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#26 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 13-12-2008 19:08:17
Bonjour Titus,
Si un ensemble infini contient TOUS ses éléments, peux-tu me dire quel est son dernier élément ?
#27 Re : Café mathématique » Fermat et son test.. » 05-12-2008 10:11:19
Bonjour,
En faisant ton test tu dois tomber sur ce que l'on nomme des "pseudo-premiers", c'est-à-dire des entiers qui se comportent comme des premiers (dans le test) mais qui sont composés.
Ex : 341, 561, 2047 ...
C'est la pouasse des tests de primalité. Lorsque tu trouves ces nombres indésirables, tu peux tester chaque entier impair à la fois en base 2 et en base 3. Par exemple, si n est premier : 3 ^ n - 1 mod n = 1. On s'aperçoit que 341 et 2047 sont composés, car 3 ^ n - 1 mod 341 et mod 2047 donne autre chose que 1.
Mais, malheureusement, un nombre tel que 561 passe TOUTES les bases du test de Fermat : 2, 3, 5, 7, etc.
Un tel nombre est dit "nombre de Carmichael".
Pour éviter ces empêcheurs de tourner en rond, il faut utiliser le test de Rabin-Miller, qui les reconnait comme composés.
Mais là encore, ce test très efficace ne reconnait pas à 100% les premiers, seulement les composés.
Toutefois la probabilité pour qu'ils ne soient pas premiers est très faible.
#28 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 05-12-2008 09:49:35
Intéressant.
Personnellement, je ne crois pas à l'existence de "plusieurs" infinis. Considérer "plusieurs" infinis suppose que ces infinis sont circonscrits quelque part, donc soumis aux propriétés du fini.
Soit P# l'ensemble infini de TOUS les nombres premiers.
Existe-t-il un nombre "dernier", autrement dit un dernier nombre premier qui soit premier avec cet ensemble ?
Si non, la démonstration d'Euclide est fausse : il n'y a pas une infinité de nombres premiers.
Si oui, alors l'ensemble infini de tous les premiers n'est pas infini.
Ce paradoxe tient à ce que l'hypothèse : soit P# l'ensemble infini de TOUS les premiers, est fausse.
L'infini ne peut jamais contenir TOUS ses éléments.
Ce n'est pas un ensemble circonscrit.
On ne peut donc parler d'ensemble infini "des entiers", des "rationnels", des "irrationnels", etc.
Je pense que Cantor a extrapolé les propriétés du fini, ce qui l'a conduit à la théorie des cardinaux infinis (paradoxal : comment un cardinal peut-il être infini ?).
#29 Re : Café mathématique » conjecture de cantor-titus » 30-11-2008 12:47:23
Bonjour,
L'hypothèse du continu a rendu Cantor fou, car il n'est jamais parvenu à la vérifier. Et pour cause.
#30 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 27-09-2008 18:21:53
Désolé pour le retard (contretemps bien involontaire). Mais c'est OK pour le programme.
@ +
#31 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 22-09-2008 12:07:38
Intéressé ? Et comment !! (préviens-moi quand ça tournera).
@+
#32 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 20-09-2008 13:30:06
Merci pour l'info (on n'invente que ce qui existe).
Pour la soustraction, c'est un tout petit peu moins simple, mais simple aussi.
3721
- 2995
Si a > b, on fait comme pour l'addition (si n => 10 on intègre le chiffre suivant). Si a > b, pas de problème.
2x10 - (5-1) = 16
2x10 - (9-2) = 13
2x10 - (9-7) = 18
3 - 2 = 1
16
13
18
1
1-1 = 0
8-1 = 7
3-1 = 2
6-0 = 6
726
Est-ce arabe ou chinois ?
Amicalement
#33 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 20-09-2008 07:39:24
On pourrait avoir un processeur à plusieurs vitesses. Enfin bon ...
En attendant, pourquoi s'embarrasser de retenues ? Cela fait du stockage, surtout quand la base augmente.
Soit l'opération (+) :
3721
+ 2995
Il suffit d'additionner tel quel en superposant et en décalant de droite à gauche. Si n => 10 on intègre le chiffre qui suit :
6
11
16
5
Ensuite on pose : 5 + 1 / 6 + 1 / 1 / 6 = 6716. Pas de stockage, seulement des opérations simples.
Soit la multiplication :
476
x 35
On multiplie tel quel :
30
35
20
2380
18
21
12
1428
2380
+14280
0
16
5
6
1
16660
On peut effacer les chaînes intermédiaires au fur et à mesure.
#34 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 19-09-2008 17:46:23
L'idée est de faire calculer le processeur non plus bit par bit, mais 2 ^ n par 2 ^ n bits.
Par exemple, en base 16, le processeur calculera 4 bits par 4 bits (avec des zéros et des uns, bien sûr, mais ce n'est pas vraiment du binaire).
Reprenons ton opération (X) en binaire, bit par bit :
001110101111
111001011101
001110101111
000000000000
001110101111
001110101111
001110101111
000000000000
001110101111
000000000000
000000000000
001110101111
001110101111
001110101111
001101000101100010010011
Même opération en binaire 4 bits par 4 bits (base 16) :
0011 1010 1111
1110 0101 1101
0010 1111 1110 0011
0001 0010 0110 1011
0011 0011 1001 0010
0011 0100 0101 1000 1001 0011
La deuxième opération me semble quand même plus rapide. Evidemment, il nous faut mémoriser (comme tu le fais en hexa) tous les couples (+ et X) de quartets de bits avec leur résultat.
Est-ce idiot ?
#35 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 19-09-2008 12:30:42
Merci pour tes précisions. Je vais potasser là-dessus. Pour comparer d'éventuels quartets de bits 2 à 2, je m'étais dit qu'on pouvait mémoriser à chaque fois leur somme et leur produit. C'est dommage qu'une super programmation telle que la tienne ne puisse être adaptée au langage machine. Mais probablement mes connaissances en informatique sont insuffisantes pour avoir une idée nette de la chose.
@+
#36 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 19-09-2008 08:17:38
Salut,
Je crois qu'il y a un quiproquo. Il me semble qu'on parle de langage machine (écriture binaire). Je parle de base 16 en langage machine, non en langage alphanumérique.
Dans l'opération :
00000001 x 00010010 (11 x 12)
J'ai multiplié entre eux les quartets, non les bits, c'est donc bien de base 16 dont il s'agit (j'ai pris exprès un exemple simple). En base 2, j'aurais multiplié entre eux seulement les bits. L'opération aurait été beaucoup plus longue.
Base 16 en binaire :
0000 = 0
0001 = 1
0010 = 2
0011 = 3
0100 = 4
0101 = 5
0110 = 6
0111 = 7
1000 = 8
1001 = 9
1010 = A
1011 = B
1100 = C
1101 = D
1110 = E
1111 = F
00010000 = 10
...
Donc, ton opération s'écrit (en langage machine) :
001110101111 x 111001011101
Là aussi, je multiplierai entre eux les quartets, non les bits. D'où la nécessité de mémoriser toutes les opérations de quartet à quartet. Mais peut-être que c'est impossible.
Désolé pour "la mer à boire".
#37 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 18-09-2008 13:08:13
Un travail de romain, certes, mais combien gratifiant. 128 opérations basiques à mémoriser par type d'opération, ce n'est pas la mer à boire, d'autant plus que la grandeur des nombres n'influe pas sur la table. Un processeur pourrait peut-être enfin calculer à notre image.
Pour l'opération 17 x 18 en base 16, on aurait :
00010001 x 00010010 =
1) 0010 x 0001 = 0010 (table)
2) 0010 x 0001 = 0010 (table)
3) 0001 x 0001 = 0001 (table)
4) 0001 x 0001 = 0001 (table)
000000100010
00010001
000100110010 = 132 (306).
Evidemment, pas de retenue ici. En base 16, voire en base 256, la vitesse de calcul des processeurs serait bien supérieure (en dépit des retenues). Reste à résoudre le problème du stockage des grands nombres. Mais là aussi des solutions seront trouvées (je suis un optimiste).
#38 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 17-09-2008 08:54:04
Re,
Qu'est-ce qui serait incommensurablement plus long ? La programmation du processeur d'accord, mais pas le calcul lui-même, qui serait bien plus rapide en base 16 qu'en base 2 (une fois les tables programmées). Si tu l'as fait pour la base 10, on peut le faire pour la base 16, et même pour des bases beaucoup plus grandes (256 par ex).
#39 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 16-09-2008 14:27:21
Bonjour,
Soit l'addition 00010001 + 00010010 (17 + 18) en base 16. Dans ce cas, on ne peut additionner les termes bit par bit, car nous serions en base 2. Il faut additionner les sections 0001 et 0010 puis 0001 et 0001. L'opération doit se faire en deux temps, comme en base 10. Pour cela, nous devons mémoriser des tables d'addition et de multiplication en base 16.
Est-ce possible ? Si ce n'est pas possible, on ne peut parler de base 16, mais seulement de base 2.
#40 Re : Café mathématique » Nombres premiers » 12-09-2008 21:50:25
Bonjour,
Lachkar a dit : "mon crible est plus facile que celui d'Eratosthène".
1) Tout crible se proposant d'éliminer, dans une liste d'entiers impairs, tous les nombres non premiers, quelle que soit la pertinence du système employé, est dérivé du crible d'Eratosthène.
2) Un crible différent de celui d'Eratosthène serait, par exemple, d'effectuer (très rapidement) le tri premiers/non premiers par simple comparaison et non par élimination des non premiers.
3) Un crible, aussi performant soit-il, est obligatoirement limité à de moyens nombres premiers (10 ^ 15 env) car il est confronté tôt ou tard au problème insoluble (pour l'instant) de la quantité astronomique de nombres à stocker et du temps de calcul quasi infini pour parvenir à des nombres premiers tout juste appréciables (10 ^ 100)...
#41 Re : Café mathématique » pourquoi la base 10 ? » 10-09-2008 10:38:30
Bonjour,
Il est vrai que la référence à Bertrand Russell fait bon effet. J'aurais pu aussi me référer à Euclide, pour lequel tout entier est n x 1.
En ce qui concerne PI, je disais simplement que son écriture (à virgules) était subordonnée au système des bases (où tout entier est un symbole numérique de n x 1, voir ci-dessus). Il n'existe pas d'écriture à virgules de PI dans le système unaire, de telle façon que PI = n x 1. PI est donc, d'une certaine manière, lui aussi un symbole numérique (tout au moins dans sa partie décimale). Si on veut le représenter en système unaire, je l'écrirai :
PI = III ~
Sinus
#42 Re : Café mathématique » pourquoi la base 10 ? » 06-09-2008 15:10:09
Re,
L'expression "************" est évidemment un symbole, mais c'est un symbole unaire représentatif de la nature du nombre 12, qui, selon Bertrand Russell, est la classe de toutes les classes contenant 12 éléments.
Quant au nombre "12", c'est un symbole numérique servant à nommer, en décimal, cet ensemble.
Cela me semble pourtant simple, mais on peut toujours finasser.
#43 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 03-09-2008 16:54:34
Bien reçu. Peut-on, à défaut d'agir directement sur le processus du calcul binaire, agir via le calcul en décimal (ou toute autre base) dans le but d'accélérer le calcul final ?
Par exemple, poser (3 x 10^2 + 6 x 10 + 5) x (4 x 10 + 7) (au lieu de 365 x 47) est-il plus efficace pour la machine ?
#44 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 01-09-2008 09:42:37
Re,
Merci à tous deux. Je pensais que l'ordi faisait autrement qu'utiliser le système des retenues.
Cela représente quoi environ comme nombre d'opérations ou de capacité ? Par exemple, pour l'opération 17 + 19 ?
#45 Re : Café mathématique » compression du calcul binaire » 31-08-2008 14:38:44
Bonjour,
Peut-on me dire comment je fais pour additionner en binaire : 17 + 19 :
10001 + 10011
Merci.
Sinus
#46 Re : Café mathématique » pourquoi la base 10 ? » 31-08-2008 14:35:16
Bonjour,
Va pour le système unaire. Eh bien, dans ce système, on pourrait écrire PI sous la forme :
III ~
Si l'on veut plus de précision, il faut adopter une base. Donc l'écriture à virgules de PI est étroitement liée au système des bases de numération dans lesquelles tout nombre est un symbole, et non le nombre lui-même.
Ex : "12" est le symbole de "************" (en base 10).
#47 Re : Café mathématique » pourquoi la base 10 ? » 20-08-2008 08:33:07
Il me semble que zéro existe en base 1, c'est l'ensemble vide. La différence avec les autres bases est qu'on ne le représente pas par un symbole. J'ai souvent constaté que plus on reculait vers l'origine de l'arithmétique, moins on avait de références. La base 1 est pourtant la seule qui puisse avoir une quelconque réalité, puisque tous les entiers y sont représentés tels quels. Les autres bases sont certes plus pratiques mais on n'y manipule que des symboles de nombres, pas des nombres.
Et puis, si l'on a N représentations numériques, comment s'écrit en définitive le nombre PI ?







