Bibm@th

Forum de mathématiques - Bibm@th.net

Bienvenue dans les forums du site BibM@th, des forums où on dit Bonjour (Bonsoir), Merci, S'il vous plaît...

Vous n'êtes pas identifié(e).

#1 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 04-07-2007 11:55:13

Je viens de découvrir que d'autres ont fait les mêmes remarques que celles qui ont été faites ici à Moiseti. Je me permet de donner ici l'adresse vers les caches Google du forum en question. Je crois que cela se passe de commentaires supplémentaires.

http://64.233.183.104/search?q=cache:6k … ent=safari

http://66.102.9.104/search?q=cache:E9N1 … ent=safari

#2 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 04-07-2007 11:31:05

Ca me fais mal au coeur de voir ça... Ce n'est pas un question d'être d'accord ou pas. La démonstration de Moiseti n'est pas correcte c'est tout. Je ne dis pas que le résultat qu'il énonce est faux, je dis qu'il ne le démontre pas. De plus, si ce résultat était correct, vu que Moiseti le laisse moisir sur internet depuis 2003, je crois qu'il serait déjà publié, et depuis longtemps.

Bref, sinon je crois avoir répondu à la question. Dans le cadre d'une (hypothétique) démonstration de non-cohérence de la théorie des ensembles, cela poserait un problème. Le vrai problème c'est qu'admettre une nouvelle théorie serait la seule manière possible de s'en sortir, mais prouver la cohérence de cette théorie serait de toutes manières impossible. On se retrouverait avec une nouvelle théorie dont on supposerait la cohérence, c'est-à-dire la même situation qu'actuellement. On ne poura jamais vraiment faire mieux. De toutes façons, le fait que les mathématiques marchent, c'est plus une histoire de croyance qu'autre chose (et içi, il s'agit bien de croyance : croire au bien-fondé des mathématiques). Merci Gödel pour ce résultat.

#3 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 03-07-2007 17:20:32

La théorie des ensembles n'est pas contradictoire, ou du moins personne n'a montré qu'elle l'était jusqu'à présent. Pour ce qui est des résultats de Moiseti, il ne faut pas s'y fier puisqu'ils sont erronés. A la limite, la seule chose qui peut sembler paradoxale (paradoxale, mais non antinomique) c'est le fait qu'il existe un (des) modèle(s) dénombrables de la théorie des ensembles. Mais c'est justement uniquement paradoxal, et il ne s'agit en aucun cas d'une antinomie.

Donc, aucunes inquiétudes à avoir quant à l'avenir des mathématiques. Cependant, si la théorie des ensembles s'avèrait "contradictoire" (ou plutôt inconsistante), les mathématiques connaîtraient une crise assez importante je suppose..

#4 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme - Embauche chez Microsoft » 12-06-2007 07:38:53

Oui, oui, je n'avais pas vu le "en moyenne", désolé.
Cependant, la solution que j'ai proposée nécessite en moyenne environ 10 coups (je n'ai pas fait le calcul, mais c'est à peu près ça), et il me semble que ce soit mieux que le lancer tous les deux étages, ou même le premier lancer à l'étage 50, qui tournent autour des 25 coups en moyenne...

Sauf erreur de ma part bien entendu.

#5 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Enigme - Embauche chez Microsoft » 06-06-2007 00:14:24

Comme première intuition :
Lancer tous les 2 étages n'est pas bon : dans le pire des cas (étage 99) il faut 51 coups.
Lancer du 50 dès le départ n'est pas mieux : 51 coups également (étage 99).
Je pense que le mieux est de trouver une stratégie qui prends en compte le fait que plus ca casse haut, plus il faut de coups avec la première boule. Dans ce cas, on commencerait à l'étage 15, puis 29 (15+14), puis 43 (29+13), etc. il faut ensuite trouver l'étage de départ optimal.
J'aurais donc tendance à dire, à cette heure si tardive, que le mieux est de lancer la première boule depuis les étages 14,27,39,50,60,69,77,84,90,95,99,100. (puisque la somme des entiers de 1 à 14 est égale à 105)
Les cas où il faut le plus de lancers sont les étages 13,26,...,98, et il suffit de 14 coups pour résoudre le problème. On peut même prendre un immeuble de 105 étages et avoir toujours un cas maximal de 14 coups.

Il y a peut-être mieux, mais à cette heure-ci je vais pas chercher plus loin.

#6 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » stratégie gagnante pour un jeu » 02-05-2007 22:19:56

Ca me semble ressembler beaucoup au "jeu de marienbad". Voir sur le web.

Si le jeu est similaire, il existe une stratégie gagnante, qui sera assez proche de celle de l'autre jeu.

#7 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 02-05-2007 22:16:20

Il est malheureux que tu ne tiennes pas compte des remarques Moiseti. Je tente encore une fois, en espérant être écouté. Le problème de ta démonstration, c'est ton histoire de "puits sans fond". A ce propos, je ferais remarquer qu'un bon ordre n'exclue en aucun cas ces "puits sans fond", il n'y a qu'à voir les ordinaux, qui en contiennent, et qui sont bien ordonnés.
C'est pourquoi je me permet de dire que la démonstration est inexacte, sans pour autant dire que le résultat est faux, attention. En effet, le problème réside dans la "construction" de D, qui n'est pas suffisement explicitée, et qui, désolé de me répéter, présuppose la dénombrabilité de l'ensemble E. Alors soit tu as une méthode qui te permet de passer outre cette remarque, et alors il faudrait l'expliquer dans la démonstration, soit la méthode de construction est celle que j'imagine (il faut bien l'imaginer si elle n'est pas décrite), et qui consiste à choisir un élément avec l'axiome du choix, puis un deuxième (AC toujours) et le mettre en relation avec le premier, puis en choisir un troisième (AC) et le mettre en relation avec le second, etc... Je l'ai déjà dit, mais si cette méthode fonctionne, il faut encore prouver que cette méthode "épuise" l'ensemble E. Or, nous avons la preuve de Cantor et de sa diagonale magique qui nous donne un contre-exemple à celà, puisque dans le segment 0,1 je prends des éléments, les uns après les autres, et je construit une suite, mais cette suite n'est malheureusement pas exhaustive.

Je ne suis pas venu pour en remettre une couche, mais simplement pour répondre à l'appel de mon nom sur cette discussion. Je ne suis pas tellement intéressé par le texte B, mais par soit sa correction, soit son explicitation. Dans l'état actuel des choses, il n'est pas complet.

#8 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 09-03-2007 20:53:21

Je vois qu'il est inutile de dire quoi que soit. Je ne suis clairement pas hors sujet. Tu utilises l'hypothèse de la dénombrabilité de E dans la démonstration du 2.7.
Par rapport à la relation de bon ordre de R, il suffira de noter que tout ordinal est bien ordonné et que ces relations de bon ordre possèdent ce que tu nommes des "puits sans fond". Une relation de bon ordre n'est pas une relation telle que ta relation D, et c'est bien cela mon point : la relation D est une relation de bon ordre, soit, mais elle reste dénombrable. Ainsi, lorsque tu définis une relation D sur un ensemble E, tu définis une relation partielle lorsque cet ensemble est dénombrable.
Ce que je suis en train de dire est effectivement : "la démonstration est bonne, mais partielle et maladroite". Elle suppose la dénombrabilité de E (et c'est là qu'elle est partielle) sans toutefois l'énoncer (et c'est là qu'elle est maladroite). Le résultat démontré n'est donc pas "tout ensemble E peut être muni d'une relation D" mais "Tout ensemble E dénombrable peut être muni d'une relation D", ce qui est inutile pour la suite, et malheureusement peu intéressant (puisque ce n'est qu'une autre manière d'énoncer la dénombrabilité de E).

Ici, deux choix se proposent à toi. Soit continuer à te boucher les oreilles et prétendre que je suis hors-sujet, ce qui n'est pas le cas, malheureusement pour ta démonstration, soit trouver un moyen de démontrer le point 2.7 autrement. Malheureusement je ne pense pas que ce soit possible puisque munir un ensemble E d'une relation D c'est équivalent à se donner une injection de A une partie de N dans E. Alors, oui, tout ensemble peut être muni d'une telle injection, mais elle n'est malheureusement pas toujours surjective.
Et c'est ici que j'en reviens à l'argument diagonal. Lui non plus n'était pas hors sujet. Ce que je dis, c'est que démontrer le point 2.7 tel qu'il est énoncé, c'est démontrer que l'argument diagonal ne tient pas la route.

P.S. : On ne parle pas de "la relation de bon ordre" d'un ensemble, mais plutôt d' "une relation de bon ordre" sur un ensemble.

Remarque : Par rapport à la démonstration elle-même : Il ne suffit pas de dire "on prends A=..." mais expliciter la construction, et c'est là qu'apparaît l'hypothèse implicite de la dénombrabilité de R. De manière générale, en mathématiques, on évitera de dire "je prends A=..." si l'on ne montre pas que l'on en est capable. Sinon, il aurait suffit à Gödel de dire "Je prends un modèle de ZF vérifiant la négation de l'axiome du choix. Donc l'axiome du choix est indépendant des axiomes de ZF." Le problème quand on dit ce genre de choses c'est qu'on risque de dire "je prends A=..." alors que le A en question n'existe pas. Sinon, les maths ça serait beaucoup plus simple : il suffit que je dises "Je prends P un problème qui appartient à la classe NP mais pas à la classe P. Donnez-moi le million de dollars". Qui voudrait de ça franchement ?

#9 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 06-03-2007 15:46:39

Moiseti a écrit :

5) Il est évident que toute propriété de E démontrée dans ce contexte sera nécessairement vraie pour tous les ensembles particuliers N, pour Q pour R...

6) Il est nécessaire, aussi bien pour la démonstration du Texte B que pour sa critique de respecter l'hypothèse et ce contexte. Ce qui veut dire qu'on ne doit substituer à E aucun ensemble particulier.

7) Je rejette toute preuve ne respectant pas cette discipline. C'est le cas pour tes arguments.

On ne peut, selon toi, substituer à E aucun ensemble particulier pour critiquer un raisonnement sensé être valable pour tout ensemble. Autant dire que tu refuses la critique.

Moiseti a écrit :

9) La remarque 2.6.3 (dans la version du 20.02.07) est capitale. J'ai repris l'expression "puits sans fond" que m'avait suggérée un internaute. On dirait que tu ne l'as pas vue; dommage car, avec les règles 1.1, elle montre la cohésion de la "chaîne" .

Si si, je l'ai vue. J'ai bien comris ce qu'était la relation D, pas de problèmes. C'est un ordre strict, et A est une relation représentant la fonction successeur. Pas de "puits sans fond", cela veut dire sans aucuns doutes que tout couple d'éléments (a,b) de D peut être décomposé comme une suite finie de couples de A. C'est une conséquence triviale de la définition.

Mais ce n'est pas le problème.
Mon problème c'est la partie 2.7.
Lorsque tu définis A={(a,b),(b,c),...} sans "puit sans fond", tu supposes déjà que ton ensemble E est dénombrable. En effet, avec la définition de A donnée, puisque tu prends un premier élément, tu supposes que chaque élément z de E est atteint à partir de a (premier élément) en un nombre fini d'étapes. (il existe x1,x2,...,xp de E tels que (xi,xi+1) est un élément de A et x1=a et xp=z).
Supposer que, par exemple, R peut être muni d'une telle relation A, c'est supposer une bijection de R dans N.

Le problème est caché dans la construction de A.
En effet, avec l'axiome du choix, je peux dire "je prend un élément de E, je l'appelle a".
Puis, je peux réutiliser l'axiome du choix et dire "je prend un autre élément et je l'appelle b".
Je dis "(a,b) est dans A".
Puis je continue ainsi, je prends un troisième élément c, je dis que (b,c) est dans A, puis je prends un quatrième élément, etc.
Le problème est là : on aura pas forcément tous les éléments de E ainsi, puisqu'on va créer une relation A dont le domaine est nécessairement dénombrable.
Ainsi, dire que E peut être muni d'une relation D (ou A, la seule chose importante ici c'est A), c'est dire que E est dénombrable.

C'est justement tout l'intérêt du raisonnement diagonal de Cantor. On peut trouver une "chaîne" d'éléments et en faire une relation A mais il y aura toujours des éléments de E que nous n'aurons pas considérés.
R nécessite ce que tu nommes des "puits sans fond". Une autre manière de dire que R n'est pas dénombrable.

Effectivement mon exemple ne fonctionnait pas. Avec NxZ on peut trouver une telle relation A en posant ((0,0),(0,1)),((0,1),(1,0)),((1,0),(1,1)),((1,1),(-1,1)),((-1,1),(2,0)),((2,0),(2,1)),((2,1),(-2,1)),((-2,1),(3,0)),etc.
Au passage on remarquera qu'il ne s'agit que de la preuve que NxZ est dénombrable.
C'est d'ailleurs pour ça qu'il ne fonctionne pas cet exemple.

Mais je crois avoir été suffisement clair cette fois-ci.

#10 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 25-02-2007 19:05:53

Errata.

Je suis allé un peu vite. Un ordre dense n'est pas un bon ordre. exemple ]0,1] dans Q n'a pas de plus petit élément.

Cependant, il y a quand même un problème dans cette démonstration. Si, en effet, le bon ordre te donne le droit d'écrire {a,b,c,d} comme les quatre premiers éléments de E, tu ne peux pas affirmer qu'il existe nécessairement une "chaîne" reliant deux éléments quelconques de E.
J'ai réagi un peu vite, mais le problème est malgré tout dans cette démonstration.

Je prends N+Z=Nx{0}UZx{1} avec la relation d'ordre habituelle. C'est un bon ordre, mais il n'y a pas nécessairement de "chaîne" reliant (1,0) et (1,1).
C'est là en fait que se trouve l'erreur.
Tu peux effectivement dire E={a,b,c,d,...} mais le "..." est dangereux, parce que rien ne te permet d'affirmer que tout se passe comme tu le souhaite. En l'occurence, mon exemple donne bien E={(0,0),(1,0),(2,0),...} mais je n'ai pas pour autant cette chaîne dont tu affirmes l'existence.
QED ?

#11 Re : GeoLabo, laboratoire de géométrie » équation » 25-02-2007 18:22:34

Pour ça, à voir les polynômes d'interpolation. Cela permet de trouver une fonction qui passe par ces points. Par exemple, celui de Lagrange (si mes souvenirs sont bons), qui donne un polynôme de degré n-1 passant par n points donnés.
Je crois que c'est un truc comme ça :
soient [tex]$(a_{i},b_{i})$[/tex] les coordonnées des points.
On définit
[tex]$L_{i}(x)= \frac{(x-a_{1})(x-a_{2})...(x-a_{i-1})(x-a_{i+1})...(x-a_{n})}{(a_{i}-a_{1})(a_{i}-a_{2})...(a_{i}-a_{i-1})(a_{i}-a_{i+1})...(a_{i}-a_{n})}$[/tex]
On peut vérifier que [tex]$L_{i}(a_{j})=0$[/tex] si [tex]$i \not = j$[/tex] et vaut 1 sinon.
Après, il suffit de prendre
[tex]$P(x)=\sum{b_{i}L_{i}(x)}$[/tex]

Par contre, c'est utile pour un petit nombre de points (je dirais jusqu'à 15 ça doit pouvoir aller s'ils ne sont pas trop rapprochés). Après on observe ce qu'on apelle les phénomènes de Runge (pas sûr, à vérifier).



P.S.: Je viens de me rendre compte qu'il s'agissait de discussions sur un logiciel de géométrie. Je laisse quand même le message, cela donne une méthode pour trouver une équation "à la main".

#12 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 25-02-2007 18:02:25

Pour être peut-être un peu plus clair : L'axiome du choix nous donne un bon ordre sur E, mais il ne nous donne pas nécessairement un ordre discret. L'erreur est là. On ne peut pas prendre E={a,b,c,...} avec un ordre discret.

#13 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 25-02-2007 17:58:29

Bon, allez, je commence avec le deuxième texte.

1. Pourquoi tout ce travail pour définir D ?
Au fond, si j'ai bien compris, le but est de définir une relation d'ordre strict D, où A est une relation binaire représentant la fonction successeur et B est ce qu'il nous manque pour en faire une relation transitive. (en gros, tous les couples (a,b) sont ceux qui néccessitent plus d'une application du successeur pour passer de l'un à l'autre).
Petite remarque d'alleurs. Il n'y a aucunes différences entre les lignes 2 et 3 du "R4.2".
Je comprends pourquoi certains ont trouvé ça plein d'amateurisme. Pour ma part, je dirais plutôt que c'est maladroit. Disons que les deux pages de définition de D (et propriétés) pourraient être résumées en une demi-page. Ca rend le texte lourd et complique les choses pour rien. Ca décourage aussi beaucoup de gens à lire jusqu'au bout et à chercher à comprendre ce qui est caché derrière.

2. "D est totale". Non. D est totale sur son domaine de définition, mais n'est pas totale sur E. Faut faire attention à ce genre de choses. Et puis dire que D est totale sur D, c'est un peu comme dire que la fin du monde arrivera le jour de la fin du monde. Ca n'avance personne, et ça ne dit rien d'intéressant.
Ah! Pardon... Ca vient plus tard : "E est totalement ordonné par D". Je suppose que c'est de là que provient tout le foin. Attention à la démonstration :

Moiseti a écrit :

Il suffit (2.6.1) qu'il existe un A de BAD ?=  où tous les éléments de E sont représentés

Bon, le 2.6.1 on s'en fout royalement. Tout ce que j'ai envie de dire c'est : "oui, il suffit que... et comment le fais-tu ?". Alors bon, on peut se dire que si c'est expliqué ainsi, c'est facile à faire. En fait, on utilise ici l'axiome du choix, si je ne me trompe. Sinon, on peut pas décider comme ça de prendre un bon ordre sur E, comme c'est fait un peu plus loin. ("E={a,b,c,d,...}") Si l'axiome du choix n'est pas utilisé ici, j'aimerais vraiment savoir comment tu définis ton A sur un ensemble particulier. Par exemple, montre-moi comment tu définie A sur R, ça m'interesse. Sinon, si tu utilises l'axiome du choix, il faut peut-être le préciser dans ton raisonnement. Remarquons que  même si tu utilises l'axiome du choix, rien ne te permet d'affirmer que chaque élément à un "prédécesseur immédiat", puisque ce dernier nous donne un bon ordre sur E. Et juste çà. Le problème vient de la définition de E={a,b,c,d,...}. Qu'est-ce que c'est tes b et c ? Moi, par exemple, j'ai un bon ordre sur les rationnels positifs ou nuls, c'est l'ordre usuel. Je veux bien poser a=0, mais après, pour b, il faut m'aider. Bref, je ne sais pas si le résultat est faux, bien que je pense qu'il le soit, mais ce qui est sûr, c'est que la démonstration de ce théorème est erronée.

3. Ben du coup, vu que le théorème d'avant n'est pas démontré, il est inutile de continuer. Je ferai la suite si le fameux théorème est prouvé. En attendant j'ai d'autres choses à faire.

P.S.: Tant qu'à refaire cette démonstration, autant écrire de manière plus lisible le début, parce que cela manque effectivement de clarté. La définition de D,A et B pourrait être simplifiée énormément, et je ne dis pas ça pour t'embêter. Plus on est clair dans ce qu'on écrit, et moins on a de chances de faire des erreurs.

#14 Re : Café mathématique » lR est dénombrable par lN » 25-02-2007 16:45:59

Bon, j'ai suivi la discussion depuis un certain temps.
J'ai lu (vite fait, mais suffisement pour en dire ce qui suit) les démonstrations de Moiseti.
Il est vrai que le texte n'est pas très clair. Il y a certaines choses qui sont fausses.
Bref, j'en dirais plus long un peu plus tard, je vais les lire en entier et posterai içi même les commentaires.

Pour l'instant, ce qui m'intéresse, c'est le résultat.
"R est dénombrable."

qu'est-ce que cela signifie ?
1. si, Moiseti, cela signifie que R est bijectable avec N (donc la définition de "dénombrable") dans tous les modèles de ZFC, c'est faux. Il suffit de relire l'argument diagonal de Cantor :
Si [0,1[ est bijectable avec N, alors on a une suite des éléments de [0,1[ définie par [tex]$a_{i}=f(i)$[/tex].
On prends pour la suite [tex]$a_{i}=0,a_{i_{1}}a_{i_{2}}...$[/tex].
Ensuite, on défini un nombre b par : [tex]$0,b_{1}b_{2}...$[/tex] en posant [tex]$b_{i}=a_{i_{i}} + 1$[/tex], lorsque [tex]$a_{i_{i}}<9$[/tex] et [tex]$b_{i}=0$[/tex] lorsque [tex]$a_{i_{i}}=9$[/tex]
Ce nombre n'appartient pas à la suite puisque pour tout i on a [tex]$b_{i} \not = a_{i_{i}}$[/tex]. Donc, la fonction définissant la suite n'est pas surjective, et par conséquent pas bijective.
Puisque [0,1[ n'est pas bijectable avec N, R ne l'est pas non plus.

2. Si le but de la démonstration est de montrer qu'il existe des modèles de ZFC de cardinal [tex]$Aleph_{0}$[/tex], alors c'est une conséquence immédiate du théorème de Lowenheim-Skolem (le langage de ZFC étant dénombrable)descendant et ce n'est pas une grande découverte.
A noter que dans les modèles dénombrables de ZFC, l'ensemble des parties de N n'est pas pour autant bijectable avec N. En fait, la seule chose qui permet d'avoir des modèles dénombrables, c'est que les outils nécessaires pour démontrer la non-déonmbrabilité de P(N) n'appartiennent pas au modèle (puisque les seules fonctions existant dans ces modèles sont des fonctions d'ensembles dénombrables dans des ensembles dénombrables.Ca touche à un sujet assez difficile, j'espère être assez cair. La conclusion, c'est que du point de vue de l'intérieur d'un modèle dénombrable de ZFC, l'ensemble des parties de N "semble" être dénombrable. Mais en fait, c'est toujours l'ensemble des parties de N que nous connaisons, et nous savons que cet ensemble n'est pas dénombrable, voir le petit 1.

Pied de page des forums