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#1 Re : Entraide (collège-lycée) » Moyenne » 05-01-2018 20:52:02

BONSOIR,
Bah tu peux toujours faire une moyenne du type nombre de kilos par personne sur les deux cueillettes:
[tex]moyenne=\frac{poids}{saisonnier}=\frac{4000}{30}[/tex]
Pour moi c'est le plus sensé.

Ou bien faire une moyenne qui concerne seulement les saisonniers présents aux deux cueillettes: tu estimes le poids produit par les 80% présents la deuxième fois pendant la première cueillette par proportionnalité mais c'est qu'une estimation.
[tex]poids=0,8\times 3000[/tex]

Tu en déduis le poids total produit par les 80%:
[tex]poidstotal=1000+0,8\times3000[/tex]

Tu comptes les 80% de saisonniers:
[tex]saisonniers=0,8\times 3000[/tex]

T'en déduis ta moyenne sur les 80% de saisonniers:
[tex]moyenne=\frac{poidstotal}{saisonniers}[/tex]

Enfin tu peux faire la moyenne proposé par Yoshi qui est une moyenne par travailleur d'un jour. C'est bizarre mais bon.

Tout dépend ta vision de la moyenne.

Paix sur la terre.

#2 Re : Entraide (supérieur) » Exercice de SCIENCE DE L’INGÉNIEUR » 05-01-2018 19:26:11

BONSOIR,
Si je comprends bien on a:
[tex]A_n=A_1\cos(2X)+A_2\sin(2X)[/tex]
[tex]A_t=(A_2-A_1)\cos(X)\sin(X)[/tex]
(On en arriverait pas là si tu utilisais des parenthèses.)

Pour [tex]A_t[/tex] c'est une simple formule trigo dite de duplication.
Pour [tex]A_n[/tex] ce que tu demandes est improbable, car la famille [tex](1,\cos,\sin)[/tex] est libre donc ça voudrait dire que [tex]A_2=0[/tex] ce qui je pense n'est pas le cas.

Paix dans le monde.

#3 Re : Entraide (supérieur) » Calcul tensoriel » 05-01-2018 19:11:10

On a le résultat suivant: Si [tex]E[/tex] est un [tex]\mathbb{C}[/tex]-espace vectoriel,
[tex]\dim_\mathbb{R}E=2\dim_\mathbb{C}E[/tex]

En effet, si on considère [tex](e_1,...,e_n)[/tex] une base du [tex]\mathbb{C}[/tex]-espace vectoriel [tex]E[/tex], alors
[tex](e_1,...,e_n,i\times e_1,...,i\times e_n)[/tex] est une base du [tex]\mathbb{R}[/tex]-espace vectoriel [tex]E[/tex].

Ce résultat est un cas particulier d'un théorème plus général: Si on prend [tex]K\subset L[/tex] des corps commutatifs avec tout de dimension finie comme il faut... on a:
[tex]\dim_KE=\dim_KL\times\dim_LE[/tex]

Mais là gaffe à la confusion parce qu'il est dit que [tex]E[/tex] est un [tex]\mathbb{R}[/tex]-espace vectoriel...
Ça doit être une histoire de confusion entre [tex]E[/tex] et son complexifié, comme le dit si bien Yassine.

#4 Re : Entraide (collège-lycée) » Vecteur:Centre de gravité » 05-01-2018 17:34:09

BONSOIR,
Je m'ennuie cet après-midi c'est tout.
Profitez-en malgré mon côté rustre, je m'ennuierai pas toute ma vie.
YoshiKeur

#5 Re : Enigmes, casse-têtes, curiosités et autres bizarreries » Doublement classique ? » 05-01-2018 17:25:35

Comment définit-on la convergence d'une suite [tex]u_{n,m}[/tex] ?

Cette convergence est définie dans le cadre des familles sommables, c'est une histoire de borne supérieure: les "sommes partielles" doivent être bornées, et la somme est alors définie comme la borne supérieure des sommes partielles. Voir la page Wikipédia.

Je connais cet exercice, il faut trouver une condition sur [tex]a[/tex] pour que [tex](\frac{1}{n^{2a}+m^{2a}})_{n,m\geqslant1}[/tex] soit sommable. C'est mieux si on a une idée du critère ([tex]a\gtrless1[/tex] je crois). Il peut être utile d'étudier d'abord le cas a=1.

Ça se résout par comparaison avec des familles notablement sommables ou non sommables, en utilisant entre autres des inégalités de convexité du type [tex](nm)^{2a}\leqslant\frac{n^{2a}+m^{2a}}{2}[/tex] ce qui permet de se ramener à des produits de Cauchy de série Riemanniennes genre:
[tex]\sum\limits_{n,m}\frac{1}{(nm)^{2a}}=\sum\limits_n\frac{1}{n^{2a}}\sum\limits_m\frac{1}{m^{2a}}[/tex]

Étonnant, non ?

#6 Re : Entraide (supérieur) » Besoin d'aide » 05-01-2018 16:47:03

Mets un titre un peu plus vendeur du genre "Réussir dans une prépa modeste" sinon tu vas te faire taper dessus par les modos.

Premièrement, je te déconseille fortement d'utiliser l'expression "mpsi dans une prépa modeste". C'est ce qu'on appelle un oxymore. Un gars dans une prépa mpsi est assuré de décrocher une école d'ingénieur à condition de s'inscrire à suffisamment de concours donc assuré d'avoir un job d'ingénieur, ce qui n'est en aucun cas modeste. Tes professeurs sont enseignants en classe préparatoire donc ne sont en aucun cas modestes. Tu fais des maths de MPSI comme toutes les MPSI de France, ces maths ne sont en aucun cas modestes.
Les seuls moments où il y a de la modestie dans cette filière sont les situations de mise en difficulté: avoir des notes non satisfaisantes, un mode de vie non satisfaisant, et bloquer sur des exercices. Profite de ces moments privilégiés de modestie car il y en aura sans doute peu dans ta carrière professionnelle, où on te ressassera sans doute à t'en faire saigner les oreilles que tu fais partie de l'élite de la France.

Après ce paragraphe très le philosophique que j'en ai les larmes aux yeux, montons l'escalier du travail.

  1. La première marche est le cours. Chaque notion doit être maîtrisée à fond. Chaque démonstration doit pouvoir être refaite entièrement, avec une rédaction correcte.

  2. La deuxième marche est les exercices classiques. Ce sont des exercices inclus dans le cours ou faits en classe. Tu peux si tu as un doute demander à ton prof quels exercices sont classiques. Ils doivent être compris et pouvoir être refaits entièrement, avec une rédaction correcte.

  3. La troisième marche est les devoirs sur table et devoirs maison. Donne le maximum et tente différentes stratégies à chaque fois. Une fois le devoir corrigé refais ce qui a foiré.

  4. La quatrième marche est chercher des exercices. D'abord ceux donnés par ton prof et les colleurs puis si vraiment tu es en manque demandes-en d'autres. En cas de blocage tu peux avoir de l'aide d'un colleur, de ton professeur, de tes kamarad.

  5. La cinquième marche est la préparation aux oraux. Il faut que tu deviennes un orateur efficace et séduisant. Pour cela, tu peux par exemple regarder des rapports de jury d'oraux pour voir ce qu'ils aiment, passer un maximum d'oraux et de colles pour être à l'aise en situation d'oral et demander aux colleurs comment améliorer ta prestance, ou même prendre des petits cours de théâtre ou de rhétorique.

Personnellement je suis beaucoup passé par la deuxième marche.
Pendant que tu montes l'escalier tu amasses des techniques, idées et réflexes mathématiques. C'est cet arsenal mathématique qui te permettra de débloquer des situations car alors, face à un énoncé, les idées jaillissent et tout se met en mouvement. Quand ton arsenal sera bien garni tu auras des idées à chaque fois, mais évidemment la difficulté sera de trouver la plus pertinente.

Si c'est pas clair, je vais te prouver que tu arrives à commencer des exercices:
On considère [tex]f: x\mapsto x^3+x+1[/tex].
Montrer que [tex]f[/tex] s'annule une seule fois sur [tex]\mathbb{R}[/tex].

Tu y arrives ? C'est facile ? Pourtant cet exercice n'a rien d'évident. Pourquoi tu as réussi ? Parce que ça t'a fait penser à des trucs que tu as déjà fait. Bah là est la clé du déblocage. Étonnant, non ?

#7 Re : Entraide (supérieur) » determiner la puissance d'une matrice » 05-01-2018 16:18:25

Pour la première question je trouve que le produit fait [tex]-2A[/tex]. Donc tu peux sans problème passer de [tex](BC)^n[/tex] à [tex]A^n[/tex].

Petit point culturel: A est une matrice symétrique réelle (les coefficients sont réels et symétriques par rapport à la diagonale). Un théorème dit qu'elle est diagonalisable c'est-à-dire qu'elle s'écrit [tex]PDP^{-1}[/tex] avec [tex]P[/tex] une matrice inversible et [tex]D[/tex] une matrice diagonale. On montre alors par récurrence que [tex]A^n=PD^nP^{-1}[/tex], et [tex]D^n[/tex] se calcule très facilement: il suffit de mettre les coefficients diagonaux à la puissance [tex]n[/tex]. Moralité: on peut calculer les puissances de toute matrice diagonalisable, donc de toutes les matrices symétriques. Les concepteurs de cet exercice ne se sont pas foulés: ils ont pris une matrice symétrique au pif pour te faire calculer ses puissances car on sait que c'est alors possible.

Autre point culturel: le calcul de la question 1 permet de trouver un polynôme annulateur: en effet le calcul permet d'affirmer que
[tex](A+I_3)(A-2I_3)=0_3[/tex], donc que le polynôme [tex](X+1)(X-2)[/tex] annule [tex]A[/tex]. Non seulement trouver ce polynôme annulateur (qui existe pour toute matrice) permet de calculer facilement [tex]A^{-1}[/tex], mais en plus le fait que le polynôme annulateur soit de cette forme là permet de conclure que la matrice et diagonalisable, et que les coefficients diagonaux de la matrice diagonale associée sont [tex]-1[/tex] et [tex]2[/tex] ! Étonnant, non ?


Tu t'en fous ? C'est pas grave j'avais envie de raconter ma vie.

#8 Re : Entraide (supérieur) » determiner la puissance d'une matrice » 05-01-2018 15:52:07

Le cours est une base sans quoi les exercices sont infaisables. Si tu bloques il y a rien de surprenant, on apprend autant en faisant des exercices que du cours. Que celui qui n'a jamais bloqué te lance la première pierre. En faisant des exercices tu amasses des idées et techniques que tu peux utiliser dans d'autres exercices pour te débloquer. C'est comme jongler, danser, chanter... C'est de la pratique.

Après ce paragraphe très le philosophique, regardons ton exo. Dans des problèmes comme ça c'est bien de regarder les questions d'avant en ce demandant à quoi ça peut servir. En question 1 on te fait calculer un truc qui ressemble fichtrement à [tex]BC[/tex].
Et vu que tu connais [tex]B^n, C^n[/tex] bah tu as [tex](BC)^n[/tex] qui te ramène au calcul de la question 1.

#9 Re : Entraide (supérieur) » Devellopement limité » 05-01-2018 15:35:41

Black Jack a écrit :

Salut,
On peut par exemple facilement montrer que :
sh(x).ch(2x) - ch(x) = (1/4) * (e^(3x) - e^(-3x) - e^(-x) - 3.e^x)

Si on a perdu la mémoire on peut perdre du temps à faire ça mais quand on pratique le développement limité à haute dose comme Lahmidi c'est bien de connaître les développements de sh et ch:
Pour [tex]n\in\mathbb{N}[/tex]:
[tex]sh x\underset{x\rightarrow0}=\sum\limits_{k=0}^n\frac{x^{2k+1}}{(2k+1)!}+o(x^{2n+2})[/tex]
[tex]ch x\underset{x\rightarrow0}=\sum\limits_{k=0}^n\frac{x^{2k}}{(2k)!}+o(x^{2k+1})[/tex]

#10 Re : Entraide (supérieur) » Devellopement limite » 05-01-2018 15:26:20

A priori c'est en 0.
Cette fonction est exotique donc il faut te ramener aux fonctions usuelles étape par étape. Et ça tombe bien parce que il y a plein de fonction usuelles: [tex]\cos,\ln,x^2[/tex].
Tu peux pas développer le logarithme direct parce que son argument est pas de la bonne forme. Par contre tu peux développer le [tex]\cos[/tex] puis une fois que c'est fait le [tex]\ln[/tex]. Et c'est bon.

#11 Re : Entraide (supérieur) » matrice et application linéare » 05-01-2018 15:20:20

Je reformule la question parce que à lire comme ça c'est immonde:
Soit [tex]V=\mathbb{R}[X]=\lbrace aX^3+bX^2+cX+d\vert a,b,c,d\in\mathbb{R}\rbrace[/tex].
Soit [tex]A:\substack{V\longrightarrow V\\P\mapsto 5P^\prime - 2P}[/tex].
Montrer que A est linéaire et donnez la matrice de A dans la base [tex]E=(1,X,X^2,X^3)[/tex].

Pour répondre à la question, on regarde la question: montrer que A est linéaire. C'est quoi linéaire ? On regarde la définition: c'est une application qui vérifie les propriétés de linéarité.
Bon. A est une application ça va. Il faut vérifier les propriétés de linéarité:
(i) Pour [tex]P,Q\in V, A(P+Q)=A(P)+A(Q)[/tex]
(ii) Pour [tex]P\in V[/tex] et [tex]\lambda\in\mathbb{R}, A(\lambda P)=\lambda A(P)[/tex]

Autre méthode, plus élaborée: on sait que la dérivation [tex]D: \substack{V\longrightarrow V\\P\mapsto P^\prime}[/tex] est linéaire donc comme l'ensemble des applications linéaires de V dans V [tex]\mathcal{L}(V)[/tex] est un [tex]\mathbb{R}[/tex]-espace vectoriel, alors
[tex] V=5D-2id_V\in\mathcal{L}(E)[/tex] est bien linéaire.

Continuons de regarder la question afin de répondre à la question: donnez la matrice de A dans la base E. Déjà il faut se rappeler de la définition de la matrice d'un endomorphisme dans une base.
Une fois qu'on se rappelle, la méthode classique de calcul est de calculer l'image de la base E par A donc calculer:
[tex]A(1),A(X),A(X^2),A(X^3)[/tex]
puis les décomposer dans la base E, ce qui donne les coefficients de la matrice, colonne par colonne.
Exemple: [tex]A(X)=5(X)^\prime-2X=5-2X[/tex] donc la deuxième colonne est [tex]\begin{pmatrix}5\\-2\\0\\0\end{pmatrix}[/tex].
À toi de trouver les autres colonnes parce que je vais pas tout te spoiler non plus.

#12 Re : Entraide (supérieur) » Séries mathématiques » 05-01-2018 14:56:54

Achtung,
Une série de terme général tendant vers 0 n'est pas nécessairement convergente.
Exemple: [tex]\sum\frac{1}{n}[/tex] diverge (verge !). Donc l'argument ça tend vers 0 donc ça converge n'est pas valide. De plus, tu pouvais savoir que ton terme tend vers 0 en constatant que [tex]\sin[/tex] est bornée.

Quand on a une série de terme général exotique comme la tienne, il faut penser en premier à chercher un équivalent pour te ramener aux séries usuelles. Ici, ça marche bien. Si la série de ton équivalent converge absolument, alors ta série converge.

Sinon même remarque que Vladimirrr, attention à la rédaction: les développements limités et les équivalents ne sont pas des égalités.

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