Je n'ai pas d'autre exemple de "quantité" qui ne soit pas définie dans ce système MKSA, directement ou indirectement.

Tes digressions vont nous mener sur d'autres terrains. Quid des mesures de ratio (concentration, pH d'une solution, ...) ou des mesures de fréquence d'un évènement (nombre de désintégration par seconde, nombre d'électrons excités par seconde, ...).

Dlzlogic a écrit :

A propos de la définition d'un nombre, soit il désigne une quantité correspondant à une dimension réelle, soit il est un nombre sans unité, alors il ne désigne pas une quantité mesurable. C'est dans ce contexte qu'on m'a dit une fois qu'un angle n'était pas mesurables

Ouf, c'est du lourd !

Dlzlogic a écrit :

Un angle est mesurable que si on fixe arbitrairement l'unité employée

On tient l'explication du Brexit. On n'arrivait pas à leur faire adopter notre système métrique !

Dlzlogic a écrit :

Tu parles de la notion de "point", pas de chance, c'est un de mes sujets favoris. La définition d'un médiatrice (exemple) est "l'ensemble des points qui etc...". Pour moi, cette définition n'a pas de sens, elle devrait être "est le lieu géométrique des points qui etc..."
La nuance est importante, un ensemble est une série (non ordonnée) qui a des propriétés sur lesquelles je ne m'étendrai pas. Or un point n'a aucune réalité, c'est une localisation. Si on change de repère, c'est à dire de système de référence, les points ci-avant décrits n'auront plus aucune signification. Ce point de sémantique est complètement hors sujet, mais il me parait très important.

Là aussi, c'est du lourd !

Je pense qu'il te manque des bases fondamentales en mathématiques et qu'il est difficile de les combler via des messages sur un forum, qui de plus partent dans tous les sens.
Cette discussion ne m'apporte rien personnellement, et je n'ai pas le sentiment de pouvoir t'aider.

Bonne continuation.

#883 Re : Café mathématique » Dlzlogic et les probabilités vs les forums de maths » 05-07-2016 20:14:43

Je vois que tu n'as pas compris mon exemple du loto. Je le rends plus explicite : supposons que l'on ait à choisir au hasard une suite de 100 nombres parmi 1000. Tu peux, en utilisant ton argument, affirmer qu'il est impossible d'obtenir 1,2,3,...,100. Tu te focalise sur un exemple qui semble trop extraordinaire pour sortir (nombres qui se suivent). Mais tu peux répéter cet argument pour n'importe quel série de 100 nombres (c'est une distribution équiprobable) et conclure qu'on ne peut obtenir aucune série de 100 nombres ou de 100 'P', 'F', peu importe dans quel ordre.

Reprenons pour la mesure. J'ai peur qu'on te raccrochant au monde physique, tu sois dans une impasse.
Tu dis :

Dlzlogic a écrit :

Une quantité mesurable correspond à une quantité réelle, palpable, observable. Par exemple qu'on mesure une longueur en pouce, en coudées, en pieds en années lumière, on change seulement l'unité de mesure

En quoi une distance est-elle une quantité réelle et palpable. La définition classique (distance euclidienne) est déjà une idéalisation mathématique. C'est quoi un point dans le monde réel ?

Dlzlogic a écrit :

Un nombre n'est qu'une suite de chiffres dans une base donnée

Je te pardonne. Tu n'as certainement pas dû assister à la naissance de $\mathbb{N}$ de l'ensemble vide, de $\mathbb{Z}$ depuis $\mathbb{N}$, de $\mathbb{Q}$ depuis $\mathbb{Z}$ et de $\mathbb{R}$ depuis $\mathbb{Q}$.

A propos de la température :

Dlzlogic a écrit :

Pas de problème pour le min et le max, par contre, ça parait plus délicat pour calculer la moyenne

Pourquoi est-ce que la moyenne, c'est forcément via un mélange des fluides ? Sais-tu que pour pour les climatologues, c'est surtout la température moyenne qui est suivie ? Tu ne peux pas mesurer la température moyenne d'une ville comme Paris par exemple ?

Ensuite :

Dlzlogic a écrit :

Concernant les probabilités que je connais et dont je parle, tout est basé sur le postulat de la moyenne. Le "tout" n'est pas trop fort. Un exemple d'application est la méthode des moindres carrés

Là, tu vas trop vite, on n'a pas encore fini le sujet de la mesure, ni encore celui d'observation et encore moins la définition de la notion de probabilité, avant de s'aventurer vers l'alpha et l'oméga des probabilités, le "Postulat de la Moyenne"

#884 Re : Café mathématique » Dlzlogic et les probabilités vs les forums de maths » 05-07-2016 08:10:04

Dlzlogic a écrit :

PS qui a dit "je ne vais pas répondre point par point" ? sûrement pas moi,

Voir ici : http://www.bibmath.net/forums/viewtopic … 556#p57556

Donc, reprenons les points.
Je commence par ta définition de la notion de mesure :

Mesure : C'est la valeur observée d'une quantité mesurable. On appelle quantité mesurable une quantité à laquelle on peut appliquer les opérations arithmétiques, par exemple, une longueur, un volume, une durée, un nombre d'éléments. Une mesure de température est dite non mesurable, par exemple 20° + 10° ne font pas 30°.

1- Quelle est la différence entre "quantité mesurable" et "Un nombre réel" (on peut appliquer les opérations arithmétiques à un nombre réel).
2- Pourquoi tu utilises un concept physique (grandeur extensive vs intensive) pour exclure la température ? Selon ta définition, on peut appliquer les opération arithmétique à la température
3- Dans quel but appelle-tu cette notion "Mesure" ? est-ce pour suggérer un opération physique de prise de mesure ? Sache que la notion de "mesure" existe déjà dans le cadre de la théorie des probabilités mais recouvre une notion complètement différente (Théorie de la mesure de Lebesgue et entre justement dans la définition de la probabilité d'un évènement)

Voilà 3 questions très simples, qui ne nécessitent aucun théorème (TCL, LGN, Bienaymé, ...). Si ta réponse est honnête, je continue le débat, sinon, je raccroche à nouveau.

#886 Re : Café mathématique » Dlzlogic et les probabilités vs les forums de maths » 04-07-2016 22:03:18

J'ai l'impression qu'on ne parle pas le même langage.

Je te fais remarquer une naïveté dans ton papier et tu me demande d'expérimenter le TCL !!! Quel est le rapport ?
En quoi ce que tu me répond justifie ta phrase que j'ai citée ? Que vient faire l'inégalité de Bienaymé dans l'affaire ?

Tu dis qu'obtenir 100 fois face (ou pile) est impossible dans le monde réel. Donne moi une seule suite de 'P' et de 'F', de longueur 100, où tu ne puisse pas dire la même chose, où tu diras, oui, celle-la me semble suffisamment "aléatoire" pour qu'elle ait plus de chance d'apparaître.

Je sais que tu vas encore répondre à côté, ou par une pirouette genre : je ne vais répondre point par point, ou je ne rentrerai pas dans les détails,... (je te signale que tu demandes qu'on lise ton papier, je te fais des remarques et tout ce que tu trouves à dire, c'est : je ne vais pas répondre point par point).

#888 Re : Café mathématique » Dlzlogic et les probabilités vs les forums de maths » 04-07-2016 21:14:54

Petite perle extraite du fameux "papier" :

Dlzlogic a écrit :

Cela autorise à faire l'affirmation suivante : "il est impossible qu'avec une pièce équilibrée, les 100 premiers jets tombent sur la même face".
La probabilité que cela arrive est égale à 1/ 2^100. (ce qui correspond, à raison de 100 jeux à l'heure, à de très nombreux milliards d'années).
Par contre, il est certain que lors d'un jeu pendant très longtemps, cette situation arrivera, puisque sa probabilité n'est pas nulle. Mais elle reste "impossible" dans
le monde réel.

Deux petites variantes :

1- Il est impossible que la combinaison 1-2-3-4-5-6 sorte au loto

2- Je jette la pièce 100 fois, je note le résultat. Ensuite, j'évalue la probabilité que j'avais d'obtenir exactement ce résultat : 1/2^(100) !!! J'en conclue que je dois vivre dans un monde imaginaire.

#889 Re : Café mathématique » Apprendre les mathématiques : à quoi ça sert? » 03-07-2016 11:34:21

Bonjour yoshi

yoshi a écrit :

Tu attends un retour d'expérience d'un "praticien" ? je ne sais pas trop ce que tu attends.

Je n'ai jamais enseigné. Et dans ce domaine, si on n'a pas été aux prises avec la réalité et le contact des élèves dans leur grande diversité, on ne peut avoir une opinion éclairée sur les difficultés pour enseigner les mathématiques.
Je suis donc intéressé par lire vos réflexions sur de nouvelles méthodes d'enseignement et d'évaluation des mathématiques.
Et plus généralement, est-ce que, comme le suggère freddy, les faiblesses que peuvent avoir certaines personnes sur des problèmes "élémentaires" (si tant est qu'on puisse vraiment définir ce niveau élémentaire) sont dues à un mauvais enseignement ou y a-t-il d'autres facteurs. Au même titre qu'il y a des daltoniens, on peut imaginer qu'il y puisse y avoir des freins aux mathématiques innés chez certaines personnes. Après-tout, la sélection naturelle n'a pas dû nous sélectionner sur notre capacité à pouvoir extraire une racine carrée !

#890 Re : Café mathématique » Apprendre les mathématiques : à quoi ça sert? » 01-07-2016 11:05:35

Certes, mais de là à dire qu'on ne sait plus faire une division ...
Je pense qu'il est socialement très accepté de dire "j'ai toujours été nul en math pendant mes études" que de dire "j'ai toujours été nul en histoire" par exemple.
Maintenant, je suis d'accord avec toi sur la nécessité de réfléchir aux méthodes d'enseignement des mathématiques en France. Le dernier film de Michael Moore  (Where to invade next) aborde l'enseignement des mathématiques dans un pays du nord de l'Europe (avec le côté un peu exagéré de Moore), mais ça semblait très intéressant (les élèves n'avait notamment pas de devoirs maison, pas de notes, etc.).
Je sens par contre que je m'aventure sur un terrain où je suis plus que néophyte (je sais qu'il y a pas mal d'enseignants parmi les intervenants du forum), je suis donc plutôt intéressé de lire vos commentaires.

#891 Re : Café mathématique » Apprendre les mathématiques : à quoi ça sert? » 01-07-2016 08:15:19

Je suis tombé par hasard sur cette interview.
Il est tout a fait étonnant que des personnes publiques puissent déclarer : "je suis nul en math". J'ai le sentiment que ça participe à véhiculer cette idée que les mathématiques sont inutiles et absconses.

#892 Re : Entraide (supérieur) » PIB et equation comptable » 28-06-2016 15:31:16

Bonjour,
La différence entre investissement et épargne ne me semble pas évidente.
Le point que tu soulignes est une question de liquidité de l'épargne. Quand j'épargne en achetant des parts de société cotées très liquide, disons CAC40, je peux à tout instant revendre mes parts et récupérer de l'argent liquide. Par contre, si j'achète des parts dans une PME non cotées, il sera beaucoup plus compliqué de liquider les parts (il faut trouver soi même une contrepartie prête à acheter les parts, choses que les marchés organisés fournissent).
Quand on met son épargne dans l'assurance-vie, on donne implicitement mandat au gestionnaire du fond d'assurance vie pour  prendre les décisions d'investissement selon le profil de risque choisi (dans des états pour les fonds Euro ou dans des entreprises pour les fond actions).

#893 Re : Café mathématique » Proposition » 26-06-2016 12:12:31

Je pense que freddy a complètement raison.
Je ne comprends rien à ton charabia !

Dlz(ill)logic a écrit :

Puis des gens un peu plus curieux que d'autres se sont demandé pourquoi et ils n'ont rien trouvé, sauf que ça marchait. Comme c'étaient des mathématiciens il ont donné le nom qu'on attribue à un phénomène ou à une règle qu'on adopte sans qu'on sache le démontrer le "postulat".

Je raccroche.

#894 Re : Café mathématique » Proposition » 26-06-2016 11:40:37

Bonjour,
Dlzlogic,
Au cas où tu es vraiment sincère, je poste ces quelques commentaires pour t'aider dans ta démarche.

J'ai commencé à lire ton "papier" ou tu sembles vouloir introduire les notions fondamentales de probabilité. Dans un des posts, tu précisais qu'en mathématiques, il est important de bien définir les objets initiaux d'une théorie. Prenons le cas de ta définition d'une "Mesure" :

Mesure : C'est la valeur observée d'une quantité mesurable. On appelle quantité mesurable une quantité à laquelle on peut appliquer les opérations arithmétiques, par exemple, une longueur, un volume, une durée, un nombre d'éléments. Une mesure de température est dite non mesurable, par exemple 20° + 10° ne font pas 30°.

C'est incompréhensible. Si le terme "quantité" désigne un nombre (entier ou réel), on "peut" toujours lui appliquer les opérations arithmétique (+,x). Quel est l'apport de cette notion de "mesure" par rapport à la notion de "nombre réel" ?
Ton débat sur la température qui ne s'ajoute pas est hors propos. Tu confonds des problématiques physiques (notion de grandeur extensive et intensive, voir ici sur Wikipedia) avec la définition mathématique d'un nombre. Ce n'est pas parce que la température où la pression est une grandeur intensive que je n'ai pas le droit de parler de la température moyenne où de la probabilité qu'il fasse plus chaud demain !

Ta définition de la probabilité est également très "simpliste".
Probabilité : un nombre compris entre 0 et 1 qui est le rapport du nombre de cas favorables sur le nombre de cas possibles

Tu n'iras pas très loin avec cette définition. Comment généralise-tu ça lorsque les possibilités deviennent infinies ? Comment calculer la probabilité qu'un nombre entier pris au hasard et pair ? Quid des quantités qui peuvent prendre des valeurs réelle ? Comment définir la probabilité qu'une aiguille jetée sur des droites parallèles en croise une (problème classique qui illustre une méthode de calcul de $\pi$, voir ici). 
Le cadre théorique complet tel que l'a axiomatisé Kolmogorov est beaucoup plus riche, mais suppose un certain "bagage" mathématique. Je ne connais pas ton niveau académique, mais je pense, vu ce que j'ai lu, que ça sera un peu dur.

"Postulat de la moyenne" : Tu sembles donner une dimension "mystique" à cette phrase. Tes digressions sur la confusion que feraient les autres entre "valeur" et "label" montrent en effet une compréhension parcellaire de ces différentes notions. La notion de probabilité peut être définie pour des événements quelconques (je tire une boule rouge deux fois de suite par exemple) et le théorème fondamental des statistiques dit que si, le tirage est conforme à une loi donnée à priori (type il y autant de boules rouges que noires), alors, si on répète beaucoup de fois l'opération est qu'on calcule la fréquence d'occurrence de l'événement (c'est ce qu'on appelle "probabilité empirique") alors cette fréquence va s'approcher de la probabilité théorique.
A côté de ça, on définit,pour des variables aléatoires réelles, une notion d'espérance. Elle coïncide avec la moyenne arithmétique dans le cas d'une variable discrète uniformément distribuée. Schématique, l'espérance est une moyenne pondéré par la probabilité (c'est plus compliqué pour les variables continue où il faut introduire la notion de densité de probabilité, mais ça reste néanmoins une somme (intégrale) pondérée). La loi des grands nombres s'applique ici. Si on considère $N$ variables aléatoires réelles iid (indépendantes et identiquement distribuée. C'est ce qui formalise mathématiquement le fait qu'on répète exactement la même expérience et que les résultats sont indépendants), alors la moyenne arithmétique $\frac{1}{N}\sum_{i=1}^N X_i$ converge vers l'espérance $E(X_1)$ (comme les $X_i$ sont identiquement distribuées, elles ont la même espérance). La distinction entre loi faible et forte concerne le type de convergence (convergence en loi ou convergence presque surement).

Bref, j'espère que tu l'auras compris, tu as encore du chemin à faire pour une bonne compréhension d'un domaine qui est loin d'être intuitif. La maîtrise du formalisme mathématique est indispensable pour pouvoir valider son intuition et résoudre des problèmes réels.
Si tu adoptes une approches humble et curieuse, tu trouveras dans ce forum des gens qui seront prêts à t'aider.
Si à l'inverse, tu viens avec des certitudes, que tu jettes des noms (de savants, de livres, de théorèmes), je pense que tu ne trouveras au mieux que du silence.

A toi de voir.

#895 Re : Café mathématique » Proposition » 25-06-2016 19:11:34

tibo a écrit :

@Yassine
Il faut m'expliquer ton histoire de température là... La température est justement la mesure de l'agitation moléculaire et ça se mesure très bien. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas dire qu'il fait 10°C de plus qu'hier.

@Tibo : Je vois que tu n'as pas bien lu les extraits du papier de Dlzlogic que j'ai postés avant. Je remet pour mémoire sa définition de la mesure :

Mesure : C'est la valeur observée d'une quantité mesurable. On appelle quantité mesurable une quantité à laquelle on peut appliquer les opérations arithmétiques, par exemple, une longueur, un volume, une durée, un nombre d'éléments. Une mesure de température est dite non mesurable, par exemple 20° + 10° ne font pas 30°.

Au cas où tu n'aurais pas saisi, je joue un peu à l'imbécile (leon1789 présent initialement m'avait un peu suivi puis il a lâché l'affaire !). J'avais une hypothèse concernant les posts de Dlzlogic où je soupçonnais un rôle de composition. Je voulais tirer au clair cette histoire (un peu genre "test de Turing"). Je ne suis plus sûr de mon hypothèse.

#896 Re : Café mathématique » Proposition » 25-06-2016 15:55:58

C'est en effet le piège classique !

C'est comme pour la température, si quelqu'un me dit, "il fait 10° de de plus aujourd'hui par rapport à hier", j'aurais bêtement conclu : "Hier, il faisait 20°, donc aujourd'hui, il fait 30°". Piège classique ! On sait que la mesure de température est non mesurable !

#897 Re : Café mathématique » Proposition » 25-06-2016 14:12:51

tibo a écrit :

Re,

Qu'entendez-vous exactement par "mesures observées" et "mesure recherchée"?

Nouvel extrait :

http://www.dlzlogic.com/ a écrit :

Mesure : C'est la valeur observée d'une quantité mesurable. On appelle quantité mesurable une quantité à laquelle on peut appliquer les opérations arithmétiques, par exemple, une longueur, un volume, une durée, un nombre d'éléments. Une mesure de température est dite non mesurable, par exemple 20° + 10° ne font pas 30°.

http://www.dlzlogic.com/ a écrit :

Observation : C'est un terme plus général que mesure, et dans le contexte des probabilités, il peut être considéré comme synonyme. On pourra trouver des cas où cette distinction peut être nécessaire. Par exemple, on observe un certain phénomène mesuré par un comptage de nombre d'éléments, mais intervient aussi un facteur climatique que l'on cote de 1 à 5, 1 : mauvais temps ; 5 beau temps.

http://www.dlzlogic.com/ a écrit :

Moyenne : En mathématiques, il existe plusieurs moyennes (pondérée, géométrique, arithmétique, harmonique, quadratique). En l'absence de
qualificatif, il s'agit de la moyenne arithmétique, égale à la somme des termes divisée par leur nombre.

#898 Re : Café mathématique » Proposition » 25-06-2016 14:06:48

Dlzlogic a écrit :

Axiome personnel : les mathématiques ne servent à rien sauf que c'est un outil indispensable.

Je dirais même plus, c'est un outil indispensable qui ne sert à rien !

Dlzlogic a écrit :

Il y a 2 catégories de mathématiciens, ceux qui créent les outils et ceux qui les utilisent. Il est très rare que un individu fasse partie de ces 2 catégories, il n'y a que des génies du type Gauss qui a créé ses outils mathématiques pour ses besoins en astronomie

Au moins, ça à l'avantage de la simplicité.
ça me rappelle une célèbre réplique d'un film de Sergio Leone : "Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses".
Je vais continuer à creuser.

#899 Re : Café mathématique » Proposition » 25-06-2016 13:33:36

tibo a écrit :

Bonjour,

Je trouve cette discussion tout simplement hallucinantes ! (Suis-je le seul?)
C'est simple. Je n'y comprend rien. Pourtant j'ai un niveau de mathématiques quand même pas trop moche, notamment en probabilité où sans être un expert, les notions citées plus haut me sont familières...

Mais j'essaye de suivre !
Pour commencer, est-il possible d'avoir un énoncé "clair et précis" de se fameux postulat de la moyenne dont vous parlez tant?

Bonjour Tibo,
Je sais, c'est un peu dur, mais il faut faire un effort !!

Extrait de la "référence" :

http://www.dlzlogic.com a écrit :

On appelle "Postulat de la moyenne" la certitude que la moyenne arithmétique des mesures observées est une valeur très proche de la mesure recherchée, étant donné l'ensemble des éléments dont on dispose. Le terme "postulat" ne doit pas être pris à la légère. Au stade où on en est, on ne sait pas le démontrer, mais un grand nombre d'observations et de vérifications justifient ce choix. On verra plus
loin que l'on peut démontrer qu'on a fait le bon choix.

Voila voila ...

#900 Re : Café mathématique » Proposition » 25-06-2016 08:51:10

Dlzlogic a écrit :

Si je comprends bien ta phrase, tu sous-entends que l'adoption de la moyenne arithmétique n'est pas justifiée ?

Loin de moi cette intention !
Je corrigeais simplement leon1789 qui sous-entendais que le postulat de la moyenne a été "justifié" par Gauss. Nous avons encore ce lourd fardeau devant nous et nous ne devons pas baisser les bras en disant "Gauss did it" !

Dlzlogic a écrit :

Bref, j'imagine mal quelqu'un, matheux ou pas, partisan de Kolmogorov ou pas, qui te suivra sur ce terrain glissant.
Imaginons que tu aies raison, on peut supprimer instantanément le chapitre des probabilités des mathématiques et toutes les applications qui en découlent, statistiques, techniques de la mesure etc. Et imagine toutes les sessions de Bac à annuler, tous les calculs de géodésie et tout ce que j'ignore, je pense même à un cours sur la peinture de la renaissance italienne.

Je suis conscient de l'enjeu de la moyenne arithmétique !
Mais est-ce une bonne approche de dire : "non, je ne vais m'attaquer à ce postulat parce que les conséquences sont trop terribles" ?
Quel monde aurions nous si Galilée ne s'était pas élevé contre la pensée unique de son temps ?
Les grandes avancées se font malgré l'establishment.
Mais en y pensant, ça pourrait être une approche de démonstration indirecte du postulat : penser aux conséquences si c'était faux. Encore que, certains tenants de la logique intuitionniste pourraient tiquer en réclamant une démonstration directe !

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