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#326 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Arithmétique trigonométrique : la multiplication. » 29-02-2020 15:34:40

Salut,

On ne saurait ajouter rien de mieux à la réponse de Yoshi (#23).
Il y a cependant des types d'arguments auxquels on ne peut rester indifférent.

Alain Ratomahenin a écrit :

@Yoshi.
... / ... Tout ce que tu sais sur la secante ne sont que des mensonges inventés par les gens qui me suivent de près dans mes activités sur internet ...

Libre à l'auteur de ces déclarations de vouloir sombrer dans le ridicule.
Ces quelques liens lui sont adressés comme bouées de sauvetage:

http://serge.mehl.free.fr/anx/sec.html
http://www.gecif.net/articles/mathemati … onometrie/
http://www.bibmath.net/dico/index.php?a … cante.html
http://mathworld.wolfram.com/Secant.html
https://www.mathcurve.com/courbes2d/sec … toid.shtml

#327 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme calcul profondeur entre 2 objets sur photo » 27-01-2020 10:13:53

La focale de l'appareil (d) est une donnée fictive, puisqu'elle varie proportionnellement à l'agrandissement imposé à l'image, lors de toute exploitation.

On ne peut pas faire, par contre, l'économie de l'une des distances horizontales (D1) séparant le centre optique (C) de l'objectif de l'un des points objets. Ton problème me paraît malheureusement sans solution en ce qui concerne la photographie étudiée.

Par contre, pour les paysages urbains, une photographie aérienne (ou satellitaire) combinée à une perspective pourrait te permettre de déterminer certaines hauteurs.

#328 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Une opération » 27-01-2020 09:45:57

Bonjour,

C'est une énigme intéressante, qui admet en effet 15 solutions, correspondant à 4 valeurs du premier chiffre:
https://www.cjoint.com/doc/20_01/JABiMb … e-3467.png

#329 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme calcul profondeur entre 2 objets sur photo » 21-01-2020 14:19:00

Le plan de la table est à priori horizontal, de même que l'axe optique (z'z) de l'objectif.
On peut éventuellement définir des angles, mais ce procédé ne permettra pas de sortir de l'impasse puisque les fonctions trigonométriques (sin(u), cos(u), tan(u)) correspondent à des rapports de longueurs.

On peut aussi introduire le point de fuite (F), projection sur le plan de l'image d'un point rejeté à l'infini sur l'une des droites parallèles (A1A2), (B1B2) ... etc .
L'image ci-dessous illustre la difficulté de le localiser correctement, à cause des distorsions produites par la lentille:
https://www.cjoint.com/doc/20_01/JAvlYz … 00x490.png

Un tracé reste néanmoins envisageable; le point (F) permet de situer l'axe (x'x), mais pas d'aller (beaucoup) plus loin:
https://www.cjoint.com/doc/20_01/JAvmve … 00x490.png
L'introduction de points supplémentaires (M1, N1) se heurte rapidement à l'absence d'informations concernant la distance (d), en raison de l'intervention de la projection centrale.

#330 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme calcul profondeur entre 2 objets sur photo » 20-01-2020 23:24:24

Crocostor a écrit :

... Pourtant les scientifiques arrivent bien à calculer à quelle distance ce situe telle planète ou étoile non ?

Pour les étoiles proches, on peut recourir à des pointages à six mois d'intervalle, ce qui permet d'utiliser la distance (T1T2) séparant deux positions opposées de la Terre sur son orbite, distantes de 300 millions de kilomètres.
L'évaluation de la distance des objets plus lointains est liée à la nature et aux propriétés de leur rayonnement.

Crocostor a écrit :

... Il me semblait que des reconstitutions de monuments à l'échelle étaient possibles à partir de photos.

À condition de disposer des plans d'occupation du sol (ou de documents équivalents), dont on peut déduire un grand nombre de distances sur un plan horizontal.

La clef du problème, c'est la nécessité d'un minimum de données concernant la profondeur.

#331 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme calcul profondeur entre 2 objets sur photo » 19-01-2020 16:37:20

"Si je connais la taille du premier verre, ainsi que la profondeur entre les 2 verres, je peux savoir qu'elle taille devra faire le 2ème verre.
Donc, si je connais la taille des 2 verres alors je pourrai connaitre la profondeur entre les 2 verres"

L'égalité de deux rapports suppose l'intervention de 4 distances: les tailles des 2 verres, la distance cherchée (D) plus l'une des deux autres (D1 ou D2) .
Une donnée supplémentaire paraît nécessaire, malheureusement.

Une autre démarche pourrait être envisagée: la projection des bords circulaires en ellipses sur la plaque photoréceptrice.
Cependant l'aplatissement est si prononcé qu'il entraîne une grande incertitude sur les éventuels résultats; et le procédé n'est pas transposable à des immeubles parallélépipédiques, ou de forme quelconque.

#332 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme calcul profondeur entre 2 objets sur photo » 19-01-2020 11:01:39

Bonjour,

Les images des deux verres résultent de la projection centrale du contour des objets sur le plan du photorécepteur, lequel se situe à une distance (d) du centre optique (C) de l'objectif, et dont la valeur exacte est proche de la distance focale.
La section des deux verres par leur plan de symétrie normal à l'axe optique (z'z) conduit à deux quadrilatères (A1B1C1D1 , A2B2C2D2), que l'on pourrait assimiler à des trapèzes s'il n'intervenait pas un légère distorsion.
Les objets sont réductibles à leur médiane quasi-verticale (I1J1 , I2J2), dont les extrémités coïncident pratiquement avec les centres des cercles supérieur (bord du verre) et inférieur (bord du pied).

https://www.cjoint.com/doc/20_01/JAtiTD … res-03.png

Il intervient deux paires de triangles semblables:
# CI1J1 et CI'1J'1 (pour le premier verre et son image),
# CI2J2 et CI'2J'2 (pour le second et son image),
dont la similitude se traduit (entre autres) par les relations:

I'1J'1/d = I1J1/D1 et I'2J'2/d = I2J2/D2

si l'on convient de noter (D1, D2) les distances séparant du centre (C) les deux plans.

Sachant par ailleurs que les deux verres présentent la même hauteur (h = I1J1 = I2J2), il vient:

d = I'1J'1*(D1/h) = I'2J'2*(D2/h) ;

on en déduit la relation unissant les distances respectives des deux objets à l'objectif:

D2/D1 = I'1J'1/I'2J'2

et la profondeur qui les sépare: D = D2 - D1 .

Il est donc nécessaire de connaître l'une des distances D1 ou D2, si l'on ne dispose d'aucune information concernant (d).
https://www.cjoint.com/doc/20_01/JAtlrCD3p1b_Figure.png

PS: Lors du tracé du dessin, j'ai oublié de tenir compte de l'égalité I1J1 = I2J2 .

Il y a peut-être une autre solution en traçant le point de fuite.

#333 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Ballon de foot » 11-10-2019 08:21:05

Bonjour,

Le ballon de foot est un icosaèdre tronqué, dont chaque sommet est partagé entre un pentagone régulier (d'angle α0 = π - π/5 = 4π/5 = 144°) et deux hexagones réguliers (d'angle β0 = 2π/3 = 120°).
https://www.mathcurve.com/polyedres/arc … dien.shtml
https://www.mathcurve.com/polyedres/ico … nque.shtml

On peut imaginer 3 arêtes du polyèdre concourant à l'origine d'un repère orthonormé direct (Oxyz), et orientées par les vecteurs unitaires (u1, u2, u3) placés de telle sorte que:
a) u1 et u2 correspondent à deux arêtes successives du pentagone, et soient disposés dans le plan (xOy), symétriquement par rapport au demi-axe (Ox');
b) u3 oriente l'arête commune aux deux hexagones, et se situe dans le plan (xOz), au-dessus de (Ox).

Ils présentent dans ces conditions les composantes suivantes:

u1 = (-Cos(α), Sin(α), 0) ;
u2 = (-Cos(α), -Sin(α), 0) ;
u3 = (Cos(t), 0, Sin(t) ,

si l'on convient de poser α = α0/2 = 2π/5 = 72° .
Par ailleurs (t) désigne l'inclinaison du vecteur (u3) sur l'axe (x'x), choisie de telle sorte que

(u3, u1) = (u3, u2) = 2π/3 ,

ce qui entraîne pour les produits scalaires:

(u3u1) = (u3u2) = Cos(2π/3) = -1/2 .

Les normales unitaires aux trois faces s'expriment alors par les produits vectoriels:

n2 = (1/N2)*(u3×u1) (face hexagonale);
n1 = (1/N1)*(u2×u3) (face hexagonale);
n3 = (1/N3)*(u1×u2) (face pentagonale);

(orientées sauf erreur vers le haut), sachant que l'on a de plus:

N2 = ║u3×u1║ = N1 = ║u2×u3║ ;
N3 = ║u1×u2║ .

Les angles dièdres déterminés par les faces adjacentes sont supplémentaires des angles séparant les directions des normales:
a) pour deux hexagones:

A12 = π - (n1, n2) ;

b) pour un pentagone et un hexagone:

A13 = π - (n1, n3) = A23 = π - (n2, n3) ,

avec (ni, nj) = Arccos(ni │ nj) .

Il reste le choix du calcul à entreprendre: soit entièrement numérique, soit algébrique à l'aide de radicaux (ce qui est tentant, mais peut se révéler un peu lourd).

http://villemin.gerard.free.fr/aMaths/T … PisurN.htm

#334 Re : Café mathématique » Problème d'allocation avec contraintes et exclusions » 28-04-2019 21:43:12

Re-bonjour,

J'ai regardé ce que cela pouvait donner par programmation.

La suite matricielle converge assez rapidement, et la limite obtenue vérifie les conditions imposées à condition de prendre pour les éléments de la matrice de transformation (à l'étape de rang k) l'expression:

tij = (p/q)1/2 , avec p = L°i*C°j et q = Sli*Scj .

Voici ce que l'on obtient au bout de 10 itérations:

k=10

Tous les éléments de la matrice (Tk) se rapprochent de l'unité, et l'on peut calculer la moyenne quadratique des 16 écarts

eij = (tij - 1) .

La condition d'arrêt du programme est ainsi toute trouvée: l'itération cesse lorsque l'écart-type de vient inférieur à un seuil convenu.
Voici la matrice limite obtenue dans le cas où elim = 10-7:

Résultat_2

On retrouve bien les proportions définies en début de discussion.
L'approche de la limite peut être poussée plus loin, pour des valeurs plus faibles du seuil:
     elim = 10-12     k = 265     Ec = 9.61E-13
     elim = 10-15     k = 339     Ec = 9.23E-16
     elim = 10-18     k = 412     Ec = 9.75E-19
     elim = 10-20     k = 468     Ec = 0

Le programme source est rédigé en Pascal.

#335 Re : Café mathématique » Problème d'allocation avec contraintes et exclusions » 28-04-2019 08:01:22

Bonjour,

Une suite de matrices (4x4) à éléments réels ne pourrait-elle pas convenir, pour approcher la solution ?

Chaque ligne pourrait correspondre aux subdivisions (A, B, C, D) de la 1ère catégorie, caractérisées par les proportions idéales (ou recherchées) L°i = (0.15, 0.10, 0.50, 0.25) pour i = (1, 2, 3, 4);
chaque colonne aux subdivisions (_1, _2, _3, _4) de la seconde, caractérisées par les proportions idéales  C°j = (0.20, 0.40, 0.10, 0.30) pour j = (1, 2, 3, 4) .

Le terme initial de cette suite serait représenté par la matrice M0 = [mij]0 , dont chaque élément admettrait pour valeur (mij)0 = L°i*C°j dans le cas d'une combinaison autorisée, zéro dans le cas contraire.

Second point: la relation de récurrence permettant de passer du terme de rang (k) au suivant (k+1); il faut disposer:
a) de la somme Sk de tous les éléments de la matrice (Mk) ,
b) des sommes partielles correspondant à chaque ligne (Sli)k (soit quatre termes dans le cas présent),
c) et de celles correspondant à chaque colonne (Scj)k (là encore, 4 termes).
Les deux séquences vérifient par définition:

Sk = (Sl1)k + (Sl2)k + (Sl3)k + (Sl4)k = (Sc1)k + (Sc2)k + (Sc3)k + (Sc4)k .

Les proportions de chaque subdivision de la première catégorie ont alors représentées par les rapports:

(pi)k = (Sli)k/Sk ≠ L°i,

celles de chaque subdivision de la seconde par les rapports:

(qj)k = (Scj)k/Sk ≠ C°j ;

ce qui conduit à envisager la matrice de transformation (Tk), dont chaque élément admettrait pour expression:

(tij)k = ((L°i*C°j)/((pi)k*(qj)k))1/2

La nouvelle matrice (Mk+1) pourrait alors résulter du produit terme à terme Mk+1 = Mk│Tk ,
où chaque élément serait simplement donné par

(mij)k+1 = (mij)k*(tij)k ;

les termes initialement nuls le resteraient indéfiniment.

Je n'ai aucune idée de la convergence de la suite engendrée, faute d'avoir abordé ce problème.
La convergence pourrait être constatée en calculant la norme euclidienne de la différence entre deux termes successifs

∆Mk = Mk+1 - Mk ;

Cette norme N(Ek) devrait tendre vers zéro - ou tout au moins devenir inférieure au seuil de précision attendu.
Autre critère, encore plus important finalement: s'assurer que les conditions recherchées sont bien vérifiées en calculant les écarts-types (uk, vk)  donnés par les relations:

4*uk2 = i=14((Sli)k - L°i*Sk)2   ,   4*vk2 = i=14((Sci)k - C°i*Sk)2

et qui doivent devenir très petits devant la moyenne des termes non nuls.

C'est un bon sujet de programmation.

#336 Re : Café mathématique » équation d'un triangle » 09-04-2019 14:29:45

Exemple: réseau de courbes admettant pour équation
(MA + MB - AB)(MB + MC - BC)(MC + MA - CA) = Constante
construit sur un triangle quelconque (ABC) - ici représenté en rouge, et correspondant à l'annulation du produit.

190409031215855336.png

Les graphes correspondent à des valeurs régulièrement espacées du paramètre sans dimension s = r1/3

avec r = q / Qref , q = (MA + MB - AB)(MB + MC - BC)(MC + MA - CA) et Qref = AB.BC.CA .

#337 Re : Café mathématique » équation d'un triangle » 09-04-2019 08:19:26

Salut,

1°) L'expression proposée (non vérifiée) ne concerne que l'un des côtés (AB) du triangle
on met sur [AB]un point Q(x,y) tel que AQ=ε
et non pas l'ensemble de la figure.
Et rien n'interdit d'envisager le point (Q) hors du segment [AB], en posant AQ = (ε/AB).AB ;
il vient alors: AQ = │ε/AB│.AB = │ε│, et l'on peut avoir: ε < 0  ou  ε > AB .

2°) Dans un plan, l'équation d'une figure fait intervenir deux variables de position - et non pas trois, comme dans la relation donnée où apparaissent (x, y) et (ε).
Elle s'écrirait F(x, y) = 0  (équation cartésienne),
ou ρ = G(θ) (équation polaire).

Sachant qu'une ellipse définie par MF1 + MF2 = d se réduit au segment joignant les foyers dans le cas limite de l'égalité: d = F1F2 ,
un triangle quelconque (ABC) admet pour équations équivalentes:

Min((MA + MB - AB), (MB + MC - BC), (MC + MA - CA)) = 0

(MA + MB - AB)(MB + MC - BC)(MC + MA - CA) = 0  .

#338 Re : Café mathématique » équation d'un triangle » 21-03-2019 21:12:22

Wiwaxia a écrit :

... Et pour un polygone régulier à (N) côtés circonscrit au cercle de rayon 1 centré à l'origine:

ρ = 1/cos(Arcsin(sin(Nθ/2))2/N) .

Une valeur fractionnaire de (N) conduit à un polygone étoilé.

Exemples: Cas de l'heptagone (N = 7 ; période = 2π)

Polygone 7/1

et du polygone croisé à 11 sommets (N = 11/5 ; période = 10π)

Polygone 11/5

#339 Re : Café mathématique » théorème » 21-03-2019 07:13:14

Bonjour,

algèbre 2001 a écrit :

... j'ai trouvé que lorsqu'on utilise les formules trigonométriques on va avoir S=PRτ (τ=(sin a  sin b  sin c)/(sin a + sin b + sin c ) et R le rayon du cercle circonscrit au triangle).
S en m^2 ; P en m ;Rτ en m. m^2=m*m. Lorsqu'on remplace Rτ par 1 on va obtenir S=P.

Le terme (T), qui ne fait intervenir que des fonctions trigonométriques, est dans dimension et il n'y a aucune raison d'écrire son symbole en indice; la notation (RT), qui tendrait à faire prendre le produit (R×T) pour une grandeur unique est fautive.
Prétendre "remplacer RT par 1" n'a aucun sens parce qu'il s'agit d'une longueur: on peut seulement, si l'on recherche des cas particuliers, envisager de remplacer RT par (P/5) , (S1/2/6) ou (a + 2b)/7 , par exemple.
La relation proposée S = PRT (non vérifiée, mais peu importe) est homogène puisque figurent de part et d'autre du signe d'égalité deux grandeurs de même espèce: US = UL2 , UPRT = UL×UL×1 = UL2 d'où US = UPRT .

algèbre 2001 a écrit :

... "Il va de soi qu'il intervient un système d'unités cohérent" ...

Il n'y a aucune relation concernant le triangle (ou toute autre figure) qui ne soit pas homogène; le défaut d'homogénéité constitue même un critère de détection des erreurs dans les formules.

http://debart.pagesperso-orange.fr/geop … rique.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cercle_ci … n_triangle

#340 Re : Café mathématique » équation d'une droite » 19-03-2019 14:09:52

Bonjour,

L'équation y = ax + b apparaît ici inappropriée, et n'est plus viable dans le cas d'une droite parallèle à l'axe (y'y) ...

Le plus simple est d'envisager la droite (∆) normale en (H) au vecteur (OH), de longueur (d) et d'angle polaire
α = (ux, OH): OH = d.cos(α).ux + d.sin(α).uy ;
tout point (M) de (∆) vérifie la relation: (OHHM) = 0 , d'où:
(x - d.cos(α))d.cos(α) + (y - d.sin(α))d.sin(α) = 0 , soit encore:

cos(α).x + sin(α).y = d .

Une autre droite (∆') déduite de la précédente par une rotation d'angle (β) autour de l'origine admettra alors pour équation:

cos(α + β).x + sin(α + β).y = d .

Pour le retour aux équations cartésiennes dans leur forme initiale, faire les calculs (évidents).

#341 Re : Café mathématique » équation d'un triangle » 19-03-2019 00:00:06

@ Roro

Bonsoir,

On a aussi pour le carré Max(│x│, │y│) = 1 .

Et pour un polygone régulier à (N) côtés circonscrit au cercle de rayon 1 centré à l'origine:

ρ = 1/cos(Arcsin(sin(Nθ/2))2/N) .

Une valeur fractionnaire de (N) conduit à un polygone étoilé.

#342 Re : Café mathématique » équation d'un triangle » 18-03-2019 15:23:38

algèbre 2001 a écrit :

aucune réponse?

Et que vas-tu demander par la suite ? L'équation d'un carré ? Celle d'un pentagone ?

#343 Re : Café mathématique » théorème » 18-03-2019 15:10:43

algèbre 2001 a écrit :

Salut Wiwaxia vous avez dit que λ = µP/µA
donc je pense qu'on peut avoir λ à l'aide des formules trigonométriques.

Bonjour,

Non, car il ne s'agit pas de rechercher une éventuelle relation entre l'aire et le périmètre d'une figure (ici un triangle).

Le paramètre sans dimension (λ) est le rapport de deux mesures observées pour une figure initiale donnée, et liées à deux unités arbitrairement choisies:

λ = µP/µA = (P/uL)/(A/uA) = (P/A)(uA/uL) = P.uL/A si uA = uL2 .

Ce qui est en cause, c'est l'absurdité de l'énoncé initial, qui suppose l'égalité entre une aire et une longueur; quelle que soit la figure considérée, la relation A = P n'a aucun sens, à moins qu'on prenne le détour biaisé µA = µP évoqué auparavant.

Par contre, la recherche d'une autre égalité telle que A = P2/10 est tout à fait envisageable, parce que la relation est désormais homogène, et conduit à un résultat indépendant du système d'unités.

Autre contre-exemple: la formule de Héron S² = p(p-a)(p-b)(p-c)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Formule_de_H%C3%A9ron
qui relie l'aire (S) du triangle à son demi-périmètre (p = P/2) est bien homogène, puisque le carré de l'aire est proportionnel à la quatrième puissance d'une longueur.

Il va de soi qu'il intervient un système d'unités cohérent, qui vérifie dans le cas des aires et des volumes:

uA = uL2 et uV = uL3 .

#344 Re : Café mathématique » théorème » 17-03-2019 19:55:16

Bonjour,

oussama hajji a écrit :

...  si on prend un triangle quelconque tel que a ; b ; c sont ses angles
je veux savoir quand sa surface est égale à son périmètre.

Qu'il puisse intervenir une égalité entre une aire et une longueur, c'est pour moi une question qui n'a aucun sens, parce qu'il s'agit de grandeurs d'espèces différentes.
À moins qu'on ne s'intéresse qu'aux mesures des grandeurs considérées, rapportées à des unités de longueur (uL) et d'aire (uA = uL2) cohérentes et arbitrairement choisies: le problème est alors très artificiel, et admet une infinité de solutions.

Soit une figure plane quelconque (triangle, polygone, ...) de périmètre P = µP.uL et d'aire A = µA.uA .
Une seconde figure déduite de la précédente par une homothétie de rapport (λ) présentera un périmètre P' = λ.P , et une aire A' = λ2.A;
les mesures de ces deux grandeurs vérifieront par conséquent: µP' = λ.µP et µA' = λ2A ,
et si l'on veut de plus qu'elles soient égales: µP' = µA'
on obtiendra λ.µP = λ2A d'où: λ = µPA .
Il y a donc une solution quelles que soient la figure et l'unité de longueur choisies.

Cela me rappelle un règlement des années 60, concernant les maisons individuelles: la surface totale des fenêtres devait être au moins égale au 1/8 du volume de la pièce ... ce qui impliquait, au-delà d'un certain seuil, des pièces dépourvues de murs !
Cas d'un prisme droit à base carrée, de hauteur (h): il a pour volume V = a2h, et pour surface latérale S = 4ah ;
la condition S > V/8 entraîne 4ah > a2h/8 , donc a < 4*8 = 32 m (si le mètre est l'unité de longueur ...).

#345 Re : Café mathématique » À propos de notre ami Blaise Pascal » 17-03-2019 07:36:28

Bonjour,

dsb a écrit :

... Dans l'évangile de Saint Jean 3:12 il est écrit ceci

"Le vainqueur, je ferai de lui une colonne dans le Temple de mon Dieu ; non il n'en sortira plus , et j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu et le nom de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau  "
...

L'erreur est grossière. Le passage provient en fait d'Apocalypse 3:12.

Il conviendrait pour le moins de vérifier tes sources ... C'est à la portée de tout internaute honnête et conséquent, quelle soit sa culture.

Cette citation est doublement déplacée.

#346 Re : Entraide (supérieur) » Equation_Pendule de Foucault » 16-03-2019 14:38:18

@ Zebulor

Avec les mêmes conventions, ne pourrait-on pas envisager une solution légèrement différente:

x = a.cos(ω0t).cos(ω1t)
y = -a.cos(ω0t + ϕ).sin(ω1t)

et par dérivation:

x' = a[-ω0sin(ω0t).cos(ω1t) - ω1cos(ω0t).sin(ω1t)]
y' = a[ω0sin(ω0t + ϕ).sin(ω1t) - ω1cos(ω0t + ϕ).cos(ω1t)] ?

Cela donnerait à l'instant initial:

x0 = a ; y0 = 0 ; x'0 = 0 ; y'0 = - aω1cos(ϕ) ,

soit en tenant compte de la condition y'0 = 0 : cos(ϕ) = 0 d'où: ϕ = ± π/2 .

Il ne reste plus qu'à s'assurer que les nouvelles solutions (pour ϕ = + π/2)
x = a.cos(ω0t).cos(ω1t) ,
y = a.sin(ω0t).sin(ω1t)
vérifie bien l'équation différentielle. .

Je me demande si le fait de poser z = x + i.y (procédé élégant et efficace) n'a pas restreint l'éventail des solutions.

#347 Re : Entraide (supérieur) » Equation_Pendule de Foucault » 16-03-2019 11:22:51

@ Zebulor

En posant a = xm et ω1 = ω.sinλ , il vient:

x = a.cos(ω0t).cos(ω1t)
y = -a.cos(ω0t).sin(ω1t)

et par dérivation:

x' = a[-ω0sin(ω0t).cos(ω1t) - ω1cos(ω0t).sin(ω1t)]
y' = a[ω0sin(ω0t).sin(ω1t) - ω1cos(ω0t).cos(ω1t)] .

1°) On obtient à l'instant initial (t = 0): x0  = a ; y0 = 0 ; x'0 = 0 ; y'0 = -aω1 :
la vitesse initiale n'est pas conforme à la valeur attendue y'0 = 0 .

Zebulor a écrit :

... avec les conditions initiales : [tex]x(t=0)=x_m[/tex] ,  [tex]y(t=0)=0[/tex] et [tex]\dot y(t=0)=\dot x(t=0)=0[/tex] ...

2°) À chaque fois que le pendule atteint son écart maximal (t = k.T0/2 = k.π/ω0 , d'où: ω0t = k.π), on obtient donc:
xk = a.cos(k.π).cos(ω1t) = (-1)ka.cos(ω1t)
yk = -a.cos(k.π).sin(ω1t) = -(-1)ka.sin(ω1t)

x'k = a[- ω1cos(k.π).sin(ω1t)] = (-1)k+11.sin(ω1t)
y'k = a[- ω1cos(k.π).cos(ω1t)] = (-1)k+11.cos(ω1t)

et par conséquent
xkx'k + yk.y'k = -a2ω1cos(ω1t).sin(ω1t) + a2ω1cos(ω1t).sin(ω1t) = 0 .

Le vecteur vitesse est alors normal au vecteur position, conformément à ce que l'on recherchait, mais c'est bien l'une des rares propriétés communes de la trajectoire observée avec l'ellipse !
Le passage systématique du mobile par l'origine toutes les demi-oscillations:

t = (k + 1/2).T0/2 = (k + 1/2).π/ω0 d'où ω0t = (k + 1/2).π et x(t) = y(t) = 0

exclut qu'il s'agisse d'une ellipse: le point (0, 0) ne peut vérifier l'équation cartésienne de cette dernière, qui est du type

Ax2  + By2 + Cx + Dy = 1 .

La seule approximation envisageable vient de la relative lenteur de la rotation terrestre (ω1 << ω0), et consiste à envisager le cas limite: ω1 = 0 ; on a déjà vu que l'on obtient alors une droite (voir # 6).

Zebulor a écrit :

... Je crois comprendre que dans cet exercice, à la seule condition de faire l'approximation adéquate, on doit pour se ramener à l'équation ... d'une ellipse.

Je me demande depuis quelques messages si les équations horaires mentionnées sont correctes; je me suis jusque là contenté de les exploiter.
Intuitivement, la trajectoire d'un pendule lâché sans vitesse initiale dans le repère terrestre devrait présenter, en chaque position extrême, un point de rebroussement ... cela tient peut-être à très peu de choses, dans l'expression des solutions.
Ou alors, une donnée de l'énoncé a été négligée.

#349 Re : Entraide (supérieur) » Equation_Pendule de Foucault » 15-03-2019 13:03:53

Zebulor a écrit :

... néanmoins je ne vois pas encore comment trouver l'équation de cette fameuse ellipse ...

Ce n'est justement pas une ellipse, et il n'est donc pas possible de trouver l'équation cartésienne correspondante.
Si la Terre était immobile (ω = 0) ou si le Panthéon se trouvait à l'équateur (λ = 0), le pendule lâché sans vitesse initiale oscillerait dans un plan vertical fixe, et la projection orthogonale de son barycentre décrirait le segment rectiligne (AB) centré en (O), de longueur (2xm) et d'équation:

y.cos(θ0) - x.sin(θ0) = 0 ,

où (θ0) représente l'angle (ux, 0A) .
Il n'existe même aucune équation cartésienne, de quelque type que ce soit, dans la mesure ou le rapport q = ω0/ω est généralement quelconque, et irrationnel.

Ce n'est que dans le cas d'un rapport entier (ou rationnel simple ?) que l'on peut en trouver une, au prix de plus ou moins grandes complications.

#350 Re : Entraide (supérieur) » Equation_Pendule de Foucault » 15-03-2019 08:10:17

Bonjour,

Dans le repère du laboratoire, le barycentre du pendule décrit un mouvement oscillatoire de pulsation (ω0) sur une droite passant par l'origine, et tournant uniformément dans le plan horizontal à la vitesse angulaire (-ω.sinλ) - dans le sens rétrograde; ce qui peut se traduire par les relations:
OM = xm.cos(ω0t).u ,
(ux, u) = - ω.sinλ.t .

La trajectoire obtenue est une rosace aux boucles très resserrées, circonscrite par le cercle de rayon (xm) et centré sur l'origine.
Une ellipse "tournante" ne passerait pas par (O).

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