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Résumé de la discussion (messages les plus récents en premier)
- nerosson
- 06-06-2011 16:32:42
Salut à tous,
Rien ne résiste à Gielev.
voici le décryptement:

- nerosson
- 04-06-2011 12:06:22
Salut, gielev et les autres,
Pour les anecdotes de Irwin W Scarbec, de Emma Woikin et de Nimitz, j'ai pioché dans "La Guerre des codes secrets" de David Kahn, mais j'adapte le libellé à mes besoins.
- gielev
- 03-06-2011 19:00:58
re !
Oui en effet j'avais pensé à la voyelle et à un truc de ce genre j'avais le bon début mais la mauvaise fin de cet adjectif...
J'avais pas de quoi en faire un flan !
A propos Nerosson où trouves-tu toutes ces anecdotes (Scarbeck, Woikin et peut-être d'autres...)
Woikin j'ai trouvé des trucs sur wikipédia et ailleurs mais pour Scarbeck rien...
T'as une source dans le Renseignement ? :))))))
- nerosson
- 03-06-2011 16:27:25
Salut, Gielev et les autres,
C'est vrai que là, c'est le cap le plus difficile à passer. Cependant la partie décryptée montre que ce C crypto doit correspondre à une voyelle dans la clé, et que d'autre part on a là , semble-t-il un adjectif qui qualifie les alphabets du Vigenère...
- gielev
- 03-06-2011 15:38:11
salut Nerosson !
tu nous en dis beaucoup là !
Malgré tout j'accroche pour l'instant sur le dernier C.
Je dois être c... donc chef d'................ :)
- nerosson
- 03-06-2011 14:30:09
Bonjour à tous,
C'est un fait bien connu que le chiffrement en Vigenère, qui fut pendant plusieurs siècles, considéré comme un procédé de haute sécurité, a en fait un point faible qui le rend souvent décryptable : la répétition de la clé, dont la longueur peut souvent être trahie par des répétitions.
Pour remédier à cet inconvénient, on a imaginé plusieurs solutions,par exemple une convention permettant de faire varier la longueur de cette clé. Mais une solution qui paraît préférable est d' utiliser une clé de même longueur que le message. Prendre une clé dans un livre apparaît comme une solution particulièrement commode. Pour pallier le risque de réemployer le même passage pour le chiffrement d'un autre message, il est toujours possible d' imaginer un moyen de mémoriser les fragments de texte utilisés.
Deux correspondants, utilisant au chiffrement deux livres différents (pour éviter l'emploi simultané, par l'un et par l'autre, d'une même portion de clé) disposent ainsi d' un procédé d'une réelle sécurité, que l'on pourrait appeler « la clé claire une fois ».
Ce procédé a ce pendant, si j'ose dire, son « talon d' Achille » : le mot probable.
Un procédé de chiffrement comporte trois éléments : le clair, la clé et le cryptogramme. Dès lors que l'on dispose de deux d' entre eux, on peut en déduire le troisième.
Le décrypteur dispose du crypto. Si le mot probable n'est pas à la bonne place par rapport au crypto, il obtiendra un fragment de clé incohérent. Or la clé est un texte clair. En faisant des essais successifs, en décalant son mot probable d' une lettre à chaque essai (travail particulièrement long et fastidieux), il saura qu'il a trouvé l'emplacement exact lorsqu'il obtiendra un fragment de clé clair.
L'exemple qui suit a été réalisé en variante allemande (la plus rationnelle), explicitée ci-après, tant pour les utilisateus du carré de Vigenère que pour ceux qui préfèrent le cadran chiffrant.

Portion de cryptogramme : A O A L M Y N E A V K J L P
Mot probable : v i g e n e r e
Portion de clé : G U E R R E M O
On possède maintenant un fragment de texte clair (Vigenere) et un fragment de clé claire (guerre mo). Le décryptement se poursuit alors en faisant des hypothèses, soit sur le texte clair, soit sur le texte clé (ici : guerre mondiale). Reconnaissons que ceci ne s' effectue pas toujours sans difficultés, entre autres lorsque la fin d'un mot clair coïncide avec la fin d' un mot clé : il arrive qu'on soit obligé de faire de multiple hypothèses avant de trouver la bonne.
Voici un exemple de cette méthode :
Mot probable : Emma Woikin
Cryptogramme :
Décryptement

Les fragments soulignés représentent les hypothèses faites pour prolonger le décryptement.
Je soumets maintenant à la sagacité des amateurs (s'il y en a), un autre cryptogramme réalisé avec le même procédé. Toutefois, afin de ne pas les écoeurer, je précise que le mot probable (Nimitz) se trouve (comme dans l'exemple ci-dessus) en tête du texte clair.
JJPFY ACSAQ RWAAB RPIGN E







