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#251 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 20-01-2021 09:57:05
Bonjour,
... cette discussion entraîne beaucoup de digressions, où en est-on ? ...
À la réalisation de l'algorithme faisant apparaître un domaine polygonal muni d'un centre de symétrie, à partir de ses (N/2) premiers sommets.
Je poursuis la même idée, celle que tu as exprimée lors de ta première intervention et que j'essaie progressivement de développer (# 2, 34, 36, 38, 40, 42, 44, 47, 53, 56).
La mule est mon animal fétiche: elle chemine lentement mais garde la même allure.
... Pour une autre méthode, utiliser le régionement du plan par une droite (ou autre courbe !), sachant que pour une équation f(x,y) = ax + bt + c = 0, d'un côté f(x,y) < 0 et de l'autre f(x,y) > 0. Alors on calcule g(x,y) = f(x,y) + ou - Abs(f(x,y)) ! ...
Je pense (mais ce sera à confirmer) qu'il faut recourir aux fonctions suivantes, selon quel'on se situe
a) dans le plan: F(x, y) = |ax + by - 1| + |ax + by + 1| - 2 ,
b) dans l'espace F(x, y, z) = |ax + by + cz - 1| + |ax + by + cz + 1| - 2 ,
les coefficients réels (a, b, c) étant déterminés à partir des coordonnées des 2 ou 3 sommets appartenant au contour de la face plane considérée.
La délimitation du domaine (le "régionnement du plan", comme tu l'écris) découle de l'équation: F1 + F2 + ... = 0 .
Le défaut de mes programmes rédigés jusque là, c'était l'utilisation exclusive de variables entières, à l'origine de leur manque de maniabilité.
... Il FAUT aussi que j'arrive à passer des figures sur bibmath ! ...
Cela se résiume pour l'essentiel à l'instruction: [img]Adresse-url_de_l_image[/img] . Relire le mode d'emploi #28.
... Si avec le lien on peut voir le doc Word ou GeoGabra, ça serait déjà très bien, donc je vais essayer bientôt, pour des docs en cours ! ...
Tu aurais intérêt à passer tes documents sous le format Pdf.
... J'utilise surtout GeoGebra 3D, mais version 5, j'aime beaucoup moins la version 6, pour la facilité de création ... Et toi ? J'utilise de temps en temps Surfer ...
GeoGebra, que j'ai un peu regardé, semble présenter beaucoup de ressources intéressantes; il faudra que je le consulte d'une manière plus approfondie.
Surfer présente des limitations assez strictes, mais se prête à des réalisations franchement délirantes: il vaut mieux en parler dans une autre discussion.
POV Ray permet la représentation de polyèdres creux à l'aide de sphères et de cylindres, mais demande un investissement conséquent; on peut aussi en discuter ailleurs.
... Alors tes programmes sont en Pascal ! Eh bien j'en prend plein la figure quand je pense que je l'ai enseigné (basiquement) il y a ... 25 ans ! Et depuis, je ne l'ai pas utilisé ! ...
Je programme en Pascal depuis plus de trente ans.
La vénérable version d'origine (Turbo P.), malgré ses limitations en espace mémoire et en couleurs que je ne supporte plus, permettait déjà des réalisations étonnantes (parcours optimaux du voyageur de commerce, assemblage de N sphères autour d'une sphères centrale en 3D ou 4D);
La meilleure version (toujours mise à jour) est Free Pascal; j'utilise Virtual Pascal, dépourvu d'unité graphique, mais avec laquelle j'ai appris à manipuler les images Bitmap; je suis sur ce point autonome, et ne recours pas aux boîtes noires disponibles sur la Toile.
... Donc discussion à suivre ? ...
Si tu veux bien ... Je commence la rédaction du programme source qui reprend la dernière mise au point.
Ma chi va piano va sano e va lontano.
#252 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 19-01-2021 14:02:07
Soit une arête (AiAj) reliant deux sommets consécutifs, portée par la droite (d),
(θ) l'inclinaison de celle-ci par rapport à l'axe (x'x), située dans l'intervalle ]-π ; + π] ,
(P, Q) ses points d'intersection avec les axes, de coordonnées (a, 0) et (0, b),
(OHi) le segment normal à la droite (d).

1°) Il vient, si l'on considère le triangle rectangle (OPQ):
h = - a.Sin(θ) = b.Cos(θ) (l'angle θ est négatif dans le cas de la figure)
d'où: 1 = (h/a)2 + (h/b)2 et h2 = a2b2/(a2 + b2) ;
2°) Et en ce qui concerne le rectangle (AiBiAjBj)
AiAj2 = AiBi2 + BiAj2 , d'où: AiAj = ((xj - xi)2 + (yj - yi)2)1/2 = Lij (par convention)
yi - yj = AiAj.Sin(θ) (l'angle θ est négatif dans le cas de la figure);
xi - xj = AiAj.Cos(θ)
3°) Enfin la droite (d) admet pour équation cartésienne: (x/a) + (y/b) = 1 ;
du fait qu'elle passe par les points (Ai, Aj) on déduit les expressions des deux termes associées:
a = (xiyj - xjyi)/(yj - yi) , b = -(xiyj - xjyi)/(xj - xi) ;
on retrouve au passage le déterminant de deux rayons vecteurs consécutifs:
Dij = Det(OAi, OAj) = (xiyj - xjyi) ,
nécessairement non-nul dans le cas d'un polygone convexe, et positif dans le cas d'un enroulement des arêtes successives dans le sens direct.
On obtient finalement: h2 = (xiyj - xjyi)2/((xj - xi)2 + (yj - yi)2) = Dij2/Lij2 ,
ce qui conduit pour la racine positive à h = |Dij|/Lij .
L'équation de la droite (d) s'écrit finalement Kx.x + Ky.y = 1 , avec
Kx = 1/a = -Sin(θ)/h = -(yi - yj)/|Dij| , Ky = 1/b = Cos(θ)/h = (xi - xj)/|Dij| .
Pour la droite (d') symétrique de la précédente par rapport à l'origine (O), les paramètres prennent des valeurs opposées (a' = -a , b' = -b) et conduisent à l'équation: (x/a) + (y/b) = -1 . Ainsi apparaît le second terme évoqué dans les précédents échanges.
Merci de me signaler les éventuelles erreurs de calcul.
#253 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 18-01-2021 23:35:21
Bonsoir,
... Je vais supposer qu'on est dans un repère du plan d'origine C, et que les coordonnées des points sont : A1(5,-1), A2(4,3), A3(2,4), A4(-5,1), A5(-4,-3) et A6(-2,-4) ...
Je poursuivrai sur ce nuage de points (à un facteur d'homothétie près), ce qui permettra la comparaison des résultats.
... On cherche alors des équations implicites des 6 droites supports des 6 côtés :
(A1A6) : 3x-7y-22=0 ; (A3A4) : 3x-7y+22=0 ; (A2A1) : 4x+y-19=0 ; (A4A5) : 4x+y-19=0 ;
(A3A2) : x+2y-10=0 et (A5A6) : x+2y+10=0 ...
Je ne vérifie pas les calculs, car il se fait tard; cependant l'une des constantes (-19) devrait être affectée du signe (+).
... Si M(x,y), alors une équation de la bande Delta1 est donnée par MH3+MH6=largeur de la bande ...
L'indexation des domaines (∆k) est à reprendre; la modification de l'image était trop longue.
... J'ai du mal à suivre tes programmes, même si j'en devine un peu la structure, en quel langage ? ...
Pascal, encore et toujours.
Cela se lit comme du pseudo-code ... S'il le faut, je donnerai quelques clefs concernant les identificateurs personnels.
#254 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 18-01-2021 18:57:20
Bonjour,
...
Je crois avoir trouvé que dans un triangle quelconque, on a : a sin(A) = b sin(B) = c sin(C)
C'est ce qu'on désigne par "Loi des sinus", mais c'est :
$\dfrac{a}{\sin \hat A}=\dfrac{b}{\sin \hat B}=\dfrac{c}{\sin \hat C}$ ...
Je crois que la relation corrigée par Yoshi ne permet que de définir un cercle à partir de deux points (A, B) et de l'angle ($\hat C$).
# J'avoue avoir du mal à suivre toutes tes digressions:
... SI F(x,y) = 0 est convexe quelconque, les côtés parallèles sont à des distances différentes, plus les côtés sont longs, et plus la distance est courte ! Je soupçonne peut être une relation liée aux aires ??? A étudier ...
Ces courbes, je les ai appelées "lignes de niveau".
On peut aussi mettre un exposant n sur les termes de F(x,y) = K ... je les appelle "acolytes en puissances" ...
On peut aussi créer n'importe quelle expression F(x,y) = 0, et ajouter K à droite ... ça peut donner des courbes aussi ...
... des fonctions non-linéaires feront sans doute apparaître des lignes courbes, mais ce n'est plus le sujet !
# Et puisque la multiplication des lièvres tourne à l'élevage, je donne ici un lien vers une ancienne discussion dont le sujet, assez exotique, n'est pas sans rapport avec le présent échange.
J'avais pris au mot un personnage qui paraissait avoir plus de problèmes avec les mathématiciens qu'avec les mathématiques.
@ Yoshi: du boulot pour toi, sans doute, puisque je viens d'y débusquer une publicité clandestine (et de la signaler).
# Le dernier programme, hâtivement rédigé, n'utilise que des variables entières; il fait appel à des fonctions élémentaires du type:
F(d, x, y) = |mx + ny - d| + |mx + ny + d| - 2d ;
& la fonction Fabxy01(a, b, x, y) fait intervenir
F(a, x, y) = |x - a| + |x + a| - 2a ; F(b, x, y) = |y - b| + |y + b| - 2b , avec a= 100 , b= 70 , marge = 50 ;
& la fonction Fabxy02(a, b, x, y) fait intervenir
F(a, x, y) = |2x + 3y - a| + |2x + 3y + a| - 2a ; F(b, x, y) = |2x - 3y - b| + |2x - 3y + b| - 2b , avec a= 300 , b= 200 , marge = 200 ;
& la fonction Fabxy03(a, b, x, y) fait intervenir
F1(a, x, y) = |x - a| + |x + a| - 2a ; F1(a, x, y) = |y - a| + |y + a| - 2a ,
F2(a, x, y) = |x + y - b| + |x + y + b| - 2b ,
F3(a, x, y) = |x - y - b| + |x - y + b| - 2b , avec a = 100, b = 141, marge = 100 .
# Il faut bien sûr rationaliser tout cela, en partant de la liste des sommets du polyèdre.
Un nombre pair (N = 2N') de sommets permet de définir (N') bandes à bords parallèles (∆1, ∆2 ... ∆N') à l'intérieur desquelles chaque fonction caractéristique F(d, x, y) est nulle:
L'intersection de toutes les bandes, sur (et seulement sur) laquelle la somme des fonctions précédentes est nulle, coïncide donc avec l'intérieur et le bord du polygone.
#255 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 18-01-2021 00:10:07
... ça me rappelle une technique, que j'appelle "des bandes de plan" !
Sur ta figure, si tu traces les 3 bandes définies par A1A2 et A4A5, par A2A3 et A5A6, et par A3A4 et A6A1, de largeurs l1, l2 et l3, alors une équation de ton polygone peut être : (MH1+MH4) + (MH2+MH5) + (MH3+MH6) = l1 + l2 + l3 ... H1 = projection de M sur [A1A2], etc ...Et ça marche aussi si il y a un nombre pair de côtés, qui sont opposés parallèles MAIS pas forcément égaux ... pas de centre de symétrie.
ET SURTOUT ça peut marcher aussi pour un polygone convexe (toujours) quelconque, en traçant éventuellement une parallèle à (presque) chaque côté, parallèle qui passe par un (bon) sommet "opposé" !!! Pratique aussi si n est impair ...
Pour les calculs, je ne sais pas encore, mais on est d'accord sur l'essentiel du procédé.
Le calcul est relativement facile dans le cas des polynômes à nombre pair de sommets, et présentant un centre de symétrie.
On s'aperçoit lors de l'élaboration du programme que des variantes sont possibles. Des formules dissymétriques permettent une adaptation à un nombre impair de sommets; l'ajustage des paramètres est cependant assez laborieux (je ne suis pas parvenu à obtenir le triangle).


La zone violette correspond à F(x, y) = 0 , la zone verte à 0 < F(x, y) < K (valeur positive);
la ligne verte, définie par l'égalité F(x, y) = K , n'apparaît qu'en pointillés (ou pas du tout) dans la plupart des cas.
Les fonctions utilisées apparaissent dans le programme source.
FUNCTION Fabxy01(A_, B_, x, y: Z_32): Z_32;
VAR s, Sab, Wx, Wy: Z_32;
BEGIN
s:= A_ + B_; Sab:= 2 * s;
Wx:= Abs(x - A_); Inc(Wx, Abs(x + A_));
Wy:= Abs(y - B_); Inc(Wy, Abs(y + B_));
s:= Wx + Wy; Dec(s, Sab);
Result:= s
END;
FUNCTION Fabxy02(A_, B_, x, y: Z_32): Z_32;
VAR s, Sab, W1, W2, z: Z_32;
BEGIN
s:= A_ + B_; Sab:= 2 * s;
z:= 2 * x; Inc(z, 3 * y);
W1:= Abs(z - A_); Inc(W1, Abs(z + A_));
z:= 2 * x; Dec(z, 3 * y);
W2:= Abs(z - B_); Inc(W2, Abs(z + B_));
s:= W1 + W2; Dec(s, Sab);
Result:= s
END;
FUNCTION Fabxy03(A_, B_, x, y: Z_32): Z_32;
VAR s, Sab, W1, W2, W3, z: Z_32;
BEGIN
s:= A_ + B_; Sab:= 4 * s;
W1:= Abs(x - A_); Inc(W1, Abs(x + A_));
Inc(W1, Abs(y - A_)); Inc(W1, Abs(y + A_));
z:= x + y; W2:= Abs(z - B_); Inc(W2, Abs(z + B_));
z:= x - y; W3:= Abs(z - B_); Inc(W3, Abs(z + B_));
s:= W1; Inc(s, W2 + W3); Dec(s, Sab);
Result:= s
END;
FUNCTION Fabxy04(A_, B_, x, y: Z_32): Z_32;
VAR Ak, Bk, s, Sab, W1, W2, W3, z: Z_32;
BEGIN
Ak:= 5 * A_; Bk:= 5 * B_;
Sab:= 6 * A_; Inc(Sab, 12 * B_);
W1:= Abs(x - A_); Inc(W1, Abs(x + Ak));
z:= x; Inc(z, 2 * y); W2:= Abs(z - B_); Inc(W2, Abs(z + Bk));
z:= x; Dec(z, 2 * y); W3:= Abs(z - B_); Inc(W2, Abs(z + Bk));
s:= W1; Inc(s, W2 + W3); Dec(s, Sab);
Result:= s
END;
PROCEDURE Calc_Mat_Im2(La, Ha: Z_32; VAR Ma2: Tab_Pix);
CONST Pzero: Pixel = ( 0, 0, 0);
Cfond: Pixel = (105, 0, 255);
P010: Pixel = ( 0, 255, 0);
VAR s, Sc, Xc, Xm, Yc, Ym: Z_32; Px: Pixel;
BEGIN
Xc:= La DIV 2; Yc:= Ha DIV 2;
FOR Xm:= 0 TO (La - 1) DO
FOR Ym:= 0 TO (Ha - 1) DO
BEGIN
s:= Fabxy04(40, 60, Xm - Xc, Ym - Yc);
IF (s=0) THEN Px:= Cfond
ELSE IF (s<60) THEN Px:= P010
ELSE Px:= Pzero;
Ma2[Xm,Ym]:= Px
END
END;
#256 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 17-01-2021 10:31:17
... En effet il faut simplifier, en regardant des cas plus simples, avec des symétries ! ...
Il faut aborder le cas particulier des polygones convexes centrosymétriques, comme celui représenté ci-dessous:
On peut alors associer 2 par 2 les arêtes, et envisager d'introduire (c'est là le problème !) une relation du type
|W(x, y) - 1| + |W(x, y) + 1| = 2 quand -1 ≤ W ≤ 1 ,
formellement apparentée à ce que tu as utilisé en début de discussion.
Les figures proposées auparavant en exemple sont dépourvues de centre de symétrie, de sorte qu'il n'est pas possible d'aller au delà de la série d'inéquations (ou tout autre résultat équivalent)
Det(MAi.MAj) ≥ 0 pour tout (i) de [1 ; N] ,
en ce qui concerne l'équation cartésienne vérifiée sur le domaine.
... comme je te l'ai dit, j'utilise des pyramides symétriques par un sommet commun ...
En effet une pyramide régulière de base polygone convexe régulier, a une propriété : pour un point de la base (intérieur à), la somme des distances aux côtés obliques est constante ! ...
C'est en effet une observation astucieuse, mais je ne vois pas pour l'instant en quoi elle pourrait être utile - mais après tout, pourquoi pas ? Développe cette idée.
Cette propriété découle de la relation générale déjà indiquée
3.V = Σi=1F(hiSi) .
dans le cas particulier de la pyramide régulière pourvue de (N) sommets et (F = N) faces, et caractérisée par un axe de symétrie d'ordre (N - 1), normale au polygone de base et passant par son centre; on obtient alors:
h1 = 0 (pour la surface de base, d'indice 1) ,
S2 = S3 = ... = SN (pour les faces latérales) ,
ce qui conduit à:
Σi=2N(hi) = 3.V/SN .
... alors on utilise des équations de distances à des plans, au 1er degré, alors que la méthode "en cours" utilise des calculs de distances avec Racine(somme de carrés) ...
Tout à fait d'accord.
... MAIS si tu ajoutes un lièvre plus près que les autres, on peut s'en occuper tout de suite ! C'est sans doute plus intéressant que de tourner autour d'une méthode peu utilisable ... SAUF dans des cas simples où les calculs se simplifient !
Alors, que fait-on ? ...
Trouver le procédé permettant d'établir, à l'aide de valeurs absolues, l'équation cartésienne d'un domaine polygonal plan, puis ensuite tenter de passer en dimension 3 ... si c'est possible ! Si j'ai donné l'impression d'être sorti du sujet de la discussion, c'est que je me suis mal exprimé.
#257 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 16-01-2021 14:57:10
Bonjour,
... En ce moment, on court après plusieurs lièvres ! 3, 4 ou 5 ?
Plusieurs certainement, tant cette discussion suscite de questions diverses, dont celle de l'introduction des équations aux valeurs absolues, qui ne présente pas la moindre difficulté ... Cela a déjà été dit:
... Une question reste en suspend: celle de l'apparition logique des sommes de valeurs absolues, posée dès le départ de cette intéressante discussion. Je pense sa résolution liée à la présence d'un centre de symétrie, et qu'il faut commencer par envisager des cas très simples ...
J'ai ma petite idée là-dessus, mais il y a parfois loin entre une vague intuition et des résultats bien établis ... Il faut y aller progressivement.
... Bientôt la 3ème étape, qui va s'occuper de calculer, par des formules, l'équation d'un polygone convexe plein, DANS l'espace ...
La voie est toute tracée: il suffit de raisonner sur les volumes.
... La transposition du problème dans l'espace à 3 dimensions s'effectue sans difficulté majeure, surtout si l'on se limite aux polyèdres réguliers ou archimédiens; il suffit pour cela de décomposer le solide en cônes (ou pyramides) de sommets commun (M), et s'appuyant sur chacune des faces.
Le volume du polyèdre à (F) faces est alors donné (puisqu'il y a eu partition du domaine, excluant tout vide ou recouvrement mutuel) par la relation:V = (1/3)Σi=1F(hiSi) .
Il va de soi que les volumes élémentaires sont algébriques, comme les surfaces; ces dernières sont orientées par un vecteur unitaire normal dirigé vers l'extérieur (intéressant problème de programmation, mais pas insurmontable dans le cas d'un polyèdre inscriptible dans une sphère) ...
# L'algorithme de définition du domaine délimité par un polygone convexe peut être simplifié, sachant que l'égalité entre une somme de (N) termes et celle de leurs valeurs absolues équivaut à affirmer que chacun de ces termes est positif ou nul:
Il ressort de ce qui précède
Aire(A1A2 ... AN) = (1/2)Σi=1NDet(MAi, MAj) , avec j = 1 + (i Mod N) ,
et en introduisant la fonction dépendant de six coordonnées: F(M, i, j) = Det(MAi.MAj)
que l'intérieur du domaine (frontière incluse) délimité par un polygone plan à (N) sommets se caractérise par l'égalité:Aire(A1A2 ... AN) = (1/2)Σi=1N|F(M, i, j)|
ou ce qui revient au même:
Σi=1N(F(M, i, j)) = Σi=1N|F(M, i, j)| .
L'égalité d'une somme de (N) termes avec celle de leurs valeurs absolues interdisant à chacun d'eux d'être négatifs, on en déduit:
Det(MAi.MAj) ≥ 0 pour tout (i) de [1 ; N] ;
la définition du polygone est bien un problème d'optimisation linéaire
Désolé pour ces auto-citations insistantes, dues à la nécessité de reprendre des textes assez longs.
Voici les images obtenues dans les cas d'un polygone à 5 sommets
a) par le programme initial, qui vérifie l'égalité des deux sommes:
Σi=1N(F(M, i, j)) = Σi=1N|F(M, i, j)| .
b) par un second programme, basé sur le test:
Det(MAi.MAj) ≥ 0 pour tout (i) de [1 ; N] ;

les domaines obtenus sont identiques.
La procédure centrale est ici plus courte:
VAR i, j: Byte; S: Z_32; Test: Bool;
BEGIN
Test:= True;
FOR i:= 1 TO Nsomm DO
BEGIN
j:= i MOD Nsomm; Inc(j);
S:= Aire(x, y, Polygone[i], Polygone[j]);
IF (S<0) THEN Test:= False
END;
Result:= Test
END;
PROCEDURE Calc_Mat_Im2(La, Ha: Z_32; VAR Ma2: Tab_Pix);
CONST Delta = 0;
Pzero: Pixel = ( 0, 0, 0);
Cfond: Pixel = (105, 0, 255);
VAR i, j: Byte; Ds, S, Sc, Xc, Xm, Yc, Ym: Z_32; Px: Pixel;
BEGIN
FOR Xm:= 0 TO (La - 1) DO
FOR Ym:= 0 TO (Ha - 1) DO
BEGIN
IF F_Test(Xm, Ym) THEN Px:= Cfond ELSE Px:= Pzero;
Ma2[Xm,Ym]:= Px
END
END;
#258 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 15-01-2021 22:08:04
Bonsoir Bernard-maths,
... ton programme calcule-t-il l'aire d'un polygone ? ...
Oui, puisqu'il compare les deux termes de l'égalité
Σi=1N(F(M, i, j)) = Σi=1N|F(M, i, j)| ,
qui prennent des valeurs identiques en tout point intérieur au polygone;
les calculs sont effectués dans la procédure centrale Calc_Mat_Im2(Larg_Image, Haut_Image, Matrice_2)
CONST Delta = 0;
Pzero: Pixel = ( 0, 0, 0);
Cfond: Pixel = (105, 0, 255);
VAR i, j: Byte; Ds, S, Sc, Xc, Xm, Yc, Ym: Z_32; Px: Pixel;
BEGIN
Xc:= La DIV 2; Yc:= Ha DIV 2; [color=#FF0000]Sc:= 0;
FOR i:= 1 TO Nsomm DO
BEGIN
j:= i MOD Nsomm; Inc(j);
Ds:= Aire(Xc, Yc, Polygone[i], Polygone[j]);
Inc(Sc, Ds)
END;
FOR Xm:= 0 TO (La - 1) DO
FOR Ym:= 0 TO (Ha - 1) DO
BEGIN
S:= 0;
FOR i:= 1 TO Nsomm DO
BEGIN
j:= i MOD Nsomm; Inc(j);
Ds:= Aire(Xm, Ym, Polygone[i], Polygone[j]);
Inc(S, Abs(Ds))
END;
IF (Sc=S) THEN Px:= Cfond ELSE Px:= Pzero;
Ma2[Xm,Ym]:= Px
END
END;
- au point central (Xc, Yc) de l'image pour la somme algébrique (Sc),
- en un point quelconque (Xm, Ym) pour la somme (S) les valeurs absolues.
Le facteur (1/2), qui disparaît dans la vérification de l'égalité, est absent de l'algorithme; l'aire du polygone correspond donc à la moitié des sommes calculées: A = S/2 .
Le calcul peut être effectué au niveau de l'isobarycentre (G) des (N) sommets, toujours situé à l'intérieur du polygone lorsque celui-ci est convexe; il peut éventuellement coïncider avec l'origine, par raison de symétrie, dans le cas d'un polygone régulier - c'est une affaire de conventions.
Repose-toi bien,
Cordialement, Wiwaxia.
#259 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 15-01-2021 19:40:59
... Il FAUT rester DANS le polygone ...
Si l'on veut voir les frontières, il faut quand même bien les franchir ...
... Je viens de mettre sur GeoGebra une figure, "A_faire_éclater" .
C'est une belle bête ...
Et où peut-on admirer l'animal ?
... mais je ne suis pas d'accord sur la galère ! ...
Je me suis borné à reprendre tes suggestions par voie analytique, et les développements ne présentent pas de difficulté insurmontable !
Voici ce que donne la transposition algorithmique de l'égalité Σi=1N(F(M, i, j)) = Σi=1N|F(M, i, j)| .
Elle conduit à un résultat conforme aux prévisions dans le cas de tout polygone convexe:

Elle ne fonctionne plus dans le cas d'un polygone concave ou croisé:

Voici le cœur du programme source
PROGRAM Polygone;
USES Crt, E_Texte, U_Copie_1F, Math;
CONST Nsomm = 7;
TYPE Tab_E = ARRAY[1..Nsomm] OF Reel;
Ve_2D = RECORD x, y: Z_32 END;
Tab_V = ARRAY[1..Nsomm] OF Ve_2D;
CONST LstX: Tab_E = (0.070, 0.500, 0.800, 0.950, 0.900, 0.350, 0.100);
LstY: Tab_E = (0.070, 0.100, 0.200, 0.800, 0.950, 0.850, 0.550);
VAR Polygone: Tab_V;
PROCEDURE Segment(X1, Y1, X2, Y2: Z_32; VAR Ma2: Tab_Pix);
CONST CoulA: Pixel = (0, 255, 0);
VAR Dx, Dy, k, Np, Xm, Ym: Z_32; Kx, Ky: Reel;
BEGIN
Dx:= X2 - X1; Dy:= Y2 - Y1;
Np:= 1; Inc(Np, Abs(Dx)); Inc(Np, Abs(Dy));
Kx:= Dx / Np; Ky:= Dy / Np;
FOR k:= 0 TO Np DO
BEGIN
Xm:= X1; Inc(Xm, Round(k * Kx));
Ym:= Y1; Inc(Ym, Round(k * Ky));
Ma2[Xm, Ym]:= CoulA
END
END;
PROCEDURE Trace_A;
VAR i, j: Byte;
BEGIN
FOR i:= 1 TO Nsomm DO
BEGIN
j:= i MOD Nsomm; Inc(j);
Segment(Polygone[i].x, Polygone[i].y,
Polygone[j].x, Polygone[j].y, Matrice_2)
END
END;
PROCEDURE Croix(L_1, H_1, Xc, Yc, Lc: Z_32; VAR Ma2: Tab_Pix);
CONST CoulS: Pixel = (255, 0, 0);
VAR x, Xmax, Xmin, y, Ymax, Ymin: Z_32;
BEGIN
Xmin:= Xc - Lc; IF (Xmin<0) THEN Xmin:= 0;
Xmax:= Xc + Lc; IF (Xmax>L_1) THEN Xmax:= L_1;
Ymin:= Yc - Lc; IF (Ymin<0) THEN Ymin:= 0;
Ymax:= Yc + Lc; IF (Ymax>H_1) THEN Ymax:= H_1;
FOR x:= Xmin TO Xmax DO Ma2[x, Yc]:= CoulS;
FOR y:= Ymin TO Ymax DO Ma2[Xc, y]:= CoulS
END;
PROCEDURE Trace_S(La, Ha: Z_32);
VAR k: Byte; Ha1, La1: Z_32;
BEGIN
La1:= La - 1; Ha1:= Ha - 1;
FOR k:= 1 TO Nsomm DO
Croix(La1, Ha1, Polygone[k].x, Polygone[k].y, 20, Matrice_2)
END;
FUNCTION Aire(Xp, Yp: Z_32; V1, V2: Ve_2D): Z_32;
VAR Dx1, Dx2, Dy1, Dy2, p, q: Z_32;
BEGIN
Dx1:= V1.x - Xp; Dy1:= V1.y - Yp;
Dx2:= V2.x - Xp; Dy2:= V2.y - Yp;
p:= Dx1 * Dy2; q:= Dx2 * Dy1; Result:= p - q
END;
PROCEDURE Calc_Mat_Im2(La, Ha: Z_32; VAR Ma2: Tab_Pix);
CONST Delta = 0;
Pzero: Pixel = ( 0, 0, 0);
Cfond: Pixel = (105, 0, 255);
VAR i, j: Byte; Ds, S, Sc, Xc, Xm, Yc, Ym: Z_32; Px: Pixel;
BEGIN
Xc:= La DIV 2; Yc:= Ha DIV 2; Sc:= 0;
FOR i:= 1 TO Nsomm DO
BEGIN
j:= i MOD Nsomm; Inc(j);
Ds:= Aire(Xc, Yc, Polygone[i], Polygone[j]);
Inc(Sc, Ds)
END;
FOR Xm:= 0 TO (La - 1) DO
FOR Ym:= 0 TO (Ha - 1) DO
BEGIN
S:= 0;
FOR i:= 1 TO Nsomm DO
BEGIN
j:= i MOD Nsomm; Inc(j);
Ds:= Aire(Xm, Ym, Polygone[i], Polygone[j]);
Inc(S, Abs(Ds))
END;
IF (Sc=S) THEN Px:= Cfond ELSE Px:= Pzero;
Ma2[Xm,Ym]:= Px
END
END;
PROCEDURE Init_Pol(VAR Pol_: Tab_V);
VAR k: Byte;
BEGIN
FOR k:= 1 TO Nsomm DO
WITH Pol_[k] DO BEGIN
x:= Round(LstX[k] * Larg_Image);
y:= Round(LstY[k] * Haut_Image)
END
END;
BEGIN
Copie_F1; // Copie d'un fichier initial
Init_Pol(Polygone); // Initialisation du polygone
Calc_Mat_Im2(Larg_Image, Haut_Image, Matrice_2); // Calcul de la matrice de pixels du corps de la seconde image
Trace_A; // Tracé des arêtes
Trace_S(Larg_Image, Haut_Image); // Pointage des sommets
Creation_F2 // Création du fichier de la seconde image
END.
#260 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 15-01-2021 11:00:27
Il ressort de ce qui précède
Aire(A1A2 ... AN) = (1/2)Σi=1NDet(MAi, MAj) , avec j = 1 + (i Mod N) ,
et en introduisant la fonction dépendant de six coordonnées: F(M, i, j) = Det(MAi.MAj)
que l'intérieur du domaine (frontière incluse) délimité par un polygone plan à (N) sommets se caractérise par l'égalité:
Aire(A1A2 ... AN) = (1/2)Σi=1N|F(M, i, j)|
ou ce qui revient au même:
Σi=1N(F(M, i, j)) = Σi=1N|F(M, i, j)| .
L'égalité d'une somme de (N) termes avec celle de leurs valeurs absolues interdisant à chacun d'eux d'être négatifs, on en déduit:
Det(MAi.MAj) ≥ 0 pour tout (i) de [1 ; N] ;
la définition du polygone est bien un problème d'optimisation linéaire.
La transposition du problème dans l'espace à 3 dimensions s'effectue sans difficulté majeure, surtout si l'on se limite aux polyèdres réguliers ou archimédiens; il suffit pour cela de décomposer le solide en cônes (ou pyramides) de sommets commun (M), et s'appuyant sur chacune des faces.
Le volume du polyèdre à (F) faces est alors donné (puisqu'il y a eu partition du domaine, excluant tout vide ou recouvrement mutuel) par la relation:
V = (1/3)Σi=1F(hiSi) .
Il va de soi que les volumes élémentaires sont algébriques, comme les surfaces; ces dernières sont orientées par un vecteur unitaire normal dirigé vers l'extérieur (intéressant problème de programmation, mais pas insurmontable dans le cas d'un polyèdre inscriptible dans une sphère).
# Une question reste en suspend: celle de l'apparition logique des sommes de valeurs absolues, posée dès le départ de cette intéressante discussion. Je pense sa résolution liée à la présence d'un centre de symétrie, et qu'il faut commencer par envisager des cas très simples.
Dommage que personne n'apporte des suggestions.
Je reste avec l'approche géométrique non orientée ...
Donc polygone convexe ; et si M sort du plan ? C'est le sommet d'une PYRAMIDE, et je vérifie seulement que la formule des aires proposée n'est vraie QUE dans le plan du polygone, et dedans ...
Tu n'échapperas pas aux figures orientées, si tu ne veux pas t'empêtrer dans des complications échevelées (voir plus haut).
... MAIS la 2ème étape n'est pas finie ! Somme(MHi) = n fois apothème ? ...
Cela a été montré au message #25; en bref:
S = Constante = S(H°) = Σi=1N(h) = N.h .
... je galère encore pour mettre une image !!!
Il m'a fallu aussi beaucoup de temps pour mémoriser la bonne procédure. Il faut garder un exemple simple sous la main.
#261 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 14-01-2021 18:13:34
... 1°) Donc, dans un plan, tracez un quadrilatère convexe ABCD tel que les côtés soient [AB] « en haut », [BC] « à gauche », [CD] « en bas » et [DA] « à droite ». Placez un point M à l’intérieur strict dans le plan de ABCD … Joignez M aux 4 sommets. Vous venez de partager ABCD en 4 triangles contenus dans ABCD (et son plan) ! ...
Voilà qui est fait:

On peut alors écrire : aire(ABCD) = aire(MAB) + aire(MBC) + aire(MCD) + aire(MDA) ... / ...
3°) Et si M sort de ABCD ? Par exemple, poussez M un peu « au dessus » de AB, vous voyez alors un pentagone AMBCD qui contient strictement ABCD … la formule des aires n’est plus vraie ! Mais on a : aire(ABCD) < aire(MAB) + aire(MBC) + aire(MCD) + aire(MDA) ...
L'additivité des aires est vérifiée dans le premier cas - et lui seul - parce que dans le plan orienté par le repère (xOy) l'enroulement du quadrilatère (ABCD) s'effectue dans le sens direct, de même que celui des triangles élémentaires (MAB, MBC, MCD, MDA) dont il est constitué.
Cela n'est plus vrai dès que le sommet commun (M) sort du domaine délimité par le contour du polygone, parce que le sens de l'enroulement de l'un des triangles est inversé: on observe par exemple que le triangle orienté (MAB) devient rétrograde.
Toute difficulté disparaît si l'on fait appel à l'aire algébrique des triangles, définie à partir du déterminant des deux vecteurs positions (MA, MB): Aire(MAB) = (1/2)Det(MA, MB) ;
la relation
Aire(ABCD) = Aire(MAB) + Aire(MBC) + Aire(MCD) + Aire(MDA)
devient alors valide quelle que soit la position du sommet commun (M);
le signe de chacun des termes est lié au sens de l'enroulement des triangles; il est par exemple négatif, dans le cas de la seconde figure, pour (MAB).
Il s'agit même de l'expression générale de l'aire délimitée par un polygone plan, comportant un nombre quelconque de sommets:
Aire(A1A2 ... AN) = (1/2)Σi=1NDet(MAi, MAj) , avec j = 1 + (i Mod N) ,
pourvu simplement qu'il soit convexe, donc dépourvu de boucle et de croisement.
... 4°) Et si M sort du plan de ABCD ? Alors les longueurs des 4 segments MA, MB, MC et MD augmentent, donc les aires des 4 triangles aussi, donc on a le même résultat qu’en 3°) ! ...
Là, tu sors des limites de ton sujet en envisageant une construction tridimensionnelle !
Il s'agit rien moins que de l'aire de la surface latérale du cône de sommet (M), et s'appuyant sur le quadrilatère (ABCD).
Il faut pour cela définir:
a) le vecteur unitaire normal au plan de chaque triangle orienté:
UAB = (1/║MAΛMB║)*MAΛMB ,
b) puis le déterminant (produit mixte) des 3 vecteurs:
PAB = Det(UAB, MA, MB) = UAB.(MAΛMB) ;
L'aire envisagée admet alors pour expression générale:
Alat = (1/2)Σi=1N(Pij) .
#262 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 14-01-2021 17:04:09
Directement dans le message, avant validation.
Et il faut mettre l'adresse d'accès direct à l'image !
L'instruction
fait apparaître l'image correspondante:
#263 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 14-01-2021 16:22:01
... Je vais tenter de mettre une image :
[img#]https://www.cjoint.com/c/KAojTiD4HUV[/img#]
Reste à voir maintenant !
Ca ne marche pas ?
Peux-tu en faire quelque chose ? ...
Il faut enlever les caractères "#": les balises deviennent alors actives, et l'image remplace la ligne qui n'apparaît plus:
#264 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 13-01-2021 23:26:50
... je ne sais pas déposer encore de figure sur le site ...
1) Activer le lien vers l'hébergeur d'images: https://www.cjoint.com/
2) Faire glisser l'image dans le cadre prévu.
3) Cliquer sur le bouton "Créer le lien Cjoint", situé plus bas en-dessous de quelques pubs.
4) Copier éventuellement l'adresse du lien, par ex. https://www.cjoint.com/c/KAnwlUSXTC0
5) Cliquer dessus, puis sur le bouton d'accès au fichier.
6) On retrouve alors l'image en plein écran; copier son adresse URL:
https://www.cjoint.com/doc/21_01/KAnwlUSXTC0_1.jpg
créer éventuellement le lien Internet par glissement dans ton dossier personnel.
7) L'insertion dans une réponse sur le forum se fait à l'aide des balises image:
[img#]https://www.cjoint.com/doc/21_01/KAnwlUSXTC0_1.jpg[/img#]
la suppression des deux caractères "#" active immédiatement les balises - ce que je ne peux faire dans ce texte.
... Et pour finir :
6°) Il vous reste à démontrer le théorème ...
Là, je ne peux plus suivre ! Il faudra attendre un peu ...
Bon courage.
#265 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 13-01-2021 11:14:55
... pour rigoler un peu, mon amie adore = la pote aime ...
Alors tant mieux ... il arrive que le conjoint ne soit pas sensible au charme ésotérique des mathématiques.
... j'ai du mal a suivre ton raisonnement ...
Il est vrai que la réponse était bien trop concise ...
La présence de 3 plans de symétrie orthogonaux (xOy, yOz, zOx) implique celle de 3 axes d'ordre 2 (x'x; y'y, z'z) et d'un centre de symétrie (O), de sorte que si l'équation S(x, y, z) = K est vérifiée au point de coordonnées (a, b, c), elle l'est pareillement aux autres points
(-a, b, c), (a, -b, c), (a, b, -c) ... (-a, -b, -c),
soit au total huit points, et qu'il suffit de regarder ce qui se passe dans le premier octant, domaine où les coordonnées sont positives.
... Théorème : si A1A2 ... An est un polygone régulier convexe du plan, alors pour tout point intérieur, la somme des n distances de ce point aux n côtés est constante, et égale à n fois l'apothème
... / ...
Corollaire : l'égalité somme des n distances = n fois apothème est une équation du polygone ...
Soit un polygone convexe et non croisé (A1, A2 ... AN) et un point quelconque (M) situé à l'intérieur; le tracé des segments (MAi) joignant ce point à chacun des sommets induit une partition du domaine délimité par le contour, et l'aire de ce dernier est donnée par la somme de celles des triangles (MAiAj) basés sur les arêtes successives d'indices (i, j = 1 + (i Mod N)):
Apol = Σi=1N(AMAiAj) = Σi=1N(AiAj*MHi/2) = (1/2)Σi=1N(Li.hi) .

Dans le cas d'un polygone équilatéral, d'arêtes de même longueur (L = Li), la relation précédente devient:
Σi=1N(hi) = 2.Apol/L ;
Si de plus les arêtes sont toutes tangentes à un même cercle de centre (H°), il s'agit du cercle inscrit dans le polygone alors régulier, et dont le rayon représente par définition son apothème (h = hi); la somme constante précédemment envisagée prend au niveau de l'orthocentre (H0) la valeur particulière:
S = S(H°) = Σi=1N(h) = N.h .
On recourt à cette propriété géométrique en Thermodynamique, pour la représentation des diagrammes de phases des systèmes ternaires, réalisés à partir de 3 constituants chimiques; la somme des 3 hauteurs vérifie en effet dans le cas du triangle équilatéral:
S = LM + LN + LP = L.√3/2 ,
ce qui permet de représenter la composition du système par un point de l'intérieur du triangle, les proportions (xA, xB, xC)de chacun des constituants (A, B, C) étant proportionnelles aux hauteurs correspondantes:
xA/LM = xB/LN = xC/LP = (xA + xB + xC)/(LM + LN + LP) = 1/(L.√3/2) = 2/L.√3 .

De même que Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, l'étudiant que j'étais utilisait sans le connaître le théorème dont tu as parlé.
#266 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 12-01-2021 20:14:39
... MAIS pourrais-tu me redonner les liens permettant de transférer des images ? je ne retrouve pas ...
J'ai saisi en vol les animations présentes sur le site indiqué
https://mathcurve.com/polyedres/cubocta … edre.shtml
L'une des figures laissait à désirer, mais je n'ai pas eu le temps de la reprendre.
Je découvre la notion d'apothème à la lecture de ta dernière intervention; elle appelle les remarques intéressantes, et j'y viendrai dès que possible.
#267 Re : Café mathématique » une 《suite bizzare 》avec les nombres premiers » 10-01-2021 12:43:18
Bonjour,
J 'ai trouvé une 《suite bizarre 》avec les nombres premiers .je ne m y connais pas vraiment en math (niveau collège (sachant que je n'ai pas de très très bonnes notes)) je me suis dis que quelqu'un dans ce forum pourrait m aider .je ne sais pas est ce que cette 《suite》 existe déjà ou pas .mais bon la voici:
2 3 5 7 11 13 17 19 23 29 31 37 41 43 47
1 2 2 4 2 4 2 4 6 2 6 4 2 4 6 ...
Tu évoques (entre autres) la suite des écarts entre nombres premiers consécutifs.
Tu peux suivre les liens suivants, qui conduisent à des articles traitant des propriétés de cette suite:
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89car … s_premiers
http://villemin.gerard.free.fr/Wwwgvmm/ … terval.htm
http://www.les-mathematiques.net/phorum … ?5,1277411
https://pascalgavillet.blog.tdg.ch/arch … 81858.html
Si tu lis correctement l'anglais, rien ne t'empêche de consulter l'incontournable Encyclopédie en ligne des suites entières (Prime gaps: differences between consecutive primes).
#268 Re : Café mathématique » Rapport entre un carré et un cercle de même superficie » 09-01-2021 17:18:15
Tu trouveras de nombreux développements au sujet de ce nombre dans l'article que lui consacre Wikipédia:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Racine_ca … 9e_de_deux
Si l'historique des recherches qui le concernent t'intéresse, tu peux consulter cet ouvrage:
#269 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 09-01-2021 11:29:52
Bonjour,
L'adresse du lien donné était altérée: https://mathcurve.com/polyedres/cubocta … edre.shtml
Le cuboctaèdre résulte de la troncature d'un cube ou d'un octaèdre, de telle sorte que les 12 sommets subsistants occupent les milieux des arêtes du cube de côté (2b).
La face triangulaire située dans le premier octant (x, y, z non négatifs) du repère (Oxyz) appartient au triangle (ABC) dont les sommets se positionnent sur les axes:
A(a, 0, 0) , B(0, a, 0) , C(0, 0, a) ,
ainsi qu'au plan d'équation: x + y + z = a (il est facile de le vérifier);
on obtient pour les milieux ds côtés: x + y + z = 2.b + 0 d'où: a = 2b .
La somme S = |x+y+z| + |-x+y+z|+ |x-y+z| + |x+y-z| a pour valeur: S = 2b + 2b = 4b = 2a sur tout le triangle précédent.
Compte tenu de l'existence des 3 plans de symétrie, la relation S = 2a est l'équation de la surface de l'octaèdre régulier centré à l'origine, et de diamètre (2a).
#270 Re : Café mathématique » Rapport entre un carré et un cercle de même superficie » 09-01-2021 07:16:25
Bonjour,
... On sait que pour le triangle rectangle dont les côtés sont égaux l'hypoténuse est égale à côté x √2
Mais lorsque un côté (a) vaut le tiers de l'hypoténuse (h) , le côté restant (b) =(h+a)/√2
J'ai beau cherché sur google pour la confirmer , j'ai pas réussi à la trouver
Quelqu'un en sait il quelque chose ?
Le triangle rectangle envisagé est caractérisé par les données suivantes:
# les côtés de l'angle droit (a, b) ,
# l'hypoténuse, qui vérifie: h2 = a2 + b2
.
Si de plus a = h/3, alors (b) vérifie l'équation (h/3)2 + b2 = h2 ,
d'où: b2 = h2.(8/9) et b = h√8/3 .
#271 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 05-01-2021 15:09:36
... Dans la dernière manipulation de Wiwaxia, si e augmente indéfiniment, la figure aussi, et quand elle sera très grande, elle ressemblera à un tétraèdre tronqué aux sommets, qui resteront des carrés de côté 2a ...
Alors pour ne pas aller trop loin : je vous propose de considérer un nombre c > 0, tel que a + e = c, et de vous amuser à faire varier a entre c et 0, avec donc e = c - a ...
On passe en fait continûment du cube (e = 0) à son dual l'octaèdre (a = 0), par l'intermédiaire du rhombicuboctaèdre, caractérisé par des arêtes de même longueur.
Considérons les points A(a + e, a, a), B(a + e, -a, a), E(a, a + e, a) ; il vient:
AB2 = (2a)2 = 4a2 ; AE2 = e2 + e2 = 2e2 ,
de sorte que le cas limite AB = AE implique: e2 = 2a2 , d'où: e = a.21/2 .
Voir https://mathcurve.com/polyedres/tronque/tronque.shtml
https://mathcurve.com/polyedres/chanfre … eine.shtml
https://mathcurve.com/polyedres/rhombic … edre.shtml
https://mathcurve.com/polyedres/cubocta … aedre.shtm
http://gaogoa.free.fr/HTML/Noeudrondlog … himede.htm
http://www.debart.fr/geogebra_3D/geogeb … e.html#ch1
#272 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 04-01-2021 13:30:17
Je ne sais pas faire la figure !
Et moi, un doute m'a saisi ...
... À vue d'œil un cube chanfreiné de dimension 2(a + e) - à vérifier ...
Je reprends donc une représentation plus détaillée du polyèdre précédent:

L'équation cartésienne fait intervenir une somme de 3 termes: S = Sx + Sy + Sz , avec:
Sx = |x - a| + |x + a| ,
Sy = |y - a |+ |y + a| ,
Sz = |z - a| + |z + a| .
1°) Soit un point quelconque de la face carrée (ABCD), d'abscisse x = b > a
et vérifiant par ailleurs: |y| et |z| < a ;
on obtient dans ce cas: S = 2x + 2a + 2a = 4a + 2b .
2°) La face rectangulaire (ADLE) est quand à elle caractérisée par (x + y) = a + b , |x| et |y| > a , |z| < a ,
ce qui entraîne: S = 2x + 2y + 2a = 2(x + y) + 2a = 2(a + b) + 2a = 4a + 2b .
3°) On a enfin dans le cas du triangle (AEF): |x|, |y| et |z| > a , x + y + z = b + 2a ,
d'où S = 2x + 2y + 2z = 2(b + 2a) = 4a + b .
La somme proposée est bien constante sur toutes les 3 faces étudiées; compte tenu des symétries du polyèdre, elle présente la même valeur sur toutes ses faces.
Le cube chanfreiné admet donc pour équation cartésienne: S = 4a + 2b; l'identification avec l'expression initialement donnée S = 6a + 2e implique: 2b = 2a + 2e , soit: b = a + e .
#273 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 03-01-2021 20:06:39
... la formule |x-a|+|x+a|+|y-a|+|y+a|+|z-a|+|z+a|=6a
... / ... Courage, je sais que ça va t’amuser !...
Pas tellement, car la prolifération des valeurs absolues conduit à un grand nombre de combinaisons.
La somme s = |u - a| + |u + a| admet 3 expressions (-2u ; 2a ; 2u) suivant la situation de la variable (u) par rapport aux deux bornes (-a , +a); il y a donc 33 = 27 résultats différents pour la formule initiale, suivant le domaine de (R3) envisagé.
L'égalité F(x, y, z) = 6a correspond au cube d'arête (2a) centré sur l'origine du repère ...
... ce que ça donne avec e ≥ 0, |x-a|+|x+a|+|y-a|+|y+a|+|z-a|+|z+a|=6a+2e ...
À vue d'œil un cube chanfreiné de dimension 2(a + e) - à vérifier

Voir https://mathcurve.com/polyedres/chanfre … eine.shtml
... et comment « arrondir » les bords et les coins ? ...
Tout simplement en utilisant des combinaisons linéaires de puissances paires de
x, y, z, (x + y + z), (x - y + z), (y - z + x), (z - x + y) ... etc;
plus élevé sera l'exposant, plus faible sera le rayon de courbure.
#274 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Débiter des tétraèdres réguliers » 03-01-2021 17:26:27
... Le faire à partir de cubes sera la solution ! Et pour l'exactitude de la forme, que ça passe à l'oeil nu est plus que suffisant ^^
Et donc finalement, à l'inverse, depuis un cube c'est assez limpide : "Suffit" de débite la moitié des coins, et ce jusqu'à les transformer en une face qui relie les trois coins restants ? ...
Il suffit (!) de scier la pièce de bois selon un plan contenant les diagonales de trois faces carrées adjacentes.
La difficulté étant de fixer la pièce de bois sur son support; je crois que tu seras contraint d'y introduire quelques vis - mais tu y parviendras sans doute avec ton savoir-faire... bon courage !
#275 Re : Le coin des beaux problèmes de Géométrie » Des équations et des cubes » 03-01-2021 17:11:34
On peut, à titre exploratoire, tenter de percevoir le lien entre une surface fermée polyédrique et son équation cartésienne F(x, y, z) = 0 .
Le cas le plus simple est celui du cube, dont la forme est approchée par les surfaces d'équation
x2n + y2n + z2n = 1 .
L'image ci-dessous correspond à la valeur n = 15 (la version actuelle du logiciel ne gérant pas les polynômes de degré supérieur à 30):

Lorsque (n) tend vers l'infini, on obtient à la limite une équation qui n'est plus algébrique:
Max(|x|, |y|, |z|) = 1 .
Une surface de forme octaédrique apparaît dans le cas des équations du type:
(x + y + z)2n + (x - y + z)2n + (y - z + x)2n + (z - x + y)2n = 1 ;
on obtient ainsi pour n = 15 :

l'équation devient pour (n) infiniment grand:
Max(|x + y + z|, |x - y + z|, |y - z + x|, |z - x + y|) = 1 ;
Il est moins facile d'obtenir des surfaces de forme tétraédrique, en raison de l'absence de centre de symétrie; une telle forme s'observe dans le cas d'une équation du type:
(x + y + z - 1)2n + (x - y + z - 1)2n + (y - z + x - 1)2n + (z - x + y - 1)2n = 1 ,
ce qui donne lorsque (n) vaut 15:

La limite obtenue pour (n) infiniment grand est apparentée aux résultats déjà obtenus:
Max(|x + y + z - 1|, |x - y + z - 1|, |y - z + x - 1|, |z - x + y - 1|) = 1 ;
les surfaces correspondantes ne sont désormais plus centrées sur l'origine du repère.
Le passage continu de l'octaèdre au tétraèdre est cependant possible, par l'intervention d'un paramètre (a) variant entre 0 et 1 ;
l'équation algébrique est alors du type:
(x + y + z - a)2n + (x - y + z - a)2n + (y - z + x - a)2n + (z - x + y - a)2n = 1 ,
et prend la forme limite:
Max(|x + y + z - a|, |x - y + z - a|, |y - z + x - a|, |z - x + y - a|) = 1 ;
Les surfaces algébriques correspondantes sont des tétraèdres tronqués:

on trouve pour a = 1/2 le plus simple des polyèdres archimédiens.
Pour ceux qu'intéresserait la représentation tridimensionnelle des surfaces algébriques, le logiciel est disponible sur le site toujours mis à jour:







